Skip to main content

REER : conseils de dernière minute

           Une femme mature qui fait ses études.

En tant que médecin, vous vous demandez peut-être si le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est une bonne stratégie pour 2022. Malgré votre incertitude, la date limite de cotisation du 1er mars 2023 approche à grands pas.

Devriez-vous cotiser? Si oui, combien? Pouvez-vous – et devriez-vous – cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint? Nous sommes là pour vous répondre.
2022, une année de perturbations

Poussées inflationnistes, hausses de taux d’intérêt, contrecoups de la pandémie, encore une année pas comme les autres. Il se peut que vous deviez revoir votre stratégie de planification financière, notamment l’utilisation du REER. Pour progresser dans la réalisation de vos objectifs financiers, rien de mieux que des conseils qui tiennent compte de votre réalité de médecin, de votre situation personnelle et du contexte actuel. Une conseillère ou un conseiller MD* peut vous aider.

Le temps file

Le 1er mars est la dernière journée pour cotiser à un REER pour l’année civile 2022. Après cette date, les cotisations que vous ferez seront déductibles de votre revenu de 2023.

Combien cotiser?

Combien pouvez-vous cotiser à votre REER? Généralement, 18 % du revenu gagné l’année précédente, plus vos droits de cotisation inutilisés, jusqu’à concurrence de 29 210 $ pour l’année civile 2022 (si votre revenu gagné le permet). Le « revenu gagné » désigne les revenus d’emploi, les revenus d’un travail indépendant et d’autres types de revenus comme les revenus locatifs, moins certaines dépenses d’emploi et pertes d’entreprise ou de location.

Si vous êtes incorporé et que vous vous versez un salaire, vous accumulez des droits de cotisation à un REER. En revanche, les dividendes ne sont pas considérés comme un revenu gagné. Pour l’année prochaine, votre comptable peut vous aider à déterminer la meilleure stratégie de rémunération pour vous.

Si, dans les années antérieures, vous n’avez pas versé à votre REER le montant maximal autorisé, vous pouvez alors dépasser le maximum annuel, jusqu’à ce que vous ayez atteint votre plafond de cotisation. Pour connaître ce plafond, consultez l’avis de cotisation que vous avez reçu après avoir rempli votre déclaration de revenus de 2021.

Une affaire de famille

Est-ce que votre conjointe ou conjoint gagne moins que vous? Si sa fourchette d’imposition est inférieure à la vôtre, pensez au REER de conjoint.  

Le principe est simple : vous cotisez au REER de votre conjointe ou conjoint et, comme votre revenu est plus élevé, c’est vous qui bénéficiez de la déduction fiscale. (Notez cependant que cette cotisation réduit le montant que vous pouvez verser dans votre propre REER.)

Lorsque votre conjointe ou conjoint retirera des fonds du REER à la retraite, ils seront imposés dans ses mains plutôt que dans les vôtres, ce qui réduira l’obligation fiscale globale de votre ménage.

Notez que vous pouvez cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint seulement jusqu’à la fin de l’année de son 71e anniversaire. Toutefois, si elle ou il est plus jeune que vous, vous pourrez cotiser et profiter des déductions fiscales plus longtemps.

N’oubliez pas, cependant, que le montant total des cotisations à votre compte et à celui de votre conjointe ou conjoint ne peut dépasser votre plafond de cotisation, mais il n’a aucune incidence sur le plafond de cotisation de votre conjointe ou conjoint.

Rien ne sert de courir, mais il faut continuer d’avancer

Vous devez avoir fait toutes vos cotisations d’ici le 1er mars pour demander une déduction fiscale pour l’année d’imposition 2022, mais rien ne vous oblige à investir cet argent tout de suite. Vous pouvez le garder dans votre REER en attendant de choisir une stratégie de placement.

Et ce ne sont pas les produits de placement qui manquent : les actions, les fonds communs de placement et les fonds négociés en bourse (FNB), par exemple, permettent d’accumuler et de faire fructifier des revenus d’intérêt, des gains en capital et des dividendes en franchise d’impôt. Alors, ne laissez pas dormir trop longtemps votre argent durement gagné.

Vous pouvez programmer des versements automatiques; les fonds s’accumuleront dans votre REER toute l’année, et vous pourrez les investir au fur et à mesure et profiter du report d’impôt sur les revenus de placement.

Réduire vos intérêts, c’est dans votre intérêt

Si vous avez beaucoup de dettes, par exemple un prêt hypothécaire ou un prêt étudiant, vous devriez songer à une stratégie de réduction des intérêts.

Qu’est-ce qui vous ferait économiser le plus? Rembourser une partie de vos dettes ou bien cotiser à un REER? La réponse dépend de plusieurs facteurs, comme le taux d’intérêt de vos dettes comparativement au montant que devraient vous rapporter vos placements REER, votre âge, votre fourchette d’imposition et, surtout, vos objectifs financiers. Pour y voir clair, vous pouvez faire appel à un planificateur financier.

Et n’oubliez pas que vous pouvez toujours utiliser le remboursement d’impôt de vos cotisations REER pour rembourser vos dettes; vous ferez ainsi d’une pierre deux coups.

Vous avez encore le temps de décider si cotiser à votre REER est la solution qui vous convient cette année. Communiquez avec une conseillère ou un conseiller MD : avec son aide, vous pourrez trouver votre stratégie REER idéale, mais aussi évaluer toutes les possibilités (compte de société, REER de conjoint, CELI, etc.) qui favoriseront l’atteinte de vos objectifs financiers.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placement ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.