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La Réserve fédérale relève son taux cible

Un timbre du système de réserve fédérale des Etats-Unis.

Principaux points à retenir

  • La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a relevé la fourchette cible du taux des fonds fédéraux (0,25 % à 0,50 %).
  • Des hausses additionnelles de taux sont à prévoir.
  • L’inflation, qui demeure soutenue, préoccupe.

Comme prévu, la Fed a annoncé mercredi après-midi une première hausse depuis 2018 de la fourchette cible du taux des fonds fédéraux, qui se situe maintenant entre 0,25 % et 0,50 %. Dans son énoncé, la banque centrale a fait remarquer que d’autres augmentations seraient sans doute indiquées, tout comme la réduction de ses avoirs en valeurs du Trésor et en titres d’agences adossés à des créances hypothécaires. Les décisions seront prises lors des prochaines réunions du Federal Open Market Committee.

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine freine la croissance mondiale et alimente l’inflation

Les conséquences du conflit sur l’économie demeurent, pour l’instant, incertaines. Toutefois, mon collègue Wesley Blight a expliqué au début du mois que l’invasion de l’Ukraine par la Russie devrait probablement faire augmenter à la fois les prix et l’inflation. Elle devrait aussi accentuer la volatilité sur les marchés, comme nous l’avons déjà constaté, et peser sur la croissance économique mondiale.

Les indicateurs demeurent solides, la croissance est révisée à la baisse pour 2022

La Fed a déclaré que les indicateurs de l’activité économique et de l’emploi continuent de prendre de la vigueur. En outre, il y a eu de nombreuses créations d’emplois au cours des derniers mois et le taux de chômage a considérablement reculé. Néanmoins, en raison du taux d’inflation résolument élevé et des sanctions économiques mondiales contre la Russie, la banque centrale américaine a revu la croissance à la baisse pour 2022, de 4,0 % à 2,8 %. 

L’inflation reste obstinément élevée

Bien que la Réserve fédérale estime toujours que l’inflation se rapprochera de sa cible de 2,0 % à long terme, elle demeurera élevée en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande causé par la pandémie, des forts prix de l’énergie et du conflit en Ukraine. Dans ses dernières projections, la banque centrale a révisé ses prévisions d’inflation à la hausse pour 2022 (de 2,6 % à 4,3 %), pour 2023 (de 2,3 % à 2,7 %) et pour 2024 (de 2,1 % à 2,3 %).

D’autres majorations de taux sont à venir

Étant donné qu’elle cherche à s’attaquer à l’inflation, la Réserve fédérale s’attend maintenant à ce que le taux médian des fonds fédéraux s’établisse à 1,9 % en 2022, à 2,8 % en 2023, à 2,8 % en 2024 et à 2,4 % à long terme, soit beaucoup plus qu’elle prévoyait à la fin de 2021. Par conséquent, six hausses de taux additionnelles devraient avoir lieu en 2022 et trois en 2023, comparativement à trois par année auparavant.

Après avoir atteint des niveaux élevés mercredi, l’indice S&P 500 a cédé près de 1 % dans la foulée de l’annonce. Il a ensuite non seulement regagné le terrain perdu, mais a clôturé la journée en hausse de 2 % par rapport à la veille. De la même manière, les taux de rendement des obligations américaines de toutes les échéances ont augmenté et le dollar américain s’est apprécié par rapport aux principales devises. La situation s’est ensuite renversée au fur et à mesure que les acteurs du marché ont assimilé la nouvelle.

Réduction du risque du portefeuille

Au début de la semaine, nous avons diminué l’ensemble de nos positions en actions pour réduire le risque, mais nous conservons tout de même une surpondération. Notre scénario de base prévoit toujours un ralentissement de la croissance. Le risque d’une récession s’est accentué, particulièrement dans la zone euro. Les États-Unis et la Chine restent en bonne position pour gérer la hausse des prix des produits de base, ce qui devrait permettre d’éviter une contraction généralisée de l’économie mondiale. Toutefois, la stratégie « zéro COVID » de la Chine continue de peser lourdement sur ses marchés et sur l’ensemble de l’économie.

Nous conservons une surpondération en actions américaines, une légère surpondération en actions canadiennes, une sous-pondération en actions internationales et une pondération neutre en actions des marchés émergents, bien que nous ayons réduit toutes nos positions.

Nous avons accentué notre sous-pondération en liquidités afin d’accroître nos placements en titres à revenu fixe en prévision du déplacement prévu de la courbe des rendements aux États-Unis et pour abaisser le risque global du portefeuille.

Pour obtenir des précisions sur l’annonce de la Réserve fédérale, sur notre positionnement ou sur votre portefeuille, veuillez communiquer avec votre conseillère ou conseiller MD*.

La prochaine annonce de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt est prévue le 4 mai.

 

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

RICHARD SCHMIDT, CFA, est gestionnaire de portefeuille adjoint dans l’équipe Gestion multiactif. Il s’occupe principalement des fonds et des fonds collectifs d’actions nord-américaines.

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