Message du président et chef de la direction

August 1, 2017

Au début de l’année, nous manifestions un optimisme prudent, mais la plupart des risques que nous entrevoyions alors se sont dissipés au deuxième trimestre et les actions ont offert un rendement supérieur aux titres à revenu fixe. Au deuxième trimestre de 2017, la croissance de l’économie mondiale s’est poursuivie. Les bénéfices des entreprises ont augmenté considérablement dans tous les pays et dans tous les secteurs, et les risques politiques se sont dissipés en Europe.

Toutefois, au moment où les marchés financiers amorcent le deuxième semestre de 2017, on se demande encore s’il y aura ou non un ralentissement économique aux États-Unis. Principal moteur de l’économie mondiale, l’économie américaine conserve en effet une influence déterminante sur les perspectives de croissance mondiale.

Le produit intérieur brut (PIB) réel des États-Unis a augmenté au taux annuel de 1,4 % au premier trimestre de 2017, une révision à la hausse de 0,7 %. En comparaison, au quatrième trimestre de 2016, le PIB réel avait augmenté à 2,1 %. Selon la Réserve fédérale des États‑Unis, il ne faut pas interpréter les résultats du premier trimestre comme une indication du rendement à venir de l’économie en 2017. Toutefois, si la croissance du PIB devait demeurer inférieure à 2 % au deuxième trimestre, cela dénoterait à coup sûr un ralentissement.

En plus de surveiller le PIB des États-Unis, nous exerçons une surveillance étroite sur l’indice des directeurs des achats Markit (indice « PMI ») qui résulte d’une vaste enquête auprès des entreprises et sert d’indicateur avancé de l’état de la santé de l’économie. Même si l’indice PMI des États‑Unis a reculé ces derniers mois, l’enquête indique que le contexte des affaires demeure bon et que les entreprises collaborent pour assurer la croissance de l’économie.

Dans l’un des trois scénarios que nous jugeons possibles d’ici la fin de 2017, la vitalité des marchés boursiers américains se poursuivrait et les mesures de la Réserve fédérale des États-Unis prendraient fin. Dans ce premier scénario, la Réserve fédérale maintiendrait le cap et décréterait une troisième majoration des taux d’intérêt cette année et commencerait simultanément à alléger son bilan dans le but de retirer progressivement les mesures de stimulation de l’économie qui continuerait néanmoins de croître pendant que l’inflation reviendrait graduellement à un niveau conforme aux attentes de la Réserve, soit aux environs de 2 %. Ce scénario est favorable aux marchés boursiers.

Dans notre deuxième scénario, la Réserve fédérale maintiendrait les taux aux niveaux actuels au motif que les pressions inflationnistes ne justifient pas une majoration. Ce scénario tient pour acquis que l’économie maintiendrait une croissance raisonnable. Ce scénario est aussi favorable aux marchés boursiers.

Notre troisième scénario est le moins probable et serait le plus difficile pour les marchés. Dans celui‑ci, la Réserve fédérale continuerait de majorer les taux malgré l’absence de signes clairs d’une reprise de l’inflation, d’où un ralentissement économique inopiné. Nous estimons la probabilité que ce scénario se concrétise à seulement 10 %. Nous pensons que la Réserve fédérale s’en tiendra au premier ou au deuxième scénario, et que les marchés boursiers offriront un rendement supérieur au marché obligataire au cours des 12 prochains mois.

En ce qui concerne le Canada, les statistiques économiques sont relativement attrayantes. Il importe cependant de garder à l’esprit que la reprise actuelle fait suite à une récession technique qui a suivi en 2015 l’effondrement des cours pétroliers et d’importantes réductions des taux d’intérêt par la Banque du Canada. Il est vrai que les cours pétroliers ont remonté par rapport au plancher extrême atteint à cette époque, mais ils demeurent néanmoins à l’intérieur d’une fourchette de 40 à 50 $ US le baril, situation non rentable pour les producteurs canadiens. Nous ne prévoyons aucune remontée des cours pétroliers d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, depuis le tournant du millénaire, le rendement des banques et des sociétés financières canadiennes est extrêmement solide. Elles sont sorties pratiquement indemnes de la crise financière. L’avenir semble cependant moins rose. La flambée des prix immobiliers dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et de marasme dans le secteur de l’énergie pourrait nuire considérablement à la rentabilité des entreprises du secteur financier.

Le Canada est le seul pays développé d’importance dont les marchés boursiers ont reculé depuis le début de l’année. Clairement, les signaux anticipés donnés par la Banque du Canada de sa décision du 12 juillet de relever son taux de financement à un jour de 25 points de base à 0,75 % n’ont pas été bien accueillis. L’indice de référence, l’indice composé S&P/TSX, a reculé de 0,69 % au cours de la période de six mois terminée le 30 juin 2017.

Nous nous soucions de la possibilité que la Banque du Canada, dont le mandat est avant tout de gérer l’inflation, majore trop rapidement ses taux d’intérêt. Actuellement à 1,3 %, le taux d’inflation est considérablement inférieur au taux cible de 2 % et nous ne voyons nulle part de pressions inflationnistes importantes.

La croissance constante de l’économie des États-Unis, principal partenaire commercial du Canada, depuis la crise financière a bien servi le Canada. Toutefois, la remontée récente du dollar canadien provoquée par les attentes de majoration des taux d’intérêt pourrait éroder la compétitivité de nos exportations et causer un ralentissement économique. Dans l’ensemble, comme l’économie mondiale devrait poursuivre sa croissance et comme il est probable que les autorités monétaires canadiennes feront preuve de circonspection dans la majoration des taux d’intérêt, nous maintenons notre optimisme prudent et nous pensons que l’économie canadienne demeurera vigoureuse au deuxième semestre de l’année.

Nous continuons de recommander aux épargnants de maintenir une stratégie de placement axée sur la diversification et sur une gestion active conforme à leur horizon temporel. Pour en savoir plus sur la construction de nos portefeuilles et l’incidence des tendances économiques mondiales sur vos placements, je vous invite à communiquer directement avec votre conseiller MD.

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