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La Banque du Canada maintient sa politique de détente monétaire

Avec l’incertitude causée par la pandémie, le besoin continu de mesures de stimulation et l’imminence des élections américaines, la Banque du Canada a annoncé sans surprise mercredi qu’elle maintenait son taux de financement à un jour à 0,25 %.

Maintien de la détente monétaire

Outre sa décision de maintenir les taux d’intérêt à leur valeur plancher, la Banque a fait état de ses plans en matière d’assouplissement quantitatif. Elle privilégiera les achats d’obligations à plus long terme « qui ont une influence plus directe sur les taux d’emprunt les plus importants pour les ménages et les entreprises », et elle réduira graduellement le montant total minimum de ses achats à quatre milliards de dollars par semaine. Cette volonté de soutenir la croissance économique diffère de l’objectif initial de son programme d’assouplissement, qui était d’assurer le bon fonctionnement des marchés financiers.

Ralentissement de la croissance mondiale après la vigoureuse relance créée par la réouverture

Comme la plupart des observateurs s’y attendaient, la croissance a ralenti après le bond qui a accompagné la réouverture des économies un peu partout dans le monde. L’incertitude causée par la pandémie et la multiplication des cas de COVD-19 dans bien des régions pèsent sur les perspectives économiques. Ces facteurs sont aussi une des raisons pour lesquelles la croissance continue de reposer largement sur les mesures de soutien des autorités publiques. Dans l’ensemble, la Banque du Canada estime que le PIB mondial se contractera d’environ 4 % cette année, pour ensuite croître d’un peu plus de 4,5 % en moyenne en 2021 et 2022.

Une situation similaire au Canada

La Banque du Canada a été favorablement surprise cet été par le rebond de l’emploi et du PIB plus prononcé que prévu pendant la réouverture de l’économie. Elle s’attend maintenant à ce que l’économie passe à une phase de récupération plus modérée à l’intérieur de la période de projection. La Banque estime que l’économie canadienne se contractera d’environ 5,5 % en 2020, puis qu’elle progressera en moyenne de près de 4,0 % en 2021 et 2022. Elle a expliqué que la croissance serait vraisemblablement lente et en dents de scie, influencée par l’évolution de la pandémie, d’où le maintien d’un écart de production.

Les prix du pétrole demeurent bas, mais ceux des produits de base non énergétiques ont amplement regagné le terrain perdu. En raison de la dépréciation généralisée du dollar américain, le dollar canadien s’est surtout apprécié depuis l’été. La baisse des prix de l’énergie explique dans une large mesure la faiblesse de l’inflation, qui restera vraisemblablement faible à court terme.

Une annonce qui confirme notre point de vue

Pour l’instant, nous continuons de penser que les taux d’intérêt demeureront exceptionnellement bas dans un avenir prévisible et que les décideurs maintiendront les mesures de soutien tant que la reprise ne sera pas bien engagée. Il serait donc inutile en ce moment de modifier notre stratégie, car nos portefeuilles demeurent prudemment positionnés pour un contexte de bas taux d’intérêt, de détente monétaire, de volatilité normalisée et de relance de la croissance économique.

Si vous avez des questions ou souhaitez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.