Remplacer les obligations par des actions à dividendes : une stratégie à oublier

September 19, 2019 Gestion financière MD

Vu la persistance des taux d’intérêt faméliques, rien d’étonnant si les investisseurs en quête de revenus cherchent d’autres moyens d’arriver à leurs fins. Plusieurs commencent à s’aventurer hors de leur zone de confort pour trouver des placements qui leur procureront des rendements supérieurs au rendement obligataire moyen. Bon nombre d’entre eux, toutefois, ne comprennent peut‑être pas les risques auxquels ils pourraient ainsi s’exposer.

Dans la composition d’un portefeuille, il n’y a malheureusement pas beaucoup d’options pour remplacer les titres à revenu fixe. Cette absence de solution est d’ailleurs un dogme dans le monde des placements.

Ne pas céder à la promesse de meilleurs rendements

Dans le contexte actuel, l’idée de troquer vos obligations pour des actions à dividendes générant des rentrées de fonds plus importantes peut être tentante. À première vue, obligations et actions à dividendes peuvent paraître interchangeables puisque les unes comme les autres génèrent des revenus. Mais le sont-elles vraiment?

Chez MD, nous sommes fiers de nos deux solutions productrices de dividendes : le Fonds croissance de dividendes MD et le Fonds collectif de dividendes GPPMD. Les deux se composent de titres de sociétés de qualité supérieure dotées d’un modèle d’affaires solide et donc capables de distribuer des flux de trésorerie disponibles de façon constante. Nos deux fonds distribuent de généreux dividendes, et les investisseurs bénéficient en plus du traitement fiscal avantageux réservé aux dividendes.

Les instruments générateurs de dividendes comme ces deux fonds appartiennent toutefois à la catégorie des actions et ne devraient pas prendre la place des obligations, des certificats de placement garanti ou des liquidités. Les risques sous-jacents aux actions à dividendes sont en effet bien supérieurs à ceux des titres à revenu fixe.

Actions et obligations : un niveau de risque complètement différent

Lorsque vous achetez des obligations, vous avez une certitude raisonnable que vous pourrez récupérer votre argent à l’échéance prévue. Une somme de 100 $ placée aujourd’hui vaudra encore 100 $ dans trois à cinq ans (voire plus tard) lorsque l’obligation arrivera à échéance. On ne peut en dire autant des actions.

La valeur des actions des entreprises même les plus stables fluctue. Depuis quelques années, les marchés ne cessent de s’apprécier, et bien des gens tendent à oublier qu’il y aura encore immanquablement des récessions, des corrections et des krachs occasionnels. Les obligations offrent une certaine protection dans ces situations.

Si vous avez le choix entre une obligation offrant un taux de rendement de 1,6 % ou une action donnant droit à un dividende de 3 %, vous serez peut-être tenté par le dividende plus élevé (qui bénéficie en plus d’un traitement fiscal plus avantageux). Ne perdez cependant pas de vue que votre placement dans cette action peut perdre la moitié de sa valeur, sinon plus encore.

La solution? Une diversification judicieuse

Si la volatilité s’intensifie sur les marchés ou si une récession frappe, ou encore, si les titres sensibles aux taux d’intérêt sont soumis à des pressions, la valeur des fonds de dividendes diminuera probablement. En général, nous prévoyons que les rendements des dix prochaines années seront inférieurs à ceux des dix dernières.

Vous courrez normalement moins de risque de subir des pertes dévastatrices si votre portefeuille comprend une certaine proportion de titres à revenu fixe. En revanche, s’il est constitué exclusivement d’actions, il est probable qu’une correction des marchés le fera plonger.

En optant pour des actions à dividendes plutôt que pour des titres à revenu fixe, vous profiterez de revenus probablement supérieurs de quelques points de pourcentage, mais si les marchés plongent, vous risquez alors de voir fondre la valeur sous-jacente de ces actions. Bien que les portefeuilles récupèrent habituellement les pertes imputables à ces fluctuations avec le temps, bien des investisseurs en quête de revenus ne sont pas prêts à attendre.

La vocation particulière des actions à dividendes

Quel est donc le rôle des actions à dividendes dans un portefeuille type? En général, elles constituent un complément intéressant dans le volet d’actions du portefeuille des investisseurs un peu plus prudents. Elles conviennent surtout à ceux qui ont besoin de rentrées d’argent régulières ou qui souhaitent plus de stabilité que celle qu’offre un panier traditionnel d’actions. Les entreprises qui versent des dividendes sont habituellement arrivées à maturité (leur modèle d’affaires éprouvé leur permet de payer régulièrement des dividendes), mais elles n’ont généralement pas ce qu’il faut pour prendre rapidement de la valeur.

Les actions à dividendes peuvent se substituer judicieusement à des actions d’autres catégories. Elles possèdent des caractéristiques plus défensives, mais elles ne remplacent pas les obligations. Si on se fie uniquement au rendement, elles semblent plutôt prometteuses dans le contexte actuel, mais elles perdent de leur attrait quand on tient compte du risque sous-jacent. À l’inverse, si le rendement des obligations n’est pas toujours très alléchant, celles-ci procurent un filet de sécurité pendant les périodes de volatilité ou de baisse des marchés.

Si vous êtes en quête de rendement, nous vous recommandons de vous adresser à votre conseiller MD pour bien comprendre les risques liés aux différentes options et déterminer votre appétit pour le risque. Votre conseiller peut vous aider à évaluer si vous avez la capacité et la volonté de prendre des risques additionnels et s’assurer que la structure de votre portefeuille convient à votre situation.

Votre conseiller MD* connaît peut-être aussi d’autres outils et produits susceptibles d’accroître votre rendement sans exposer votre portefeuille à des risques excessifs. Nous vous recommandons de bien vous informer sur toutes vos options afin d’adopter une approche réfléchie tenant compte de tous les faits.

 

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

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