Hiver 2018-2019 — Le point sur les fonds et portefeuilles

February 13, 2019

Belgacom: L’année 2018 s’est déroulée en deux temps. C’est la pire qu’aient connu les marchés boursiers américains dans les dix dernières années. Pendant les huit premiers mois, les indices ont grimpé et pendant les quatre autres, ils ont plongé. L’économie mondiale est en bonne santé, plutôt vigoureuse même, et le niveau d’emploi est élevé. Les revenus sont en hausse, la consommation est forte et les taux d’intérêt sont bas. Les bénéfices des entreprises sont relativement solides. Nous pensons que la faible croissance actuelle se maintiendra, ce qui soutiendra les cours boursiers. Par ailleurs, nos fonds sont bien positionnés pour affronter la tempête si elle devait se poursuivre en 2019. Quel est le bilan des marchés en 2018? Sur l’ensemble de l’année, l’indice TSX, qui reflète l’état des marchés boursiers canadiens, a perdu presque 9 % de sa valeur. Les marchés américains ont reculé d’un peu plus de 4 % et les marchés internationaux se sont quant à eux dépréciés d’environ 10 %. Seule bonne nouvelle : les cours obligataires ont augmenté d’environ 1,4 %. La situation n’est donc pas rose. Toutefois, les obligations ont atténué les pertes boursières, ce qui confirme le bien-fondé d’une saine diversification du portefeuille. Prenons l’exemple de la famille de fonds MD. Souvenez-vous que j’ai mentionné que l’année s’est déroulée en deux temps. Sur le plan du rendement, le succès des fonds pendant les périodes de baisse ressort nettement. Nous nous efforçons d’atteindre les résultats ciblés sur des périodes mobiles de trois ans et la bonne nouvelle, dans le contexte actuel de volatilité, est qu’à la fin de décembre, le rendement sur trois ans de 96 % de nos fonds se classait dans la moitié supérieure dans l’ensemble de l’industrie et 57 % d’entre eux se situaient même dans le premier quartile. Les titres à revenu fixe ont joué le rôle prévu de préservation du capital. Nous n’avons pas essuyé de pertes de ce côté, ce qui est véritablement ce à quoi on s’attend du volet de titres à revenu fixe d’un portefeuille : jouer un rôle défensif lorsque la volatilité gagne les marchés boursiers. En ce qui concerne les actions canadiennes, nos stratégies les plus défensives et celles axées sur les actions à dividendes ont donné les meilleurs résultats, comme nous nous y attendions. En fait, nos portefeuilles d’actions canadiennes ont offert un rendement supérieur au marché de 3,5 % sur l’ensemble de l’année et supérieur à celui de la plupart de nos pairs. Sur les marchés boursiers américains, la correction a entraîné une importante révision à la baisse des ratios, tandis que celle des bénéfices a été très légère. Il s’ensuit que la stratégie axée sur la valeur a offert un rendement réellement solide au quatrième trimestre. Sans surprise, notre Fonds américain de valeur MD a offert la protection requise en se dépréciant moins que l’ensemble du marché, et la stratégie de croissance axée sur la qualité utilisée dans le Fonds américain de croissance MD a offert un rendement somme toute intéressant. En fait, ce fonds est celui qui a offert le meilleur rendement l’an dernier, soit 10,7 % avant déduction des frais, ce qui est nettement supérieur à l’ensemble du marché. Finalement, nos portefeuilles d’actions internationales ont offert une bonne protection contre la baisse au quatrième trimestre, d’où un rendement supérieur sur l’ensemble de l’année. Dans l’ensemble, je suis très satisfait des résultats si l’on considère le contexte de volatilité. Les fonds MD continuent de se classer de manière extrêmement avantageuse par rapport à ceux des autres sociétés de placement et, ce qui est encore plus important, nos stratégies ont généralement fonctionné exactement comme nous nous y attendions

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