Perspectives du marché pour l’automne 2019 : guerre commerciale ou stabilisation économique?

October 21, 2019

Principaux points à retenir

• Malgré la pause marquée au troisième trimestre, les marchés boursiers mondiaux se maintiennent près des niveaux record depuis le début de l’année.

• La baisse des taux d’intérêt explique le rebond du cours des obligations qui affichent leur rendement le plus élevé des dernières années.

• Le cycle économique s’essouffle, mais l’équilibre actuel porte à croire qu’on évitera un ralentissement brutal.

À notre avis, l’économie mondiale amorcera un virage important après le troisième trimestre de 2019, mais dans la situation actuelle, tout ralentissement brutal semble à exclure en 2020.

Le cycle économique actuel tire à sa fin et les attentes de croissance future s’amenuisent. Pourtant, rares sont les signes de déséquilibre économique qui précèdent habituellement une récession. L’inflation est faible et la plupart des indicateurs pointent vers des conditions accommodantes, sans compter que les banques centrales du monde disposent de la marge de manœuvre requise pour ajuster leurs politiques monétaires et budgétaires.

Les problèmes géopolitiques comme le Brexit, les négociations commerciales sino-américaines et la possibilité d’un conflit commercial entre les États-Unis et l’Europe constituent les principaux risques. La moindre nouvelle encourageante dans ces dossiers favoriserait la stabilité et du coup, l’optimisme.

Ralentissement mondial et coup de frein en Europe

Après la croissance record du premier semestre, les marchés boursiers mondiaux ont été freinés au troisième trimestre de 2019. Stationnaire pendant tout le trimestre, l’indice MSCI monde (tous les pays) s’est apprécié de plus de 15 % depuis le début de l’année.

Malgré un ralentissement généralisé, le rendement trimestriel des marchés nord-américains a été supérieur à celui des autres pays développés et des pays émergents.

Le désir de stabilité pousse les banques centrales à se montrer plus conciliantes

En cette fin de cycle économique marquée par un ralentissement, l’action des banques centrales semble mieux coordonnée et donne lieu à un assouplissement des politiques monétaires pour stimuler l’économie.

Inférieure à 2 % dans la plupart des pays développés, l’inflation reste modeste et donne aux décideurs amplement d’espace pour manœuvrer.

Les tentatives récentes de la Chine pour stimuler sa croissance devraient donner l’impulsion nécessaire à l’économie chinoise, ce dont devraient profiter les économies européennes et émergentes.

L’ancienne patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, remplacera dès la fin d’octobre Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne. Son arrivée suit la mise en œuvre de mesures de stimulation qui ont provoqué l’ire du président américain Donald Trump. La nouvelle dirigeante a déjà annoncé son intention de maintenir une politique monétaire très accommodante dans un « avenir prévisible ».

Les États-Unis font encore la manchette

Les effets du ralentissement du secteur manufacturier mondial sur l’économie américaine sont de plus en plus manifestes et pourraient nuire aux projets d’embauche des entreprises. La récente révision à la baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale s’explique par l’inquiétude que suscite la situation mondiale et vise à maintenir l’activité économique.

Il faudra peut-être attendre jusqu’en 2020 avant que les effets de cette baisse se fassent sentir.

Le conflit commercial en cours annulera l’effet de certaines de ces mesures en raison de la perception croissante que le principal risque qui pèse sur l’économie est justement la politique commerciale de l’administration Trump.

Le huard prend de l’altitude et les obligations jouent leur rôle

Le dollar canadien a un peu reculé au troisième trimestre, mais demeure la devise la plus dynamique des pays du G10 à ce jour. Les bénéfices des sociétés canadiennes surclassent ceux des sociétés américaines et des autres marchés développés depuis neuf mois et la croissance de notre économie ne s’essouffle pas.

Parmi les développements dignes de mention depuis le début de l’année, mentionnons l’excellent rendement des obligations qui ont joué leur rôle de diversification et affiché leur meilleur rendement des dernières années.

Sur les marchés boursiers, le ralentissement économique et la probabilité de plus en plus forte d’une récession invitent à la prudence. Notre scénario de base reste toutefois que l’économie mondiale évitera tout repli abrupt au cours de l’année qui vient. Une stabilisation éventuelle au quatrième trimestre créerait un contexte favorable aux marchés boursiers mondiaux en 2020.

Pour en savoir plus sur l’effet des tendances économiques mondiales sur vos placements et sur le rendement de votre portefeuille diversifié, je vous invite à communiquer directement avec votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

Aucun article précédent

Article suivant
Été 2019 : Les dernières nouvelles du Fonds collectif de capital-investissement mondial Platine MD

Apprenez tout sur les placements et les dernières tendances du Fonds collectif de capital-investissement mo...