Que signifie pour vous une faible récession?

September 8, 2015

C’est officiel. Selon les médias, le Canada est en récession « technique ». Mais l’utilisation du qualificatif « technique » en dit long et laisse sous-entendre que la conjoncture n’est peut-être pas aussi mauvaise que le mot récession semble l’indiquer.

On parle de « récession technique » dans un pays donné lorsque la croissance du produit intérieur brut (PIB), soit la valeur totale de l’ensemble des biens produits et des services fournis, y est négative au moins deux trimestres de suite.

Nous continuons de conseiller aux clients de MD de se concentrer sur leurs objectifs de placement et leur horizon temporel. Pour les épargnants dont l’horizon temporel est plus court, les portefeuilles MD sont conçus pour offrir une protection dans le genre de situations que nous avons connues récemment.

Selon les statistiques publiées le 1er septembre 2015, le PIB réel du Canada s’est contracté au taux annuel de 0,5 % au deuxième trimestre de cette année. Cette contraction fait suite à un recul de 0,8 % au trimestre précédent, d’où l’étiquette de « récession technique ».

Que signifie pour vous une « faible récession »? En ce qui concerne vos placements chez MD, et par conséquent votre bien-être financier à long terme, cela ne signifie pas grand-chose, car ce diagnostic de « récession technique » n’est pas vraiment révélateur de l’état de santé général de l’économie canadienne ni de ses perspectives. En bref, même si cette expression s’est largement répandue ces derniers temps, ce type de « récession » n’aura pas d’incidence sur votre portefeuille à long terme.

Nous continuons de conseiller aux clients de MD de se concentrer sur leurs objectifs de placement et leur horizon temporel. Pour les épargnants dont l’horizon temporel est plus court, les portefeuilles MD sont conçus pour offrir une protection dans le genre de situations que nous avons connues récemment.

Perspectives économiques du Canada

Pour situer les choses dans un contexte plus large, mentionnons que les dernières statistiques sur le PIB sont en tout point conformes aux projections de la Banque du Canada. Elles sont également supérieures à ce qu’avaient prévu de nombreux intervenants du marché des capitaux, qui s’attendaient à un ralentissement beaucoup plus marqué compte tenu du repli observé récemment dans le secteur de l’énergie, qui représente un vaste pan de l’économie canadienne. Par ailleurs, une analyse mensuelle des données révèle que, selon Statistique Canada, le PIB réel du Canada a augmenté de 0,5 % en juin après cinq mois consécutifs de baisse. Cette augmentation de juin a été généralisée et est attribuable principalement aux secteurs des mines, des carrières et de l’extraction de pétrole et de gaz ainsi que, dans une moindre mesure, aux secteurs du commerce de gros, des services financiers et de l’assurance, et à celui des arts et du divertissement.

Selon la Banque du Canada, le taux de croissance au Canada pourrait se situer en moyenne à tout juste un peu plus de 1 % en 2015 et à environ 2,5 % en 2016 et 2017. Si ces prévisions se confirment, le Canada figurerait, au cours des prochaines années, parmi les pays développés ayant la plus forte croissance économique. La Banque du Canada s’attend à ce que l’économie canadienne recommence à tourner à plein régime et que l’inflation s’établisse à 2 % de façon durable au premier semestre de 2017.

À plus court terme, la Banque du Canada s’attend à ce que la croissance reprenne au troisième trimestre de 2015 et commence à dépasser la production potentielle au quatrième trimestre, grâce aux secteurs autres que ceux des ressources naturelles.

Les perspectives économiques du Canada en chiffres

  • En juillet dernier, l’inflation du prix des maisons s’est maintenue à 5,1 %. Le ratio entre les ventes de maisons et les nouvelles inscriptions a aussi rebondi, ce qui laisse croire que d’autres gains sont possibles.
  • Au Canada, le nombre d’emplois a augmenté de 6 600 en juillet, tandis que le taux de chômage est demeuré à 6,8 %. Soulignons que ce gain est entièrement attribuable à l’augmentation du nombre de travailleurs se disant autonomes et que cette augmentation pourrait ne pas se répéter.
  • Le déficit commercial du Canada a diminué en juin pour s’établir à 0,5 milliard de dollars. Le déficit du mois précédent était de 3,4 milliards de dollars, mais cette remontée s’explique dans une large mesure par l’augmentation continue des cours pétroliers à cette période (la tendance s’est inversée depuis) et par la diminution des importations (qui dénote une faiblesse sous-jacente de la demande intérieure).

En résumé

Le terme « récession technique » n’est au fond qu’une étiquette qui indique que le PIB a connu deux trimestres consécutifs de croissance négative. Concrètement, l’effet à long terme d’une telle situation sur votre portefeuille est négligeable. La méthode de gestion des portefeuilles de MD tient compte des différents cycles économiques et de l’évolution de la conjoncture. Nous procédons en effet régulièrement au repositionnement tactique des portefeuilles afin de mieux profiter des possibilités à court terme.

Nous recommandons aux clients de ne pas perdre de vue leurs objectifs financiers à l’intérieur de l’horizon temporel qu’ils ont fixé et, au bout du compte, de maintenir une stratégie à long terme. Nous vous invitons à vous adresser à votre conseiller MD si vous avez quelque question que ce soit. Votre conseiller MD peut vous aider à bâtir un portefeuille diversifié et bien positionné pour résister à la volatilité des marchés.

Existe-t-il un lien entre la conjoncture économique et les marchés boursiers?

Le gestionnaire de portefeuille de MD, Ian Taylor, étudie la question.

Le lien entre la croissance économique à court terme et le comportement des marchés financiers existe, mais il reste limité. Toutefois, les facteurs qui ont entravé récemment la croissance économique du Canada ont aussi nui au rendement des marchés boursiers de notre pays.

La chute libre des cours pétroliers des douze derniers mois a eu des conséquences néfastes sur les prévisions de croissance et d’inflation du Canada, ce qui a fait douter certains investisseurs du potentiel de gains à long terme des actions canadiennes, surtout celles du secteur énergétique.

Plus récemment, les marchés boursiers du Canada ont été influencés par les événements mondiaux, car les investisseurs ont réagi négativement à l’incertitude grandissante entourant la croissance économique en Chine. Ces événements ne sont pas particuliers au Canada, mais ils ont eu des retombées importantes sur les marchés boursiers, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde.

Pour bien distinguer les résultats à court terme et les attentes à long terme, il faut porter son regard au-delà de la volatilité des cours boursiers et des prix des produits de base, et s’efforcer de comprendre la situation dans son ensemble.

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