Pleins feux sur un sous-conseiller : des placements durables à la vie de famille, un analyste qui reste fidèle à ses valeurs

October 1, 2019

Principes de placement, compétences en gestion de portefeuille, expertise en recherche, capacité d’innovation et surtout, incroyable personnalité, voilà ce que recherche Gestion financière MD chez ses sous-conseillers mondiaux. Dans cette série, nous vous présentons quelques-unes des personnes qui, en coulisses, font vivre nos fonds communs, fonds collectifs et portefeuilles.

Quand une médecin se marie avec un professionnel des placements, on peut s’attendre à ce que les conversations à table tournent autour de deux thèmes : la médecine et l’argent.

« Ma femme, Anne, est médecin, donc une grande partie de notre cercle d’amis l’est aussi », indique Chris Knapp, analyste de recherche en actions mondiales au sein de la firme montréalaise Jarislowsky Fraser Limited (JFL). « Et bien sûr, ils ont souvent besoin de conseils sur toutes sortes de questions financières ».

Selon M. Knapp, ces questions viennent avec la profession, et sont d’autant plus nombreuses quand on découvre qu’il travaille pour l’une des principales sociétés de gestion financière canadiennes.

En 60 ans, JFL s’est imposée comme une référence pour ses recherches, son approche dynamique de l’actionnariat et son engagement à défendre les intérêts des investisseurs.

Une longue tradition de placements durables

Le fondateur et ancien président de JFL, Stephen Jarislowsky, a contribué à la promotion des droits des actionnaires et de la gouvernance d’entreprise au Canada, et a établi des normes pour des placements responsables d’un point de vue éthique et social, des décennies avant que ces enjeux n’occupent le devant de la scène.

La société investit principalement au nom d’importantes caisses de retraite, fondations et investisseurs privés, et plus récemment, de clients de Gestion financière MD, pour qui elle s’occupe de plusieurs fonds communs, fonds collectifs et portefeuilles, à titre de sous-conseiller.

« Notre entreprise a toujours honoré les promesses qu’elle fait à ses clients », estime M. Knapp, qui a fait ses débuts à JFL il y a presque cinq ans. Ça a toujours été important pour moi de travailler pour une organisation qui a le souci de bien faire les choses et qui prend sa responsabilité fiduciaire très au sérieux, dans le but d’offrir un excellent service à un prix juste et transparent. »

JFL tient aussi compte des risques et des occasions liés à l’environnement, à la société et à la gouvernance dans son processus d’investissement et son analyse des facteurs fondamentaux. Ces enjeux raisonnent ainsi avec ses principes, qui consistent à privilégier les placements durables dans des entreprises de haute qualité.

« C’est un prisme qui nous permet d’évaluer la valeur des entreprises, de déterminer si elles utilisent leurs ressources efficacement, si elles mènent leurs affaires de manière responsable et si elles agissent en bons citoyens, » explique M. Knapp.

Un couple, deux carrières et la conciliation travail-vie personnelle : un défi universel

Chris, un Américain, a rencontré Anne, une Québécoise, à Chicago en 2012. Elle avait obtenu une bourse de recherche postdoctorale en anesthésiologie de la Northwestern University, tandis que lui était analyste principal dans un bureau de gestion du patrimoine fondé par Irving B. Harris, un philanthrope connu pour sa passion des retombées sociales.

Tous deux désireux de faire progresser leur carrière et de s’installer ensemble, ils ont réfléchi aux options les plus profitables à long terme de chaque côté de la frontière américano-canadienne. Ils ont finalement choisi de s’installer à Montréal, ville dans laquelle Anne avait effectué sa résidence, comptait de la famille et pouvait reprendre son poste au sein d’un grand hôpital universitaire.

« Nous avons notamment pris cette décision, car c’était le meilleur endroit pour fonder une famille », se souvient M. Knapp, maintenant fier papa de deux filles, âgées de deux et trois ans et demi.

« Anne a aussi beaucoup plus de flexibilité en travaillant au Canada. Elle occupe un poste stressant et exigeant qui peut vraiment peser sur les épaules des jeunes mères. Le Canada obéit à des pratiques et à des politiques (dans le milieu des soins de santé) beaucoup plus sensées que ce qu’on a observé aux États-Unis. »

Le bon moment pour cibler les pays émergents

Ce sont d’heureuses circonstances qui ont permis à M. Knapp de faire ses débuts à JFL : l’entreprise cherchait à accroître ses capacités de recherche mondiale et s’était lancée dans la création d’un fonds d’actions de marchés émergents.

