REER ou CELI : Lequel choisir?

August 16, 2018

Dans un monde idéal, vous devriez utiliser chaque année tous vos droits de cotisation à un REER et à un CELI. Mais si vous deviez choisir, vous vous demanderiez peut-être s’il est préférable de placer votre argent dans un régime enregistré d’épargne retraite (REER), dans un CELI, ou encore dans les deux.

En 2018, les Canadiens pourront verser 6000 $ dans un CELI; ce plafond sera indexé sur l’inflation et arrondi au plus proche multiple de 500 $. Si vous n’avez jamais cotisé à un CELI, vos droits de cotisation s’élèvent à 63 500 $. Si vous placiez cette somme dans ce type de compte, elle y fructifierait à l’abri de l’impôt et pourrait en être retirée en franchise d’impôt.

Voici quelques exemples qui illustrent la valeur qu’un REER et un CELI peuvent ajouter à votre plan financier.

La Dre Tremblay, âgée de 27 ans, est médecin résidente de première année. Son salaire est d’environ 60 000 $ par année. Il lui tarde de rembourser ses dettes d’études, mais elle souhaite aussi commencer à épargner.

Comme la Dre Tremblay gagnera vraisemblablement beaucoup plus d’argent plus tard dans sa carrière, il serait peut-être préférable pour elle de retarder les cotisations dans son REER jusqu’à ce que son salaire se situe dans une fourchette d’imposition plus élevée. Plutôt que de placer son argent dans un REER, elle pourrait tirer parti de la souplesse qu’offre un CELI et utiliser les épargnes qu’elle y accumulera pour, par exemple, effectuer la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une maison. Elle pourrait ensuite amasser de l’argent dans son CELI pour cotiser à son REER plus tard. Elle pourrait aussi cotiser à son REER pendant sa période de résidence, et retarder la déduction d’impôt jusqu’à ce que ses revenus se situent dans une fourchette d’imposition plus élevée.

La Dre Nguyen, 38 ans, est mariée et mère d’un enfant. Son mari reste à la maison. Elle souhaite verser de l’argent dans un régime de conjoint ouvert au nom de ce dernier.

La Dre Nguyen peut verser des cotisations dans un REER de conjoint et les déduire de son propre revenu dans la mesure où elle dispose elle-même des droits de cotisation correspondants. L’obligation fiscale globale du couple s’en trouvera réduite à la retraite puisque le revenu imposable des deux conjoints sera nivelé.

Le Dr Bouchard, 45 ans, exerce sa profession en société et ses revenus sont constitués de dividendes. Il se demande s’il ne serait pas préférable de sortir de l’argent de sa société et de le placer dans un REER ou un CELI.

Comme ses revenus sont constitués uniquement de dividendes, le Dr Bouchard n’accumule pas de droits de cotisation à un REER. Cependant, il peut profiter pleinement des droits de cotisation à un CELI, ce qui lui procurerait l’avantage fiscal de ne pas payer d’impôt sur les revenus générés par les placements dans son CELI.

Le Dr Bouchard pourrait aussi se verser des dividendes en utilisant le solde détenu dans les comptes théoriques de sa société, le cas échéant, notamment le compte de dividendes en capital ou le compte de l’impôt en main remboursable au titre de dividendes.

Le Dr Gagnon, 62 ans, souhaite continuer de verser des cotisations dans son REER pour bénéficier des déductions fiscales. Cependant, il s’inquiète du fait qu’à la retraite, dans quelques années, son revenu le placera dans une fourchette d’imposition élevée.

Le Dr Gagnon pourrait verser de l’argent dans un CELI et dans un REER. Même s’il n’obtiendra pas de déduction fiscale pour les cotisations versées dans le CELI, il en tirera un avantage à la retraite parce que les retraits effectués dans un CELI ne sont pas assujettis à l’impôt. Il pourra structurer ses revenus de retraite en combinant les retraits de chaque régime de manière à payer le moins d’impôt possible et à réduire au strict minimum l’effet des sommes qu’il se verse sur le montant de ses prestations de Sécurité de la vieillesse.

 

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