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Les sept choses à retenir concernant les REER

Saviez-vous que c’est aux médecins canadiens que nous devons l’existence des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER)? (Vous n’êtes pas obligé de retenir ça. Seulement, c’est bon à savoir.)

Pour la plupart travailleurs autonomes et sans régime de retraite, les médecins doivent avoir une bonne planification pour s’assurer d’une retraite confortable. Il y a plus de 60 ans, constatant que les médecins canadiens avaient besoin d’un petit coup de pouce, l’Association médicale canadienne faisait pression sur le gouvernement du Canada pour qu’il adopte une solution d’épargne fiscalement avantageuse pour la retraite, et c’est ainsi que le REER a vu le jour.

Depuis lors, le REER fait partie intégrante des mesures d’épargne de bon nombre de Canadiens. Voici donc sept choses qu’il faut retenir concernant les REER.

  1. Date limite de cotisation à un REER

La date limite pour cotiser à un REER pour l’année d’imposition 2020 est le lundi 1er mars 2021. Il n’y a aucune exception. La plupart des institutions financières, dont Gestion financière MD, prolongent leurs heures d’ouverture à la fin de la période des REER, mais vaut mieux ne pas attendre à la dernière minute.

  1. Création de droits de cotisation au REER

Si vous êtes incorporé, vous devez vous verser un salaire pour profiter de droits de cotisation à un REER. Les dividendes n’ouvrent pas droit à des cotisations REER. Votre comptable et votre conseiller financier peuvent vous aider à déterminer le salaire que vous devez vous verser.

  1. Plafond de cotisation au REER

Il s’agit de la somme maximale que vous pouvez verser dans un REER et donnant droit à une déduction fiscale, et elle varie en fonction du revenu gagné. Pour connaître le maximum déductible au titre d’un REER qui s’applique à vous, consultez votre dossier en ligne sur le site de l’Agence du revenu du Canada ou l’avis de cotisation qu’elle vous a transmis pour l’année d’imposition 2019.

Peu de Canadiens versent le montant maximal. La cotisation médiane se situe autour de 3 000 $. La bonne nouvelle, c’est que les droits de cotisation acquis mais non utilisés, soit les « déductions inutilisées au titre d’un REER », peuvent être reportés indéfiniment.

  1. Économies d’impôt

Plus la fourchette d’imposition est élevée, plus le montant versé au titre d’un REER contribue à réduire l’impôt exigible. Dans l’exemple fictif présenté ci-dessous, la Dre Dougan, anesthésiste en Ontario, travaille à temps partiel et a un revenu d’emploi de 100 000 $ par année. Si elle verse 10 000 $ dans son REER, son impôt à payer diminue d’environ 3 800 $.

Son amie, la Dre Dicaire, exerce elle aussi en Ontario, mais elle gagne 200 000 $ par année. Dans son cas, la même cotisation de 10 000 $ lui procurera une économie d’impôt de 4 800 $.

Source : Calculatrice REER 2019 d’Ernst & Young. Dans cet exemple, nous supposons que les deux médecins travaillent en Ontario, et les montants ont été ont arrondis.

Peu importe l’économie d’impôt qui découlera de votre cotisation REER, si vous cotisez toujours l’argent économisez au cours des années suivantes, vous profiterez ainsi d’un effet boule de neige.

  1. REER de conjoint

Si vous faites le plus gros salaire au sein de votre foyer, vous pouvez cotiser au REER de votre conjoint et déduire ce montant dans votre déclaration de revenus. Ce faisant, vous économiserez plus d’impôt que si votre conjoint cotise le même montant à son REER et le déduit de son revenu imposable (qui est inférieur au vôtre).

(Nota : Le total des cotisations à votre REER et à celui de votre conjoint ne peut pas dépasser vos propres droits de cotisation.)

Si vous avez l’intention de fractionner votre revenu à la retraite, il y a deux façons d’optimiser votre épargne. Vous pouvez avoir recours à un REER de conjoint ou fractionner vos revenus de pension (y compris votre fonds enregistré de revenu de retraite). Ainsi, le conjoint qui gagne le plus peut transférer une partie de ces revenus, qui se situent dans une fourchette d’imposition supérieure, à l’autre conjoint, qui est imposé dans une moindre mesure. 

  1. Somme empruntée, somme due

Vous pouvez retirer des fonds d’un REER pour profiter du Régime d’accession à la propriété (jusqu’à concurrence de 35 000 $ par personne ou de 70 000 $ par couple). Toutefois, vous devrez rembourser la somme empruntée à l’intérieur de 15 ans. Et, puisqu’il s’agira de remboursements et non de cotisations normales, vous ne bénéficierez d’aucune déduction d’impôt. Si vous ne remettez pas l’argent dans votre REER, un quinzième du montant emprunté sera ajouté à votre revenu gagné chaque année, et vous serez imposé en conséquence.

  1. Choix des bénéficiaire du REER

Qui héritera de vos REER à votre décès? Voici un fait important : si vous désignez votre conjoint ou un enfant à charge comme bénéficiaire, le montant pourra être transféré dans son REER en franchise d’impôt.

Remarque : Si l’enfant à charge n’a aucune déficience, alors une rente, achetée avec le produit du REER, doit lui être versée jusqu’à son 18e anniversaire. Sinon, le montant total de votre REER, évalué à sa juste valeur marchande, sera ajouté à votre dernière déclaration de revenus, après votre décès, et il pourrait être imposé à un taux de 50 % ou plus.

Au Québec, il n’est pas possible de désigner de bénéficiaires a l’ouverture d’un REER. Il faut le faire par testament.

Cette année, les choses sont bien différentes, et il se peut que votre stratégie REER idéale le soit aussi. Pourquoi vous contenter de conseils génériques qui s’adressent à monsieur et madame Tout-le-Monde? Une planification réfléchie et les judicieux conseils de Gestion financière MD peuvent vous aider à épargner davantage et à avoir l’esprit tranquille.

Pour vous aider à réaliser vos objectifs financiers, il vous faut un plan qui tient compte de votre réalité de médecin, de votre situation personnelle et du contexte actuel. Parlez à un conseiller MD*. Vous découvrirez que les conseils de professionnels qui connaissent la réalité des médecins peuvent faire toute une différence.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.