Vous travaillez plus à cause de la COVID-19? Points à considérer concernant la hausse de vos revenus

April 23, 2020

La pandémie de COVID-19 a entraîné un déséquilibre soudain mais flagrant dans la charge de travail des médecins. Certains doivent faire de longues et exténuantes heures supplémentaires, tandis que d’autres sont forcés de réduire leur horaire, voire de fermer leur clinique.

Si vous faites partie des premiers (donc, si vous travaillez plus que d’habitude), voici quelques aspects financiers et options à évaluer.

1. Revoir ses objectifs

L’épidémie de COVID-19 apportera, à court et à moyen terme du moins, des changements concrets : dites adieu (ou non merci) aux projets de voyage et aux grands rassemblements comme les mariages. Cependant, vos objectifs financiers prioritaires, par exemple mettre de l’argent de côté pour l’acquisition d’une maison, les études des enfants ou la retraite, demeureront probablement inchangés.

Il se peut aussi que votre travail auprès de patients pendant la pandémie vous affecte profondément et vous incite à revoir vos objectifs. Par exemple, beaucoup de gens sont dans le besoin, ce qui pourrait vous donner l’envie d’être généreux.

2. Réduire au minimum son impôt

La hausse de vos revenus pourrait vous faire passer à une fourchette d’imposition supérieure, mais il y a des moyens de l’éviter. Si vous êtes « incorporé », vous pourriez conserver les fonds supplémentaires dans la société et augmenter les cotisations automatiques à vos comptes de placement, ou encore votre comptable pourrait profiter de la faible valeur actuelle des actions pour effectuer un gel successoral.

Si vous n’exercez pas en société, vous pourriez augmenter simplement vos cotisations à votre régime enregistré d’épargne-retraite (s’il vous reste des droits de cotisation). D’autres stratégies (ex. : prêts à taux prescrit pour le fractionnement du revenu et dons de bienfaisance) permettant de réduire l’impôt exigible s’offrent aussi à vous. Veuillez consulter votre comptable et votre conseiller fiscal.

3. Payer ses dettes

Si vous avez des dettes, le moment est peut-être bien choisi pour en accélérer le remboursement. En principe, vous devriez payer d’abord les dettes portant le plus d’intérêts (cartes de crédit). Si vous avez actuellement des dettes sans intérêt, comme les prêts canadiens aux étudiants, gardez-les pour la fin. Consultez l’article Rembourser ses dettes à l’heure de la COVID-19 : par quoi commencer?

Autre chose : si vous avez deux dettes au même taux d’intérêt dont une est déductible d’impôt, payez celle-là en dernier. Les prêts contractés pour effectuer un placement générant des revenus ou les marges de crédit d’entreprise sont des exemples de dettes déductibles d’impôt.

4. Se préparer pour sa propre urgence COVID-19

Si vous travaillez plus d’heures, il est probable que vous couriez davantage de risques d’être exposé au coronavirus. Il serait sage de mettre de côté les revenus supplémentaires gagnés actuellement au cas où vous tomberiez malade ou devriez rester en quarantaine. Encore une fois, si vous êtes « incorporé », vous pouvez conserver les fonds dans la société pour les sortir plus tard.

La marge de crédit est aussi une bonne solution de secours si vous devez arrêter de travailler. Si vous n’avez pas encore de marge de crédit, demandez-en une tandis que vous êtes en bonne position financièrement.

5. Placer ses revenus excédentaires

Vous pouvez placer votre excédent de revenus à moyen ou à long terme. Comment avez-vous réagi au repli des marchés en mars? Le moment est peut-être venu de réévaluer votre tolérance au risque.

Les marchés boursiers ont chuté de 20 % à 30 % par rapport à leur sommet (selon la date à laquelle vous lisez ceci). Pour maintenir votre cible d’épargne, vous devriez donc en principe racheter des actions et pouvoir le faire à des prix relativement bas. À long terme, ce pourrait être profitable; vous pourriez même parvenir à vos objectifs (de retraite, par exemple) plus rapidement.

Et, pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas revoir votre stratégie de gestion de comptes? Reportez-vous constamment le regroupement des comptes que vous détenez dans différentes institutions parce que la vente des placements entraînerait la réalisation des gains accumulés et des répercussions fiscales? Vous pourriez tirer parti de la correction des marchés pour le faire, à moindres frais.

6. Préserver son épargne-retraite

Vous êtes prêt à ralentir et sur le point de prendre votre retraite? Vos revenus supplémentaires sont peut-être exactement ce qu’il vous faut pour pallier la volatilité des marchés. Vous n’aurez donc pas à puiser tout de suite dans votre portefeuille, et vous pouvez continuer de l’enrichir pour assurer votre retraite future.

Vous étiez à la retraite et avez dû retourner au travail? Vous voudrez peut-être ajuster les retraits de votre société et de votre portefeuille. Si vous retirez déjà des sommes de votre fonds enregistré de revenu de retraite, sachez que le gouvernement a réduit le taux de retrait obligatoire de 25 % pour 2020.

7. Soutenir ses proches

Si vous soutenez des membres de votre famille pendant la crise, vos revenus supplémentaires pourraient bien vous permettre de continuer de le faire, par exemple si vous avez des enfants à l’université qui n’auront probablement pas d’emploi d’été ou encore un frère ou une sœur qui n’a plus de travail ou qui a dû fermer son entreprise.

Si vous avez des questions à propos de votre plan financier et des options qui s’offrent à vous, parlez à un conseiller MD*.

*« Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels d’ordre fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

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