Bulletin sur les marchés : T4 de 2016

January 30, 2017

Message du président et chef de la direction

On n’oubliera pas 2016 de sitôt. Si l’économie et les marchés financiers ont été d’abord chancelants, l’année s’est terminée par des gains économiques importants et des rendements boursiers remarquables. La politique et ses répercussions sur les marchés n’ont jamais quitté l’esprit des investisseurs; du vote sur le Brexit au référendum constitutionnel italien en passant par la victoire de Donald Trump, les bouleversements ont été la règle.

Malgré l’incertitude potentielle entourant ces événements politiques, les marchés se sont montrés résilients. À notre avis, cette résilience est surtout le fait d’une reprise cyclique de l’économie mondiale. Elle s’est d’ailleurs manifestée dans les indices des directeurs d’achat – obtenus par des sondages mensuels auprès d’entreprises privées – de partout dans le monde, qui faisaient état d’une croissance des activités commerciales dans de grands secteurs de l’économie.

L’économie a donné d’autres signes encourageants, cette fois sur le plan de l’emploi. D’après les données de Statistique Canada, un nombre accru de chercheurs d’emploi ont intégré le marché du travail en décembre, signe d’un regain de confiance dans l’économie. Aux États-Unis, des données du U.S. Bureau of Labor Statistics indiquent que les salaires ont connu leur plus forte augmentation depuis juin 2009, le taux horaire moyen ayant bondi de 2,9 % en 2016. Au sud de la frontière, le taux de chômage était de 4,7 %, et il y a lieu de croire qu’un renforcement du marché de l’emploi pourrait faire augmenter encore les salaires, et ainsi créer de l’inflation et stimuler la croissance économique.

Au nombre des signes de croissance en 2016, citons aussi la hausse de la demande pour les principaux produits de base. Par exemple, les cours du pétrole ont enregistré leur plus important gain annuel depuis 2009, l’OPEP et certains non-membres ayant accepté de réduire la production. Cette appréciation a profité au Canada : le secteur de l’énergie a clôturé 2016 avec un gain de près de 40 %. Cependant, nous n’entrevoyons pas d’autres hausses importantes, et nous nous attendons à un plafonnement des cours en 2017.

Les marchés boursiers canadiens, dans l’ensemble, ont aussi connu de bons résultats l’an dernier. À preuve, l’indice composé S&P/TSX a clôturé le quatrième trimestre en hausse de 4,54 %, et l’année en hausse de 21,08 %. Le rendement des actions canadiennes a dépassé celui des autres pays développés. Quant aux actions américaines, selon l’indice S&P 500, elles ont gagné 11,96 % en dollars américains. C’est donc dire que notre décision de surpondérer les actions durant une grande partie de l’année s’est avérée profitable pour les clients de MD.

Nous avons profité de la reprise économique que nous avions correctement prévue au quatrième trimestre pour réaliser nos gains et réduire nos positions. Nous avons décidé de passer d’une surpondération des actions à une pondération neutre, un exercice qui consistait essentiellement à réduire la pondération des actions canadiennes.

Nous conservons toutefois une position surpondérée en actions américaines. L’économie des États-Unis continue de faire meilleure figure que celle des autres pays, et les facteurs fondamentaux des actions restent pour la plupart favorables. Il se peut d’ailleurs que les efforts de relance promis par le gouvernement Trump dopent les marchés boursiers américains.

Pour ce qui est des actions européennes et asiatiques, nous maintenons notre sous-pondération. Les risques politiques et économiques demeurent élevés dans beaucoup de régions. Les taux d’intérêt négatifs instaurés par le Japon, une mesure qui consiste à imposer des frais sur les dépôts bancaires pour encourager les épargnants à dépenser, n’ont pas encore eu l’effet stimulant escompté.

En ce qui a trait aux titres à revenu fixe, nos fonds communs et nos fonds collectifs ont dépassé leur indice de référence. Anticipant une augmentation des taux obligataires, nous avons réduit peu avant la fin du troisième trimestre notre surpondération des obligations à long terme, sans pour autant l’éliminer, ce qui a quelque peu tiré les résultats vers le bas, vu l’importance de la hausse des taux en fin d’année. Nous demeurons cependant à l’aise avec notre position, car la croissance et l’inflation mondiales sont encore faibles. En gardant une petite position en obligations à long terme, on peut profiter des avantages de la diversification en cas de courte période d’instabilité.

Beaucoup avaient prévu la décision prise par la Réserve fédérale américaine, à sa réunion de décembre, de relever son taux directeur. La Fed en a néanmoins surpris plus d’un par sa position ferme à l’égard de l’inflation, indiquant qu’elle prévoyait non plus deux, mais trois hausses des taux d’intérêt d’ici la fin 2017. Le calendrier et l’importance de ces hausses feront partie des principaux facteurs à surveiller quant à nos perspectives de placement pour l’année en cours.

À l’aube de 2017, nous restons optimistes, mais prudents, compte tenu de l’excellente fin d’année en 2016 et des prévisions de croissance aux États-Unis. Nous continuons de recommander aux épargnants de maintenir une stratégie de placement axée sur la diversification et sur une gestion active conforme à leur horizon temporel. Pour en savoir plus sur la construction de nos portefeuilles et l’incidence des tendances économiques mondiales sur vos placements, je vous invite à communiquer directement avec votre conseiller MD.

Lire le bulletin complet.

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