Vie de famille et revenu élevé : comment s’en sortir

           

Il n’est pas toujours évident de composer avec les attentes familiales en matière de finances. Voici quelques conseils sur la façon d’aborder le sujet.

Si les médecins connaissent l’importance de parler de santé physique et de bien-être en famille, beaucoup préfèrent éviter la question de la santé financière de leur propre ménage. Après tout, pour la plupart des gens, l’argent reste un sujet tabou. Les conversations qui l’entourent sont souvent teintées d’émotions, surtout lorsque les membres de la famille ne sont pas tous au diapason.

Les attentes et les malentendus potentiels peuvent s’avérer encore plus lourds pour les médecins qui sont les premiers de leur famille élargie à toucher un revenu élevé.

Le revenu et la valeur nette

« L’une des choses que j’ai réalisées en travaillant auprès de familles de médecins, c’est qu’un revenu élevé ne garantit pas une valeur nette élevée, explique Moira Somers. Certains médecins connaissent des difficultés financières pour toutes sortes de raisons. » Mme Somers, fondatrice de Money, Mind & Meaning, est neuropsychologue clinicienne, professeure et coach en gestion. Elle travaille souvent avec des professionnels qui visent l’amélioration de leur bien-être et de leur succès en affaires.

Beaucoup de médecins accumulent d’importantes dettes d’études, surtout s’ils sont les premiers de leur famille à faire de longues études supérieures. Les diplômés sortent généralement des facultés de médecine canadiennes avec des dettes d’environ 100 000 $. Or, bien que ces étudiants soient lourdement endettés, les banques n’hésitent pas un instant à leur offrir prêts hypothécaires et prêts automobiles dès qu’ils amorcent leur carrière en médecine. « Les nouveaux médecins peuvent donc très vite passer à un autre niveau d’endettement », explique Moira Somers. La pression financière qu’exerce parfois la famille élargie n’aide certainement pas à alléger ce poids

« Beaucoup de médecins accumulent les dettes parce qu’ils ont l’impression d’avoir un rôle à jouer », souligne Mme Somers. Bien sûr, il arrive que des proches essaient de profiter du « riche » de la famille, mais, le plus souvent, les médecins de première génération veulent plutôt prendre soin de ceux qui les ont épaulés dans le passé. Ils abusent parfois de leurs ressources pour pouvoir donner plus.

Or, c’est ce désir (et la réticence à établir des limites) qui peut poser problème. Les médecins doivent prendre le temps de bien analyser leur situation financière et faire ce qu’il faut pour atteindre la stabilité ou la maintenir.

La base

Les médecins de première génération n’ont pas accès à des parents ou à d’autres proches ayant réussi à jongler avec leurs études, leurs dettes et leur carrière médicale. C’est donc à eux de prendre le temps de faire fonctionner les chiffres en établissant des objectifs et en consultant un professionnel des finances pour découvrir le meilleur moyen de les atteindre.

Moira Somers puise dans les recherches touchant non seulement au domaine des finances, mais aussi de la psychologie pour aider ses clients. Elle affirme que les médecins doivent se lancer et parler d’argent en famille, même si cela peut sembler malaisé de temps à autre. « C’est comme n’importe quoi – plus on en parle ouvertement, plus ça devient facile et mieux on le fait. » Il ne doit pas être question que de chiffres, mais aussi de valeurs.

Une fois leur carrière bien établie et leurs dettes payées, certains médecins de première génération se retrouvent tout à coup devant des relations familiales élargies minées par l’envie. « Que cela soit vrai ou non, les gens supposent parfois que les médecins et leurs enfants sont riches. Or, il peut être très dur de se faire apposer l’étiquette de fils ou de fille de riche », souligne Mme Somers. Les médecins doivent en discuter avec leur conjoint et leurs enfants pour qu’ils soient en mesure de composer avec ce genre de pression.

Les attentes relatives à l’héritage

Parler d’argent en famille permet de clarifier les attentes de tout le monde. Vos proches doivent savoir très tôt ce que vous, qui gagnez un revenu élevé, êtes prêts à faire ou non pour les aider à atteindre leurs buts et à améliorer leur niveau de vie.

Il en va de même pour l’héritage. Selon Mme Somers, il arrive trop souvent que les enfants et autres proches de médecins ne découvrent le plan de succession qu’à la lecture du testament. Les liens familiaux pourraient être mis à mal si les dispositions du testament prennent la famille complètement par surprise. Évitez cette situation en prenant le temps de parler de ce que vous voulez faire de votre argent et des valeurs que vous espérez transmettre à la nouvelle génération.

« Si vous faites l’effort de discuter d’argent de manière productive et sereine avec votre famille, explique Mme Somers, vous serez en meilleure posture pour continuer de le faire au fil du temps et des changements de votre situation financière. »

C’est là que les conseillers en placement peuvent s’avérer particulièrement utiles; ils peuvent aider les médecins à parler de tous ces enjeux et à établir leurs valeurs, leurs limites et leurs plans – et ça, c’est du temps bien investi.

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