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La Réserve fédérale maintient ses taux, malgré la courbe ascendante des graphiques par points

Un timbre du système de réserve fédérale des Etats-Unis.

La Réserve fédérale des États-Unis a annoncé cette semaine qu’elle maintenait pour l’instant la politique monétaire la plus accommodante de son histoire. La fourchette de taux cible des fonds fédéraux reste donc de 0 % à 0,25 % et le demeurera jusqu’à ce qu’on atteigne le plein emploi et tant que l’inflation ne dépassera pas durablement le taux cible de 2 %. La Réserve n’a pas non plus commencé à réduire progressivement ses achats d’actifs de 80 milliards de dollars américains par mois dans le cas des bons du Trésor et de 40 milliards de dollars américains dans le cas des titres adossés à des créances hypothécaires.

Risque persistant

Cette annonce de mercredi s’est conclue sur une note d’espoir : la vaccination progresse rapidement et la COVID-19 recule partout aux États-Unis. Néanmoins, des nuages sombres persistent à l’horizon et la Réserve fédérale prévient que la situation devra encore s’améliorer dans certains secteurs affaiblis par la pandémie et que le sort de l’économie américaine reste lié à la réouverture de l’économie mondiale et intérieure.

Pas de crainte inflationniste

La hausse récente de l’inflation n’inquiète cependant pas la banque centrale. Dans son allocution, son président, Jerome Powell, a semblé peu préoccupé par l’inflation, qu’il impute surtout aux ruptures temporaires d’approvisionnement dans certains secteurs comme celui des automobiles d’occasion et aux effets des prix de l’essence sur le coût de l’énergie pour les consommateurs.

Pour l’instant, l’économie américaine se relève de la pandémie avec un rebond historique. Les dépenses des consommateurs et l’investissement résidentiel et commercial sont en augmentation. La Réserve fédérale a revu à la hausse de 6,5 % à 7 % le taux de croissance prévu du PIB cette année. Sur un horizon temporel plus lointain, les projections de croissance pour 2022 et 2023 sont respectivement de 3,3 % et de 2,4 %.

Au sujet des propos sur le retrait des mesures

Les commentaires de Powell sur d’éventuelles augmentations de taux d’intérêt ont cependant suscité bien des réactions. Celles-ci découlent de son affirmation que les cibles d’emplois et d’inflation de la Réserve pourraient être atteintes d’ici 2023, soit bien plus tôt que prévu. Ces commentaires doivent être pris avec un grain de sel, car un éventuel retrait progressif des mesures n’a été évoqué que très indirectement. Pour l’instant, la Réserve fédérale n’a exprimé aucune intention ferme de durcir sa politique monétaire. Toutefois, vu les attentes à moyen terme, certains membres du comité commencent à pencher pour un raffermissement. Sept des dix-huit membres du FOMC envisagent une augmentation des taux en 2022 et treize en prévoient au moins une avant la fin de 2023.

Les propos de Powell dénotent encore un fort penchant pour une politique accommodante, mais le flou de ses remarques sur le tracé ascendant de la courbe des graphiques par points n’a vraiment pas aidé à désamorcer la réaction négative initiale des marchés devant la possibilité croissante d’une majoration des taux à moyen terme.

Positionnés pour la croissance

Nos portefeuilles demeurent surpondérés en actions, même si nous avons légèrement réduit cette surpondération au cours des derniers mois. Les titres plus risqués sont soutenus par de très bonnes conditions financières et devraient produire un rendement supérieur.

Nos portefeuilles de titres à revenu fixe privilégient modestement les durées courtes dans l’attente continue d’une augmentation graduelle des taux de rendement au centre de la courbe dans les pays développés. Ces préférences se sont quelque peu matérialisées après l’annonce, le taux de rendement des obligations de cinq ans ayant augmenté de 0,1 %.

Si vous avez des questions ou souhaitez obtenir plus d’information, communiquez avec votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

RICHARD SCHMIDT, CFA, est gestionnaire de portefeuille adjoint dans l’équipe Gestion multiactif de Gestion financière MD (MD). Il s’occupe principalement des fonds et des fonds collectifs d’actions nord-américaines.

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