M. Knapp a été recruté pour s’occuper des entreprises financières sur ces marchés, un secteur important représentant plus de 25 % de l’indice et couvrant 26 pays.

La plupart de ces pays accusent du retard par rapport à l’Europe et à l’Amérique du Nord sur le plan de leurs responsabilités environnementales, sociales et de gouvernance, mais M. Knapp estime que les investisseurs gagnent en influence.

« Les entreprises ne répondent pas toujours à l’ensemble des critères ESG que nous visons dans les pays plus développés. Mais au cours des trois ou quatre dernières années, beaucoup d’organisations avec lesquelles nous faisons affaire ont grandement amélioré leur transparence et leurs pratiques », fait-il remarquer.

JFL trouve aussi dans le secteur financier des occasions d’investir dans des entreprises qui tirent profit des technologies et de modèles de services novateurs pour faire avancer d’importantes initiatives sociales d’inclusion financière. Elles aident notamment les populations défavorisées par des programmes de microcrédit à grande échelle et des réseaux de services bancaires et de paiements mobiles en rapide évolution.

De grands mentors financiers : sa grand-mère et Yale

C’est à Philadelphie que M. Knapp a grandi, et gagné son premier chèque de paie à l’âge de 13 ans, en tant que conseiller de camp d’été. « Ma grand-mère était banquière. Elle m’a dit d’acheter des obligations d’épargne, alors je l’ai fait. Voilà comment j’ai commencé à épargner et à placer de l’argent. »

À son entrée à l’université, M. Knapp était devenu un véritable mordu de l’investissement. Il a ouvert un compte de courtage durant l’envolée des marchés technologiques, à la fin des années 1990. Mais au lieu de spéculer à court terme, il commence à s’intéresser aux entreprises tombées dans l’ombre après avoir connu le succès.

M. Knapp a étudié l’économie à l’Université Yale, où il a adhéré à un club d’investissement étudiant, dont il a finalement cogéré le fonds d’actions de 300 000 $.

« On apprenait le b.a.-ba de l’investissement : on surveillait nos actions sur Yahoo! Finance, on lisait l’actualité financière et on se familiarisait avec les états financiers et les marchés. »

Avide d’en savoir plus, M. Knapp s’est inscrit à un cours du chef de la direction des placements de Yale, David F. Swensen, qui dirigeait avec brio le fonds de dotation de 27 milliards de dollars de l’université. M. Swensen l’a détourné de la pensée dominante axée sur les tendances pour lui montrer comment l’expertise, l’audace et une vision à long terme peuvent porter leurs fruits. C’est l’essence du manuel scolaire devenu un classique, Gestion de portefeuilles institutionnels. « C’était une expérience fascinante. Ce cours a réellement posé les bases de ma vision de l’investissement au service d’un rendement durable des placements », souligne M. Knapp.

Au fil du temps, cette passion a abouti à une carrière qui dure depuis 15 ans. M. Knapp a obtenu une maîtrise en administration des affaires de la University of Chicago Booth School of Business et un titre de CFA, et a travaillé comme associé de recherche et analyste pour des sociétés à Washington, à Chicago, et enfin à Montréal.

Un nouveau chez-soi à Montréal

Dans les années qui ont suivi leur installation à Montréal, M. Knapp et sa femme ont réussi à concilier deux carrières pleines de défis avec l’arrivée de leurs deux filles, et notamment à gérer les longues heures et les conditions parfois stressantes du métier d’anesthésiologiste.

Ce qui les a aidés : des lieux de travail à distance de marche, une famille élargie vaste et disponible au Québec et aux États-Unis, et une indispensable nounou de langue hongroise (avantage en prime : les enfants peuvent maintenant papoter dans trois langues).

« Ces dernières années ont été bien remplies, entre notre déménagement au Canada, mes débuts à JFL et l’agrandissement de notre famille. Mais nous sommes ravis de vivre à Montréal et de profiter de tout ce que la ville a à nous offrir sur les plans personnel et professionnel ».

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