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La Banque du Canada laisse le taux cible de financement à un pour cent

Pour une onzième fois de suite, la Banque du Canada a laissé inchangé son taux cible de financement. Le taux est à 1,0 % depuis le 8 septembre 2010, date à laquelle il avait été majoré de 0,75 % à 1,0 %.

Tout comme le 6 décembre 2011, la Banque a réitéré que la conjoncture mondiale s’était détériorée depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire d’octobre dernier. Elle prévoit une récession plus profonde que prévu en Europe, une décélération de la croissance en Chine et la possibilité d’une reprise timide aux États Unis.

Même si les statistiques économiques américaines ont été supérieures aux prévisions au deuxième semestre de 2011, la Banque estime que la reprise se poursuivra à un rythme moins soutenu en raison du processus de désendettement des ménages actuellement en cours, de la mise en œuvre des mesures d’assainissement budgétaire et du contrecoup de la récession européenne sur l’économie américaine.

Compte tenu du ralentissement prévu de la croissance mondiale, la Banque s’attend également à ce que les prix des produits de base, à l’exception du pétrole, soient plus faibles que ce qui avait été antérieurement prévu pour 2013.

En annonçant le maintien de son taux cible à 1,0 %, la Banque a déclaré que la détente monétaire en place au Canada demeurait considérable.

Produit intérieur brut (PIB)

Dans son communiqué, la Banque a laissé entendre que l’économie canadienne avait crû à un rythme plus rapide que prévu au cours des six derniers mois de 2011, mais que les perspectives d’une croissance à venir plus modeste demeurent pratiquement inchangées.

Plus précisément, les exportations nettes continueront de peser sur l’économie aussi longtemps que la demande extérieure demeurera faible et que le dollar canadien affichera la vigueur actuelle. Selon les prévisions, les dépenses des entreprises demeureront considérables malgré l’incertitude mondiale, car les prix des produits de base sont déjà élevés et qu’il est encore possible d’obtenir du financement à des conditions favorables. Grâce justement à cette accessibilité du crédit, on s’attend à ce que le consommateur canadien demeure le principal moteur de la croissance économique et on estime que le ratio des dettes au revenu des ménages augmentera au-delà de son niveau record actuel.

Dans sa plus récente annonce, la Banque indique que l’économie aurait crû de 2,4 % en 2011, et prévoit qu’elle croîtra de 2,0 % en 2012 et de 2,8 % en 2013.

Inflation

L’inflation a peu bougé depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire d’octobre, mais la Banque a révisé ses projections et estime maintenant que l’inflation globale et l’inflation de base devraient ralentir en 2012 pour remonter ensuite vers le taux cible de 2,0 % d’ici le troisième trimestre de 2013. Il importe de souligner que cette projection situe la remontée un trimestre plus tôt que la précédente.

Monnaie canadienne

La décision de maintenir les taux d’intérêt à leur niveau actuel a eu peu d’effet sur le dollar canadien. Le huard demeure en effet stable et à 9 h 3 le 17 janvier, il se négociait à 0,9855 CAD.

Prochaine annonce

La prochaine date d’établissement du taux cible de financement à un jour a été fixée au 8 mars 2012.

Communiqué de presse de la Banque du Canada - 17 janvier 2012