L’art de faire du neuf avec du vieux : retour aux facteurs fondamentaux sur les marchés financiers

January 10, 2013

La fin d’une année est toujours une excellente occasion pour réfléchir sur les événements survenus et pour jeter un regard prospectif sur ceux qui se profilent à l’horizon. Aujourd’hui, pourtant, cet exercice rétrospectif m’emmènera plus loin dans le temps que la seule année qui se termine.

En septembre 2008, Lehman Brothers Holdings, une société mondiale de services financiers, était acculée à la faillite par la perte de la plupart de ses clients, par un plongeon spectaculaire de sa valeur boursière et par la dévaluation de son actif par les agences de notation du crédit. À l’époque, Lehman était la quatrième banque d’investissement en importance aux États-Unis et sa demande de protection en vertu des lois sur la faillite a été un moment déterminant dans la crise financière mondiale de la fin de la première décennie des années 2000.

Au cours des quatre dernières années, les marchés financiers du monde entier ont été mis à rude épreuve, d’où le développement d’une dépendance nouvelle aux mesures des décideurs politiques et à l’abandon progressif des facteurs économiques fondamentaux. Un phénomène d’alternance entre aversion et appétit pour le risque s’est installé, et les marchés n’ont cessé d’osciller entre pessimisme et optimisme. Cet environnement est devenu la « nouvelle donne » sur les marchés financiers mondiaux.

En ce début d’année, nous assistons peut-être cependant au début d’un retour vers les facteurs fondamentaux en matière de décisions de placement. Ces facteurs fondamentaux sont ceux sur lesquels s’appuient les analystes pour déterminer le potentiel de l’actif sous-jacent d’un placement. Cette tendance à s’éloigner de la « nouvelle donne » (la forte dépendance aux décideurs politiques) et à revenir à « l’ancienne donne » (les facteurs fondamentaux) marque pour nous la possibilité d’un retour vers une situation plus normale sur les marchés.

Ce virage ne signifie pas pour autant que les marchés mondiaux sont tirés d’affaire. Nous continuons en effet de penser que l’économie mondiale poursuivra sa croissance à deux vitesses, les économies émergentes demeurant en tête de peloton et le Canada, en excellente position pour prospérer. (Pour en savoir plus sur la perception de MD à l’égard des possibilités et des risques présents sur le marché, je vous invite à regarder une entrevue que j’accordais récemment à BNN sur l’horizon à long terme dans le monde des placements et les possibilités de placement sur les marchés émergents.)

Chaque virage qui s’opère sur les marchés s’accompagne invariablement de nouvelles possibilités et chez MD, notre raison d’être consiste à saisir ces possibilités grâce au travail de gestionnaires de placements chevronnés embauchés en votre nom. Ces quatre dernières années, nous avons perfectionné et affiné nos méthodes afin de nous adapter aux facteurs en présence et à des influences jusque-là inconnues et aujourd’hui, nous allons de l’avant avec optimisme, mais en sondant prudemment le terrain au fil de notre progression.

Nous sommes fiers du travail accompli au cours de la dernière année et nous sommes inspirés par la confiance que vous continuez d’accorder à notre manière de gérer vos placements et de vous conseiller. Si vous souhaitez discuter de la structure de votre portefeuille et des parts de fonds communs ou de fonds collectifs MD qu’il contient, je vous invite à communiquer avec votre conseiller MD.

William R. Horton, Jr., CFA
Chef de la direction des placements
Gestion financière MD

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