La Banque du Canada abaisse le taux cible de financement à un jour à 0,75 % – Les portefeuilles MD demeurent bien positionnés

January 23, 2015

En vue de stimuler la croissance économique, la Banque du Canada a réduit son taux cible de financement à un jour de 1,0 % à 0,75 %. Cette décision a surpris la plupart des observateurs, car le taux n’avait pas bougé depuis septembre 2010. Sur les marchés financiers, l’annonce a initialement provoqué une baisse appréciable des taux de rendement des obligations du gouvernement du Canada et la dépréciation du dollar canadien, deux facteurs qui sont généralement considérés comme propices à une croissance soutenue. La nouvelle a aussi entraîné une poussée des cours boursiers.

Quel sera l’effet de la décision de la Banque sur les portefeuilles MD?

Dans la foulée de la décision de la Banque du Canada, le positionnement de MD demeure inchangé. Nous estimons que nos portefeuilles restent en excellente position. Dans le contexte de la répartition tactique de l’actif, MD surpondère actuellement de manière générale les titres à revenu fixe par rapport aux actions. Sur le plan de la répartition géographique, cependant, nous détenons une position surpondérée d’actions canadiennes par rapport au poids relatif des actions américaines et internationales.

De manière générale, nous pensons que la réduction des taux aura un effet positif sur les prix des différentes catégories de titres. De plus, la dépréciation du dollar canadien viendra en aide aux entreprises exportatrices et stimulera les investissements des entreprises.

La décision de la Banque du Canada survient dans un contexte de changements de politiques divergents de la part des banques centrales d’un peu partout dans le monde qui souhaitent ainsi stimuler l’économie mondiale. MD continuera de surveiller de près les mesures prises par les décideurs du monde et s’attend à ce que leurs décisions mènent au bout du compte à une expansion continue de l’économie.

Le raisonnement de la Banque du Canada

Dans une déclaration, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, a indiqué qu’il s’attend à un regain de la croissance économique mondiale, puisque les consommateurs d’énergie profiteront de la baisse mondiale des prix du pétrole. Malgré tout, la mollesse récente des prix des produits de base fait courir un risque négatif au Canada en matière d’inflation et de croissance économique.

L’endettement déjà important des consommateurs canadiens pourrait notamment s’alourdir un peu plus puisque l’accès à de l’énergie à bas prix et à du crédit bon marché est susceptible de stimuler la consommation d’autres produits et services. Cette situation continue de faire planer une menace sur la stabilité financière intérieure du pays, selon la Banque. Cette dernière s’attend toutefois à ce que les dépenses des consommateurs ralentissent à court terme, car la baisse des cours pétroliers poussera le chômage à la hausse et limitera la croissance des revenus.

Produit intérieur brut (PIB)

Simultanément à son annonce relative aux taux, la Banque du Canada a également publié son plus récent Rapport sur la politique monétaire. La Banque y explique les raisons qui l’ont poussée à revoir à la baisse la croissance économique prévue pour 2015 de 2,4 % à 2,1 %. Au net, la baisse des cours pétroliers aura un effet négatif sur l’expansion économique intérieure au premier semestre de 2015, car la réduction des investissements des entreprises dans les secteurs liés à l’énergie restreindra les dépenses des ménages. La Banque prévoit cependant que les exportations du secteur manufacturier profiteront de la baisse du dollar canadien, de la croissance économique plus forte aux États-Unis et de la diminution du prix des intrants. Selon la Banque, l’économie canadienne recommencera à tourner au maximum de sa capacité d’ici la fin de 2016, une correction somme toute assez légère, puisque la date précédemment prévue du retour au maximum de la capacité était octobre 2016.

L’inflation

Au cours de la période de douze mois terminée en novembre 2014, le taux d’inflation de base (2,1 %) et le taux d’inflation globale (2,0 %) se sont généralement maintenus autour du taux cible établi par la Banque. Les pressions inflationnistes perçues ont été jugées temporaires et imputables aux prix élevés des aliments et des télécommunications. Selon les prévisions actuelles, l’inflation globale descendra sous le taux de 1,0 % en 2015 en raison de la chute des cours pétroliers et des pressions sous-jacentes créées par la persistance de l’écart de production. L’inflation devrait ensuite revenir à proximité du taux cible vers la fin de 2016.

Prochaine annonce

La prochaine annonce relative au taux d’intérêt est prévue le 4 mars 2015.

Article précédent
Décès du Dr John Evans

Nous avons appris avec tristesse le décès, à l’âge de 85 ans, du Dr John Evans, membre très respecté du Con...

Article suivant
Avertissement de fraude

Gestion financière MD (MD) a récemment été informée qu’elle était la cible de pourriels et de courriels d’h...