Perspectives des marchés–Automne 2018 Poursuite de la croissance et retour de la volatilité

October 31, 2018

Principaux points à retenir

• Nous sommes d’avis que l’économie mondiale va poursuivre sa croissance.

• La guerre commerciale sino-américaine ajoute aux risques géopolitiques.

• Les taux d’intérêt reviennent progressivement aux normes historiques.

On retiendra sûrement de la poussée irrésistible des marchés de 2017 qu’elle était une anomalie née de la croissance simultanée de toutes les économies de la planète.

Le dernier trimestre a marqué le retour d’une volatilité plus normale, les investisseurs réagissant à la divergence des cycles économiques, à la hausse des taux d’intérêt et aux craintes d’escalade de la guerre commerciale entre la Chine et les États‑Unis.

Nos indicateurs exclusifs de croissance économique, d’inflation, de perspectives des entreprises et de marchés financiers nous disent que les fluctuations actuelles des marchés sont normales et n’annoncent pas une phase baissière.

Dans notre analyse rétrospective du dernier trimestre, trois grandes tendances des marchés ressortent et expliquent le positionnement actuel des portefeuilles de Gestion financière MD.

1. Économie mondiale toujours en croissance, favorable aux marchés boursiers

Dans l’ensemble, l’économie mondiale est stable et continue de croître. L’augmentation des bénéfices se poursuit dans de nombreux pays et secteurs. Aucun signe important de stress ne se profile sur les marchés bancaires et du crédit.

Les facteurs fondamentaux nous portent à penser que le rendement des marchés boursiers devrait demeurer supérieur à celui des titres à revenu fixe d’ici 12 mois. Nous maintenons donc dans nos portefeuilles une répartition tactique plus concentrée en actions que celle des indices de référence et un positionnement régional sélectif.

Les marchés boursiers américains : premiers de classe

Stimulée par la réforme fiscale et les mesures budgétaires, l’économie américaine demeure vigoureuse, et nos indicateurs pointent vers une expansion continue. Les bénéfices et les attentes des investisseurs à cet égard demeurent élevés, le chômage est bas et l’inflation est maîtrisée.

Nous pensons que le rendement des actions américaines restera supérieur à celui des marchés mondiaux, d’où notre décision de majorer la surpondération des titres américains. Les sociétés de technologies de l’information, de produits de consommation discrétionnaire et de soins de santé continuent toutes de générer des bénéfices solides, tandis que les sociétés à faible capitalisation (moins vulnérables aux tensions commerciales mondiales) offrent la diversification voulue.

L’accord commercial conclu, le Canada peut recommencer à respirer

Pour le Canada, la conclusion d’un nouvel accord avec les États-Unis et le Mexique en remplacement de l’ALÉNA est positive dans l’ensemble, malgré quelques concessions dans le secteur agricole. Le dollar canadien a bondi dès l’annonce de la conclusion de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada, qui ne sera toutefois officiel qu’après ratification.

L’économie canadienne s’est renforcée, surtout grâce à des facteurs intérieurs, et le Canada pourrait profiter du dynamisme exacerbé de l’économie américaine avec le nouvel accord en place.

Changement de cycles dans la zone euro

On observe dans la zone euro une divergence des cycles économiques. L’indice des directeurs d’achats, un indicateur clé de l’état de santé de l’économie, semble avoir plafonné. Nous avons donc réduit la surpondération de nos positions allemandes et françaises, car même si elle se poursuit, la croissance de ces économies a ralenti.

La situation du Royaume-Uni est moins réjouissante. L’inquiétude persistante entourant les négociations sur le Brexit nuit aux perspectives de croissance, une situation sur laquelle même les facteurs fondamentaux risquent d’être sans effet à court terme.

Marchés émergents en difficulté

Les économies émergentes s’essoufflent depuis le mois de mars. Un certain nombre de pays (Turquie, Argentine, Venezuela et Russie) éprouvent des problèmes intérieurs, aggravés par la montée du dollar américain et des taux d’intérêt, qui ont un effet négatif sur le rendement.

Les économies émergentes qui dépendent le plus de la chaîne d’approvisionnement mondiale de la Chine pourraient aussi subir le contrecoup des changements de politique économique et monétaire en Chine ou de nouveaux tarifs américains sur les importations.

2. Risques géopolitiques aggravés par la guerre commerciale Chine–États-Unis

Nous surveillons étroitement l’état des relations commerciales entre la Chine et les États‑Unis depuis l’élection du président Donald Trump et, jusqu’à maintenant, l’économie mondiale a absorbé sans trop de problèmes les nouveaux tarifs.

Mais ce désaccord commercial entre les deux plus grosses économies mondiales n’est pas un simple caprice de l’administration républicaine. Les efforts déployés pour empêcher la Chine d’acquérir de façon déloyale la propriété intellectuelle américaine ne tiennent pas de la partisanerie et il faut s’attendre au maintien des pressions commerciales, peu importe le résultat des élections de mi-mandat aux États‑Unis.

Parallèlement, la Chine a orchestré un ralentissement de sa croissance qui, au troisième trimestre de 2018, se situait à 6,5 % sur un an. Nous gardons l’œil sur les indicateurs des politiques monétaire et budgétaire chinoises pour évaluer le risque de répercussions sur la répartition régionale de nos portefeuilles.

3. Hausse contenue des taux d’intérêt

La crise financière est bien terminée et les banques centrales du monde resserrent graduellement leur politique monétaire. Les taux d’intérêt ont monté en Amérique du Nord, mais sont demeurés stables ailleurs dans le monde.

À notre avis, la Banque du Canada calquera sa politique de majoration des taux sur celle, progressive et mesurée, de la Réserve fédérale des États-Unis. Les taux demeurent structurellement bas, les pressions inflationnistes sont faibles et les politiques monétaires, accommodantes.

Le ralentissement causé par la hausse des taux d’intérêt pourrait s’atténuer, car les taux de rendement obligataires se sont stabilisés au cours des six derniers mois et, à moins d’une hausse marquée de l’inflation, ne devrait pas augmenter substantiellement.

Maintenir ses placements pour profiter de tous les cycles

Sur un horizon de douze mois, les statistiques économiques et les facteurs fondamentaux demeurent favorables aux marchés boursiers, malgré un retour à une volatilité plus normale avec ses habituelles fluctuations.

En cette fin de cycle d’expansion économique un peu partout dans le monde, nous soupesons soigneusement tous les facteurs de risque, sans nous arrêter à ceux qui font la manchette. Au moment opportun, nous modulerons notre stratégie en fonction de la situation.

Les portefeuilles de MD sont conçus pour résister aux fluctuations des marchés, préserver les capitaux et profiter des possibilités qui s’offrent partout dans le monde à toutes les phases du cycle économique. Pour plus de renseignements sur notre approche, l’état actuel des marchés ou votre portefeuille, nous vous invitons à communiquer en tout temps avec votre conseiller MD.

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