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Fellowship aux États-Unis : options de visa pour les stagiaires canadiens

Tout Canadien qui prévoit faire un stage de formation complémentaire (fellowship) aux États-Unis doit obtenir un visa ou demander le statut de TN. Quelles sont les options de visa à votre portée et l’une de ces options est-elle à privilégier? Voici un aperçu des visas qu’on pourrait vous offrir selon votre situation : 

Le visa H-1B : pour prolonger éventuellement le séjour aux États-Unis après le stage

Le visa H-1B est réservé aux personnes parrainées par un employeur. Son principal avantage est que moyennant le respect de certaines conditions, il permet au titulaire de rester aux États-Unis pour y exercer la médecine après le stage. Ce visa est cependant de plus en plus difficile à obtenir.

L’employeur doit payer les droits exigés qui peuvent se chiffrer à quelques milliers de dollars. Le nombre de visas H-1B délivrés est assujetti à une limite et les employeurs sont tenus de payer au stagiaire le salaire usuel.

Pour obtenir ce genre de visa, vous devez réussir l’examen USMLEMD (étape 1, étape 2 CK et étape 3). Le visa a une validité initiale de trois ans et peut être prolongé pour une autre période de trois ans. 

Si vous obtenez un visa H-1B, vos enfants de moins de 21 ans et votre conjoint ou conjoint de fait peuvent obtenir un visa H-4 qui les autorise à demeurer avec vous aux États-Unis tant et aussi longtemps que votre visa demeure valide. Votre conjoint peut aussi pendant cette période légalement travailler ou lancer une entreprise aux États-Unis.

Le visa J-1 : le plus couramment utilisé par les stagiaires

La plupart des programmes offrent aux médecins en formation complémentaire le visa J-1, un « visa pour participant à un programme d’échange » parrainé par la Educational Commission for Foreign Medical Graduates (ECFMG). 

L’ECFMG délivre un formulaire DS-2019, soit un certificat d’admissibilité à un programme d’échange de concert avec l’établissement d’enseignement. Vous devrez payer les frais SEVIS  (actuellement de 220 $US) même si certains établissements acceptent parfois de les payer.

Astuce : Négociez le paiement de ces frais avec l’employeur ou demandez au programme de les couvrir.

Pour obtenir un visa J-1, vous devez avoir réussi l’examen USMLEMD (étape 1, étape 2 CK) ou l’équivalent. Un des avantages de ce visa est que votre conjoint pourra obtenir un permis de travail, une possibilité que n’offrent pas les autres visas.

Le visa J-1 est assorti d’une obligation de retour « physique » de deux ans dans le pays d’origine, ce qui signifie que lorsque vous aurez terminé votre stage aux États-Unis, vous devrez rentrer au Canada pendant au moins deux ans avant de pouvoir travailler de nouveau aux États-Unis. (Le but de ce programme d’échange est de donner de nouvelles idées aux ressortissants étrangers pour qu’à leur retour dans leur pays, ils partagent les connaissances acquises.)

Il est possible, mais extrêmement difficile, d’obtenir une exonération à l’obligation de retour « physique » de deux ans dans le pays d’origine. Chaque État a droit à cinq exonérations par année par spécialité en vertu du programme d’exonération Conrad 30.

Le visa O-1A : pour les personnes dotées de capacités exceptionnelles

Le visa O-1A est destiné aux ressortissants étrangers qui possèdent en science, en art, en éducation, en affaires ou en sport des habiletés que seul « un petit pourcentage de personnes appartenant à l’élite de leur domaine » possèdent. Si vous faites de la recherche et que vous avez publié dans une revue ou avez été conférencier invité dans un congrès, vous pourriez être admissible au visa O-1A.

Votre employeur doit présenter en votre nom une requête accompagnée de pièces justificatives requises. La période de séjour initiale peut durer jusqu’à trois ans avec une possibilité de prolongation d’un an. Les frais du visa sont payés par vous, et non par votre employeur. Les diplômés étrangers et les personnes qui n’ont pas réussi tous leurs examens USMLE sont souvent de bons candidats pour l’obtention de ce visa. Le conjoint du titulaire d’un visa O-1A peut l’accompagner s’il obtient un visa O-3, mais il lui est interdit de travailler aux États-Unis ou ailleurs dans le monde.

Le statut TN : pour les chercheurs et enseignants

Le statut TN (pour « Trade National ») permet, en vertu de l’ACEUM, aux citoyens canadiens admissibles de résider temporairement aux États-Unis pour mener des activités professionnelles. Les citoyens canadiens n’ont pas besoin d’un visa TN. Ils peuvent en faire la demande à leur point d’entrée aux États-Unis ou à un centre de prédédouanement en présentant les documents requis. Toutefois, votre programme de stage exigera probablement que vous produisiez à l’avance les documents nécessaires à l’obtention de votre visa, ce qui vous obligera à obtenir votre statut TN avant votre arrivée dans le pays pour votre stage.

Le statut TN peut être utilisé pour les stages de recherche ou d’enseignement, mais pas pour des stages de travail clinique. Aucune exigence de salaire minimum n’est imposée et vous pouvez demeurer sur le territoire américain au maximum trois ans.

Le visa B-1 : pour les stages de courte durée

Le visa temporaire pour affaires B-1 vous permet de pénétrer sur le territoire des États-Unis pour une période maximale de six mois pour une formation à court terme, ou un congrès scientifique, éducatif, professionnel ou commercial.

En tant que médecin titulaire d’un visa B-1, vous pouvez observer les pratiques médicales américaines et consulter des collègues américains sur des techniques particulières. Il vous est cependant interdit de soigner des patients ou de recevoir quelque forme de rémunération que ce soit d’une source américaine. Votre conjoint peut vous accompagner s’il est lui-même titulaire d’un visa de tourisme B-2, mais il lui est interdit de travailler.

Avant de partir pour votre stage, préparez-vous bien

Lorsque vous postulez pour un fellowship aux États-Unis, informez-vous du genre de visa que votre programme est disposé à parrainer.

Lorsque vous aurez été accepté et que les dispositions auront été prises pour obtenir votre visa, de nombreux autres facteurs doivent être pris en compte :

  • Dans quel pays devrez-vous payer votre impôt?
  • Quelles sont les assurances dont vous aurez besoin pendant votre séjour aux États-Unis?
  • Quelles contraintes vous seront imposées dans la gestion de vos placements pendant votre séjour à l’extérieur du Canada?

Il est important de très bien se préparer avant de partir du Canada et avant d’y revenir.

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* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.