REER : conseils de dernière minute pour médecins pressés

           

Si vous avez terminé votre boîte de chocolats de la Saint-Valentin, vous savez sans doute que le 1er mars, la date limite de cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER), approche à grands pas.

En tant que médecin, vous avez peut-être tardé à utiliser cet instrument de report de l’impôt à cause de votre emploi du temps chargé, et vous avez sûrement beaucoup de questions. Maintenant, il vous faut des réponses au plus vite. Combien cotiser? Pouvez-vous – et devriez-vous – cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint? D’ailleurs, avez-vous besoin de cotiser à un REER tout court? Nous sommes là pour vous répondre.

Le temps passe

Le 1er mars est la dernière journée pour cotiser à un REER pour l’année civile 2018. Après cette date, les cotisations que vous ferez seront déductibles de votre revenu de 2019.

Évidemment, il vaut mieux de pas attendre à la dernière minute, mais si vous êtes du genre à courir après le temps, sachez que les heures d’ouverture de Gestion financière MD seront prolongées durant les derniers jours de la saison des REER.

Combien cotiser?

Combien pouvez-vous cotiser à votre REER? Généralement, 18 % du revenu gagné l’année précédente, plus vos droits de cotisation inutilisés, jusqu’à concurrence de 26 230 $ (si votre revenu gagné le permet). Le « revenu gagné » désigne le revenu d’emploi, le revenu d’un travail indépendant et d’autres types de revenus comme le revenu locatif, moins certaines dépenses d’emploi et pertes commerciales ou locatives.

Si vous exercez la médecine en société et que vous vous versez un salaire, vous accumulez des droits de cotisation à un REER. En revanche, les dividendes ne sont pas considérés comme un revenu gagné. Pour l’année prochaine, votre comptable peut vous aider à définir la stratégie de rémunération de votre entreprise.

Si vous n’avez pas cotisé le montant maximal les années précédentes, vous pouvez dépasser le maximum annuel, jusqu’à atteindre le plafond des cotisations. Pour connaître ce plafond, consultez l’avis de cotisation que vous avez reçu après avoir rempli votre déclaration de revenus de 2017, ou utilisez le service Accès rapide de l’Agence du revenu du Canada.

Une affaire de famille

Est-ce que votre conjointe ou conjoint gagne moins que vous? Si sa fourchette d’imposition est inférieure à la vôtre, pensez au REER de conjoint.

Le principe est simple : en cotisant au REER de votre conjointe ou conjoint, à titre de conjoint qui gagne le plus, vous bénéficiez de la déduction fiscale. (Notez, cependant que le montant de la cotisation que vous pouvez verser dans votre propre REER s’en trouve réduit.)

Lorsque la conjointe ou le conjoint qui gagne le moins retire l’argent du REER à la retraite, elle ou il paie l’impôt sur le montant des retraits, ce qui réduit l’obligation fiscale du ménage.

N’oubliez pas que vous pouvez cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint plutôt qu’au vôtre, mais seulement jusqu’à la fin de l’année qui marquera son 71e anniversaire. Toutefois, si votre conjointe ou conjoint est plus jeune que vous, cette démarche peut aussi prolonger votre période de cotisation.

N’oubliez pas, cependant, que les cotisations que vous verserez à votre compte et à celui de votre conjointe ou conjoint ne peuvent pas dépasser votre plafond des cotisations, mais elles ne changeront en rien le plafond de votre conjointe ou conjoint.

Rien ne sert de courir

Vous devez avoir fait toutes vos cotisations d’ici le 1er mars pour demander une déduction fiscale pour l’année d’imposition 2018, mais rien ne vous oblige à placer cet argent tout de suite. Vous pouvez le verser dans votre REER en attendant de choisir une stratégie de placement.

Sinon, vous pouvez aussi programmer des versements automatiques; les fonds s’accumuleront dans votre REER toute l’année, et vous pourrez les placer au fur et à mesure pour profiter d’un report de l’impôt.

Réduire vos intérêts, c’est dans votre intérêt

Si vous avez beaucoup de dettes, par exemple un prêt hypothécaire ou un prêt étudiant, vous devriez songer à une stratégie de réduction des intérêts.

Qu’est-ce qui vous ferait économiser le plus? Rembourser une partie de vos dettes ou bien cotiser à un REER? La réponse dépend de plusieurs facteurs : votre taux d’intérêt par rapport au montant que devraient vous rapporter les cotisations au REER, votre âge, votre fourchette d’imposition et, surtout, vos objectifs financiers. Pour y voir clair, vous pouvez faire appel à un planificateur financier.

Mais n’oubliez pas que vous pouvez toujours utiliser le remboursement d’impôt de vos cotisations pour rembourser vos dettes; vous ferez ainsi d’une pierre deux coups.

Vous avez un emploi du temps chargé, et nous en sommes conscients. Mais sachez qu’il n’est pas trop tard pour profiter des cotisations à un REER. Le temps investi aujourd’hui pourra rapporter gros demain.

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