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Transcription - Perspectives économiques et analyse du marché du T1 de 2018

Transcription

Perspectives économiques et analyse du marché du T1 de 2018

Résumé

Craig : Le premier trimestre de 2018 a vu le retour en force de la volatilité sur les marchés des actions, le VIX gagnant neuf points et l’indice composé TSX reculant d’environ 4,5 %. Heureusement, les portefeuilles d’actions MD ont réagi comme prévu et, pour la plupart, ont extrêmement bien résisté puisqu’ils ne se sont pas dépréciés autant que l’ensemble du marché. Nous croyons que la phase haussière en cours n’est pas terminée, mais qu’il faut s’attendre à plus de volatilité dans les semaines et les mois à venir. Le marché boursier canadien a perdu environ 4,5 % durant le trimestre, tandis que le marché américain, lui, ne ralentissait que de 0,76 %. Sur les marchés internationaux, les rendements affichent un recul d’environ 4 %. Tout n’est pas noir cependant : grâce à la vigueur du huard durant le trimestre, les investisseurs canadiens ont obtenu des rendements généralement positifs sur les marchés étrangers des actions. Le marché obligataire canadien, lui, a fait du surplace : il n’a progressé que de 0,1 %. Malgré les rendements trimestriels positifs enregistrés par les investisseurs canadiens, grâce aux actions étrangères, il y a quand même eu des pertes. En fait, le très solide mois de janvier a été suivi par deux mois de volatilité extrême. D’ailleurs, de nombreux marchés boursiers sont en baisse depuis le sommet atteint autour du 26 janvier. Les causes de cette pointe de volatilité au premier trimestre sont multiples. Cela dit, en décembre, les États-Unis ont annoncé de fortes réductions d’impôt, ce qui a eu des répercussions sur les bénéfices attendus de bon nombre de sociétés américaines. En conséquence, l’inflation a commencé à susciter des craintes sur le marché, et les taux d’intérêt ont grimpé. De plus, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 25 points de base et a annoncé deux nouvelles hausses de taux cette année pour assagir une économie qui s’est emportée. Il n’a pas été surprenant de voir la Chine répliquer à la proposition du président Trump d’imposer des droits de douane, ce qui a fait craindre la possibilité d’une guerre commerciale mondiale, craintes qui, à l’heure actuelle, semblent se dissiper. L’intensification de la volatilité au premier trimestre s’explique de plusieurs façons. En revanche, la réforme fiscale annoncée en décembre aux États-Unis a été très positive pour les sociétés américaines : elles sont nombreuses à s’attendre à une hausse de leur bénéfice par action cette année. Évidemment, on s’attendait davantage à voir l’inflation s’accélérer à un rythme plus rapide que prévu sur les marchés, ce qui a poussé les taux d’intérêt à la hausse. Qui plus est, Facebook, la coqueluche du secteur technologique, s’est retrouvée mêlée à un scandale de fuite de données lié à Cambridge Analytica. La société chinoise Tencent a pour sa part déclaré un solide bénéfice, mais ses revenus inférieurs aux prévisions font craindre une future baisse de ses marges bénéficiaires. Par exemple, la majorité de nos fonds et fonds collectifs canadiens ont surclassé le marché durant le trimestre, le Fonds croissance de dividendes MD et le Fonds collectif de dividendes GPPMD assurant une très grande protection. Au premier trimestre, la croissance aux États-Unis est demeurée forte, ce qui est quelque peu surprenant compte tenu du comportement des marchés. Au cours de la dernière année, le Fonds américain de croissance MD a surclassé son indice de référence et les FNB à gestion passive. Les rendements sur un an de tous nos fonds internationaux demeurent excellents : les fonds internationaux et mondiaux se sont comparés favorablement à leurs indices de référence. Du côté des fonds de titres à revenu fixe, nous avons privilégié des taux modérément plus élevés dans nos fonds, le rendement des obligations à court terme devant progresser plus rapidement que celui des obligations à long terme. De plus, pour renforcer la protection du capital de nos fonds de titres à revenu fixe, nous avons rehaussé la qualité de crédit de notre actif, accru notre exposition aux secteurs défensifs et raccourci la durée de nos placements. Dans un tel contexte, on ne pouvait s’attendre qu’à un trimestre d’extrêmes, soit d’excellents résultats d’un côté et de très mauvais de l’autre, malheureusement. Certaines sociétés ont enregistré des résultats phénoménaux, tandis que d’autres, disons-le franchement, ont été décevantes.

Quelle est notre position actuelle?

Craig : Dans ma récente revue de 2017, je suggérais qu’on se prépare à un surcroît de volatilité, conséquence de la fin d’une politique monétaire trop accommodante. Malgré l’intensification des tensions politiques, les indicateurs économiques faisaient davantage état de la fin d’un cycle économique que du début. Notre plan consiste entre autres à intégrer aux fonds des mécanismes de protection contre la baisse. Il s’ensuit que nos portefeuilles s’apprécieront un peu moins pendant les phases haussières, mais qu’ils seront mieux protégés contre les replis. Nos observations dans les baisses des derniers mois confirment que notre stratégie donne les résultats attendus. Nos fonds affichent généralement des niveaux de risque, un bêta et une volatilité inférieurs à ceux du marché. En plus, nous avons adopté des stratégies qui performent bien durant les baisses des marchés. Je suis donc convaincu que nous saurons obtenir de bons rendements sur l’ensemble du cycle du marché et ajouter de la valeur même durant une baisse prolongée des marchés.

L’inflation et l’attente d’un marché baissier

Craig : Nous ne croyons pas que la correction récente des marchés boursiers soit un signe précurseur d’un marché baissier imminent. D’ailleurs, nos indicateurs pointent vers une croissance continue jumelée à une faible probabilité de récession aux États-Unis au cours des douze prochains mois. La correction survient au bout de quinze mois de rendements positifs pour l’indice S&P 500, notamment l’un des meilleurs mois de janvier jamais enregistrés. En fait, de tels reculs ne sont pas rares : les derniers importants reculs, provoqués par des craintes entourant la croissance de la Chine, ne remontent qu’aux mois d’août 2015 et de janvier 2016. Enfin, les bénéfices continuent à progresser à l’échelle mondiale et la confiance à leur égard est particulièrement forte, ce qui est attribuable aux récentes baisses d’impôt aux États-Unis.

Conclusion

Craig : Je travaille dans le secteur des services financiers depuis 30 ans et j’ai connu quatre replis importants du marché : le krach de 1987, la crise en Asie, l’éclatement de la bulle techno et la grande crise financière. Je suis entré au service de MD en 1999, et nous avons survécu aux deux pires moments sur les marchés depuis la grande dépression. J’ai confiance en notre stratégie, et nous sommes déterminés à respecter notre plan et nos processus parce qu’ils fonctionnent. Les clients qui ont suivi nos conseils et qui n’ont pas dévié du plan sont plus riches qu’ils ne l’étaient avant la correction des marchés. Nous continuerons de surveiller activement la situation sur les marchés et d’apporter les ajustements nécessaires pour profiter des possibilités qui se présenteront. Soyez donc assurés que vous serez mieux servis si vous vous en tenez à votre répartition stratégique de l’actif et maintenez vos capitaux dans votre portefeuille.