Skip to main content

Six erreurs à éviter avec votre REER

Les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) ont vu le jour grâce aux médecins canadiens. Créé il y a plus de 60 ans pour aider les médecins sans régime de pension à épargner en vue de leur retraite, le REER demeure aujourd’hui un excellent outil d’épargne-retraite et instrument de placement.

Les cotisations à un REER peuvent être déduites de votre revenu imposable jusqu’à concurrence d’une limite donnée. Cette déduction entraîne des économies d’impôt immédiates. De plus, les revenus de placement qui s’accumulent dans votre REER ne sont pas imposés, ce qui permet à votre épargne-retraite de fructifier plus rapidement.

Les retraits que vous effectuerez dans l’avenir seront imposés, mais comme vos revenus devraient alors se situer dans une fourchette d’imposition inférieure qu’à l’heure actuelle, vous paierez moins d’impôt dans l’ensemble.

Les règles et les stratégies entourant les REER peuvent être complexes. Comme la date limite de cotisation au REER arrive à grands pas, nous avons dressé à votre intention une liste de six erreurs à éviter.

  1. Penser que le REER n’est pas pour vous

Plusieurs raisons peuvent vous inciter à croire que le REER n’est pas pour vous : vous êtes un étudiant en médecine endetté, un médecin résident pour qui l’allégement fiscal serait minime, ou encore, un médecin exerçant en société qui souhaite épargner à l’intérieur de sa société.

Il est vrai que certaines des raisons susmentionnées peuvent justifier de ne pas avoir de REER. Votre situation pourrait aussi avoir changé en raison de la pandémie de COVID-19. Peu importe, parlez à un conseiller financier qui comprend votre situation; il vous indiquera s’il est pertinent pour vous de cotiser à un REER cette année.

  1. Rater la date limite de cotisation

S’il vous reste des droits de cotisation et que vous avez de quoi cotiser à votre REER, n’attendez pas à la dernière minute! Cette année, la date limite est le lundi 1er mars 2021. Si vous versez votre cotisation après cette date, vous ne pourrez la déduire de votre revenu de 2020.

  1. Verser vos cotisations dans un compte au comptant

Dans leur précipitation pour respecter la date limite, certaines personnes versent leur cotisation dans un compte au comptant et oublient ensuite de l’investir. Que vous fassiez vous-même vos placements ou demandiez l’aide d’un conseiller financier, ne laissez pas votre argent durement gagné dormir dans un compte au comptant.

Vos cotisations REER peuvent être investies entre autres dans des actions individuelles, des fonds communs de placement et des fonds négociés en bourse (FNB). Vous pourrez ainsi accumuler des revenus d’intérêt, des gains en capital et des dividendes en franchise d’impôt.

  1. Dépenser votre remboursement d’impôt comme s’il s’agissait d’argent « gratuit »

Un des aspects les plus agréables des cotisations REER est le remboursement d’impôt qui suit. Bien des contribuables sont tentés d’utiliser cet argent pour s’acheter le tout dernier gadget ou un autre article qui les intéresse. Pourtant, ce remboursement n’est pas de l’argent gratuit. À un certain moment, vous devrez en rendre au moins une partie au fisc.

En effet, vous devrez payer de l’impôt le jour où vous retirerez des fonds de votre REER. Il est donc préférable d’utiliser judicieusement cet argent, par exemple pour rembourser des dettes ou cotiser à votre compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

  1. Dépasser le plafond de cotisation

Il se peut que votre situation financière vous permette de verser une cotisation qui dépasse la limite permise. Ne tombez pas dans ce piège. Pour connaître votre plafond de cotisation, appelez l’Agence du revenu du Canada (ARC) au 1 800 959-8281 ou utilisez son service en ligne « Mon dossier ».

L’ARC vous autorise à verser dans votre REER une cotisation excédentaire maximale à vie de 2 000 $, mais vous ne pouvez pas la déduire de votre revenu. Au-delà de cette somme, vous devrez payer une pénalité mensuelle équivalant à 1 % du montant détenu en sus du plafond de cotisation.

  1. Ne pas désigner votre conjoint (ou une personne à charge) comme le bénéficiaire de votre REER

Si vous ne désignez pas de bénéficiaire pour votre REER, soit à l’ouverture du compte ou dans votre testament, l’argent sera transféré à votre succession lorsque vous décéderez et sera entièrement imposé à titre de revenu.

En revanche, si vous faites de votre conjoint ou conjoint de fait, d’un enfant ou petit-enfant à charge, ou d’un enfant ou petit-enfant handicapé à charge le bénéficiaire de votre REER, les fonds pourront être transférés dans son REER en franchise d’impôt. À noter qu’au Québec,  la désignation du bénéficiaire d’un REER se fait obligatoirement par voie testamentaire.

Cette année, les choses sont bien différentes, et il se peut que votre stratégie REER idéale le soit aussi. Pourquoi vous contenter de conseils génériques qui s’adressent à monsieur et madame Tout-le-Monde? Une planification réfléchie et les conseils judicieux de Gestion financière MD peuvent vous aider à épargner davantage et à avoir l’esprit tranquille.

Pour vous aider à réaliser vos objectifs financiers, il vous faut un plan qui tient compte de votre réalité de médecin, de votre situation personnelle et du contexte actuel. Parlez à un conseiller MD*.  Vous découvrirez que les conseils de professionnels qui connaissent la réalité des médecins peuvent faire toute une différence.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.