La valeur réconfortante des titres bancaires

January 15, 2019 Craig Maddock

           

Dans les périodes de volatilité comme celle que nous vivons, je trouve parfois du réconfort dans mes souvenirs d’enfance : les excursions de ski de fond ou de vélo, les voyages en voiture et… la stabilité des banques canadiennes.

Eh oui, je suis fils de banquier!

Chez nous, la banque faisait pour ainsi dire partie de la famille. Dans la vingtaine, mon premier employeur à titre de professionnel a d’ailleurs été une banque canadienne. Avant ma venue chez MD il y a quelque 20 ans, j’ai travaillé plus de 10 ans dans le secteur bancaire.

Les banques canadiennes me rassurent et pas uniquement par simple nostalgie, mais aussi parce que beau temps, mauvais temps, elles arrivent toujours à générer un rendement raisonnable.

Ni spectaculaire ni fulgurant, leur rendement est stable et durable. Leurs actions stabilisent un portefeuille à toutes les phases des cycles du marché.

Les titres bancaires : indispensables

Si l’on pense placement, la capacité des Canadiens à atteindre leurs objectifs financiers repose grandement sur les banques. Le secteur bancaire représente presque le quart des marchés boursiers canadiens et environ 3,3 % de notre PIB. Les titres financiers représentent aussi une partie appréciable (11,7 %) des obligations canadiennes de qualité supérieure. Présentes dans pratiquement toutes les villes et agglomérations du pays, les banques canadiennes procurent du travail à plus de 275 000 Canadiens.

Chez MD, les portefeuilles des clients contiennent tous une proportion appréciable de titres de banques canadiennes, actions ou obligations.

Une réglementation stricte qui limite le risque

Le secteur bancaire canadien est assujetti à une sévère réglementation qui empêche la prise de risques excessifs. Peu nombreuses, solides et exposées à une concurrence restreinte (en situation d’oligopole), les banques canadiennes se concentrent sur la préservation et la croissance des capitaux, et sur leur rentabilité plutôt que sur l’élimination de la concurrence.

Au contraire du secteur bancaire américain ou européen, où prévaut la loi du plus fort et où tout repose sur la gestion du risque, les banques canadiennes sont de bonnes gestionnaires de capitaux. Elles récompensent les investisseurs et génèrent constamment un rendement des capitaux propres oscillant autour du seuil de 10 %.

La réglementation bancaire unique du Canada est d’ailleurs bien décrite comme une forme de « capitalisme social » par notre sous-conseiller John Goldsmith, responsable des actions canadiennes chez Montrusco Bolton Investments Inc. Nous apprécions la rentabilité de nos banques, mais nous ne voulons pas qu’elles le soient trop, et si leurs marges deviennent exagérées, nous jugeons normal que les organismes de réglementation interviennent.

Lorsque le cours des actions stagne, les investisseurs se rabattent sur les dividendes

Il arrive que le cours de l’action d’une banque soit, à juste titre ou non, plus ou moins favorable, mais les dividendes des six grandes banques canadiennes augmentent pratiquement sans arrêt depuis des décennies.

D’ailleurs, au pays, la société qui détient le record de dividendes est la plus ancienne banque canadienne, soit la Banque de Montréal, qui verse des dividendes année après année depuis 1829.

Les investisseurs qui privilégient les actions de croissance et négligent les actions à dividendes connaissent de temps à autre des périodes de rendement inférieur. Au cours des 30 dernières années, les marchés canadiens ont généré un rendement annuel moyen d’environ 7 % dont une tranche de 2 % est attribuable aux dividendes.

Un secteur bancaire loin de l’époque de mon père

Même si elles semblent parfois vieux jeu, les banques canadiennes n’en investissent pas moins lourdement dans l’innovation et la distribution. Les six plus grandes ont en effet consacré plus de 84,5 milliards de dollars à la technologie en dix ans. Les deux tiers des Canadiens effectuent aujourd’hui la majorité de leurs transactions bancaires en ligne ou par des moyens électroniques. Le secteur bancaire d’aujourd’hui n’est plus celui de mon enfance.

Les titres bancaires font rarement la manchette, ce que je considère comme positif. Leurs fluctuations sont rarement d’une grande amplitude. Pour tripler votre capital dans une courte période, il vaut mieux aller voir ailleurs. À mon avis, ils continueront de se négocier à l’intérieur d’une fourchette relativement étroite, contrairement aux actions des sociétés de haute technologie ou des FAANG.

Enfin, même si nous avons hâte que la volatilité récente sur les marchés boursiers s’atténue et même si nous demeurons optimistes pour 2019, je suis rassuré de savoir qu’une importante partie de l’actif de nos clients est placée dans des portefeuilles conçus pour offrir un rendement intéressant dans toutes les périodes du cycle des marchés.

A propos de l'auteur

Craig Maddock

Craig Maddock, CFP, CFA, CIM, MBA, est vice-président à la gestion des placements chez Gestion financière MD. Il dirige les gestionnaires de portefeuille et les analystes en placement qui gèrent les fonds communs de placement et les fonds collectifs de MD.

Plus de contenu de Craig Maddock
Flipbook précédent
Découvrez les Portefeuilles indiciels Précision MD
Découvrez les Portefeuilles indiciels Précision MD

Flipbook suivant
Les robots conseillers
Les robots conseillers

×

Abonnez-vous à notre infolettre

J’autorise Gestion financière MD (y compris Gestion financière MD inc., Gestion MD limitée, la Société de fiducie privée MD, la Société d’assurance vie MD et l’Agence d’assurance MD limitée), La Banque de Nouvelle-Écosse et les autres membres du groupe d’entreprises de la Banque Scotia (les « membres de la Banque Scotia ») à me faire parvenir par messages électroniques (courriels et messages texte) des renseignements au sujet de leurs produits et services, de leurs offres, de leurs événements et d’autres renseignements pertinents y compris des renseignements sur les produits et services d’autres partenaires de confiance de la Banque Scotia susceptibles de m’intéresser. Ce consentement est sollicité par Gestion financière MD et chaque membre de la Banque Scotia, y compris toute entité qui pourr
!
Merci
Error - something went wrong!