Pour une sortie au cinéma réussie : du maïs soufflé et des actions!

April 19, 2019 Richard Schmidt

           

Ce n’est pas un gâche-surprise! Le nouveau film Avengers: Endgame a pris l’affiche sur les grands écrans le 26 avril et je m’en réjouis déjà! Il y a plusieurs semaines que j’ai acheté mes billets, et je ne suis pas le seul. Le film Endgame vient d’enregistrer le record de prévente de billets dans le monde entier. Apparemment, des billets se sont vendus pour des milliers de dollars sur eBay. Le long métrage devrait générer des milliards en revenus.

Un engouement réel

Mais pourquoi une telle frénésie? Personnellement, je l’attribue au fait que ce film est le plus important de la plus longue saga cinématographique de l’histoire. Habituellement, la première heure d’un film sert à présenter les personnages aux spectateurs. Dans le cas qui nous intéresse, tous les personnages sont déjà connus, comme d’ailleurs les prémisses de l’intrigue. Ne reste plus qu’à assister au dénouement.

Le film est l’aboutissement de plus de 11 années d’histoires enchevêtrées provenant de 11 franchises différentes (Homme de fer, Thor, Hulk et Capitaine America, pour n’en nommer que quelques-uns, s’y retrouvent pour mettre un point final à la saga Marvel). Les amateurs du monde entier sont si excités que, dans un gazouillis, les réalisateurs ont demandé aux cinéphiles de s’abstenir de révéler la fin du film pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne n’auraient pas encore vu.

Un riche palmarès

Même sans tenir compte de ce film, l’action de The Walt Disney Corporation, propriétaire des droits de la série Avengers, est à surveiller. En effet, l’entreprise a récemment annoncé la date de sortie du dernier film de la série Star Wars (soit le 20 décembre pour les intéressés), intitulé Le Réveil de la Force. De plus, cinéphiles et analystes du marché ont récemment été ravis d’apprendre que Disney offrirait la totalité de son catalogue de plus de 400 films à succès (notamment ceux des séries Star Wars et Marvel et des bannières Pixar et National Geographic) sur Disney Plus, sa nouvelle plateforme de diffusion en continu. Les 7 500 épisodes de séries de télévision seront aussi offerts sur cette plateforme (notamment les 30 saisons de la série Les Simpson), de même que des aguiches de nouveau contenu.

Après cette annonce, l’action de Disney a bondi de 9 %, tandis que celle de Netflix, le roi incontesté du marché de la diffusion en continu, a reculé de plus de 4 %.

Janus Henderson Investors, un de nos sous-conseillers partenaires, souligne que l’annonce de la création de Disney Plus, qui s’ajoutera à la plateforme ESPN+ de Disney et à sa participation de 60 % dans Hulu, une autre plateforme de diffusion en continu, est un signe indéniable de l’engagement « total » de Disney dans la vente directe au consommateur. Selon Janus Henderson, Disney convoite le marché de la diffusion en continu en raison de son potentiel considérable. En 2015, 700 millions de foyers dans le monde bénéficiaient d’un accès Internet sur large bande. D’ici 2020, ce nombre atteindra 1,1 milliard. Par ailleurs, en 2015, le nombre d’abonnements à un service de diffusion en continu atteignait 190 millions. En 2020, selon Janus, ce nombre pourrait atteindre 810 millions.

« Globalement, ces chiffres dénotent un changement majeur dans le mode de consommation de contenu, ce qui ouvre aux producteurs une porte immense pour rejoindre directement les auditoires ciblés. Cette métamorphose du marché illustre à quel point les nouvelles technologies bousculent les modèles d’affaires traditionnels et ouvrent de nouveaux débouchés aux créateurs de contenu et aux distributeurs, anciens ou nouveaux. »

La salle de cinéma ne perd pas pour autant son attrait

Au box-office, Disney n’est pas non plus la dernière venue. Selon la société d’analytique des médias ComScore, les films de Disney ont généré 27 % des ventes totales en 2018. En deuxième place, Universal Pictures n’a obtenu que 17 % des ventes.

Cette année, outre Avengers : phase finale et Star Wars, le quatrième opus de la série Histoire de jouets, dont la sortie est prévue le 21 juin prochain, sera une autre date à marquer d’une croix blanche pour Disney. En outre, certains de ses titres les plus réputés, comme Aladin et Le Roi Lion, connaîtront une deuxième vie cette année, avec des lancements prévus le 24 mai et le 19 juillet, respectivement.

Toute cette action nous incite à parler de Cineplex Inc., une autre société dans laquelle nous détenons une participation. Malgré quelques trimestres difficiles récemment, l’action de Cineplex revêt un intérêt certain pour les investisseurs canadiens, plus particulièrement pour ceux à la recherche de titres de valeur ou d’actions à dividendes appartenant à l’indice composé S&P/TSX.

Tout d’abord, Cineplex verse de très généreux dividendes, à un taux actuel extrêmement attrayant de plus de 7 % qui semble tout à fait viable. Le grand défi pour Cineplex consiste donc, d’une part, de maintenir la fréquentation de ses salles et, d’autre part, de maintenir l’intérêt des investisseurs, même les trimestres où aucune sortie de mégaproductions n’est susceptible de faire courir les foules.

Voilà qui explique peut-être la diversification des activités organisées dans les salles de cinéma : événements d’entreprises, concerts, compétitions de jeux électroniques, voire rassemblements de fidèles le dimanche pour entendre des prêcheurs sur grand écran. Pour les cinéphiles épris de confort, Cineplex offre même un service « VIP », où des serveurs apportent boissons et aliments jusqu’au siège des spectateurs. Le chiffre d’affaires de Cineplex continue d’être généré surtout par les films, mais il convient de souligner que l’entreprise se tourne vers d’autres activités afin de gonfler ses bénéfices et créer de la valeur pour ses actionnaires. Vous aimez boire une bière en regardant un film? Vous la paierez probablement plus cher qu’à l’habitude, mais en offrant des boissons avant et après les projections, Cineplex a trouvé un moyen de gonfler ses ventes.

MD au cinéma

Vous souhaitez placer de l’argent dans Disney ou Cineplex? Si vous êtes client de MD, vous le faites peut-être déjà. En effet, plusieurs des fonds communs et collectifs de MD détiennent des actions de Cineplex, en l’occurrence le Fonds collectif d’actions canadiennes GPPMD, le Fonds d’actions MD, le Fonds collectif de dividendes GPPMD et le Fonds croissance de dividendes MD. Par ailleurs, le fonds Placements d’avenir MD et le Fonds canadien équilibré de croissance PrécisionMD MD détiennent tous les deux des actions de The Walt Disney Corporation. Enfin, pour ceux qui privilégient les obligations, le Fonds collectif d’obligations canadiennes GPPMD détient des titres de créance de Disney.

Vous voulez en apprendre davantage sur ces titres, sur leur rendement et sur la manière dont les gestionnaires de placement les utilisent dans votre portefeuille? Si oui, nous vous invitons à communiquer avec votre conseiller MD.

A propos de l'auteur

Richard Schmidt

RICHARD SCHMIDT, CFA, is a Quantitative Investment Analyst with the Investment Management team at MD Financial Management. He provides research and analysis for all fixed income and equity mandates.

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