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Le secret de bonnes habitudes financières pour les médecins résidents

           

Pour de nombreux étudiants en médecine, l’endettement fait partie de la vie. La plupart s’endetteront considérablement pendant leurs études en contractant des prêts étudiants ou une marge de crédit, ou les deux.

Lorsque s’amorce leur résidence, la réception d’un premier chèque de paie constitue donc un changement très apprécié.

Le salaire des médecins résidents est dicté par les conventions collectives intervenues entre les associations provinciales de médecins résidents et les organisations de santé. Par conséquent, tous les résidents d’une même province appartenant à la même cohorte touchent le même salaire.

En Colombie-Britannique, par exemple, tous les résidents de première année gagnent 55 849 $ par année (au 1er avril 2020). Après prélèvement de l’impôt sur le revenu et des autres déductions, il leur reste environ              3 660 $ par mois.

Une fois payées les dépenses mensuelles (logement, nourriture, transport, téléphone/Internet et ainsi de suite), il ne reste probablement plus grand-chose, selon le coût de la vie là où ils habitent.

Essayer d’épargner ou de rembourser une dette par ailleurs énorme est-il vraiment sensé dans ce contexte? Ne serait-il pas plus simple d’attendre d’être médecin de plein droit et de gagner des revenus plus substantiels? Voilà qui semble raisonnable, du moins en théorie.

Pourquoi se serrer la ceinture pour n’épargner qu’un maigre 150 $ par mois? La réponse est toute simple : pour en prendre l’habitude.

Adoptez de bonnes habitudes financières dès maintenant

À cette étape de leur vie professionnelle, les médecins résidents ont tout intérêt à voir la planification financière non seulement comme une fin en soi, mais aussi comme un exercice pour développer de bonnes habitudes. À force de répétition, ces habitudes deviennent des automatismes. Après tout, c’est en forgeant qu’on devient forgeron!

Comme le fait remarquer Charles Duhigg dans son livre à succès de 2012 Le pouvoir des habitudes : changer un rien pour tout changer : « Les champions ne font rien d’extraordinaire : ils font des choses ordinaires, mais sans y penser, à un rythme trop difficile à suivre pour les autres. Ils ne font que s’en tenir à leurs habitudes. »

Il est facile de croire, au premier abord, que gérer ses finances est une chose complexe qui demande beaucoup de temps. En fait, le secret est de s’habituer à le faire, peu importe l’argent dont on dispose pour rembourser sa dette, épargner ou effectuer des placements. Vous aurez cela de moins à apprendre une fois la résidence terminée, quand vous commencerez à pratiquer et que vous devrez faire face à de nouvelles réalités financières plus complexes.

Voici trois aspects de vos finances sur lesquels vous pencher durant votre résidence : 

1. Faites le bilan de vos dettes. 

Vérifiez le solde de votre prêt étudiant et de votre marge de crédit. Les prêts étudiants sont habituellement assortis d’un délai de grâce qui vous laisse six mois après la fin de vos études pour commencer les remboursements. Cela dit, notez que les intérêts, eux, s’accumulent dès le départ. 

Vous pouvez évaluer le montant mensuel à consacrer au remboursement de votre prêt étudiant grâce à l’Estimateur de remboursement des prêts de Ciblétudes. Par exemple, selon cet outil, si votre prêt s’élève à 50 000 $ et que vous comptez le rembourser sur 10 ans dès la fin de votre formation, vous devrez faire des paiements mensuels de 465 $ par mois (en supposant un taux d’intérêt de 2,45 %1).

Voilà qui représente 5 580 $ par année. Pour certains résidents, ce peut être bien plus, soit plusieurs dizaines de milliers de dollars par année si l’on inclut les marges de crédit. Il faut évidemment tenir compte de cette somme dans son budget. 

2. Analysez vos entrées et sorties de fonds et remboursez votre dette en conséquence. 

Supposons que votre revenu mensuel après impôts se chiffre à 3 660 $. Déterminez à combien s’élèvent vos frais de subsistance et autres dépenses pour savoir ce qu’il vous restera. 

Par exemple, si vous avez besoin de 2 800 $ par mois pour le loyer, la nourriture, le transport et les autres dépenses, il vous restera 860 $. Choisissez le montant à consacrer au remboursement de votre dette et faites-le prélever automatiquement dans votre compte les jours de paie. La calculatrice des revenus et dépenses peut vous aider à gérer votre budget.

3. Établissez un régime d’épargne et de placement. 

Disons qu’une fois toutes les dépenses payées, la dette y comprise, il vous reste 150 $. 

Épargner une somme aussi dérisoire vaut-il vraiment la peine à cette étape de votre vie professionnelle? La réponse est « oui », car vous prendrez ainsi l’habitude d’épargner et de placer votre argent. Même s’il s’agit de bien peu au départ, une épargne annuelle de 1 800 $ peut croître considérablement au fil du temps. Pour y arriver, vous pourriez établir des cotisations automatiques – un moyen simple et efficace d’épargner et d’investir à intervalles réguliers. 

Utilisez notre calculatrice de croissance composée pour voir le potentiel de croissance de votre épargne.

En commençant tôt, vous vous habituerez à gérer votre argent et à négocier les hauts et les bas des marchés pour vous rapprocher de vos objectifs financiers. Ainsi, une fois que vous gagnerez le revenu d’un médecin de plein droit, prendre des décisions financières vous sera plus facile.

Investir en soi, c’est payant. Encore plus avec nous.

MD et la Banque Scotia souhaitent vous aider avec vos placements. Elles vous offriront donc jusqu’à 500 $ si vous établissez des cotisations automatiques ou augmentez vos cotisations déjà en place dans un compte de placement MD d’ici le 31 octobre 2020.

MD y versera un montant équivalent à vos cotisations, jusqu’à concurrence de 250 $. Si les fonds cotisés proviennent d’un compte de la Banque Scotia, celle-ci versera également jusqu’à 250 $ dans votre compte de placement, selon le montant de vos cotisations.

Pour connaître tous les détails de cette offre, cliquez ici. Pour commencer à cotiser, communiquez avec votre conseiller MD2.

1 Le taux préférentiel est le taux d’intérêt que les grandes banques et les institutions financières accordent à leurs meilleurs clients. Au moment de la rédaction de cet article, le taux préférentiel était de 2,45 %. Si vous bénéficiez d’un prêt d’études canadien, vous pouvez choisir soit un taux d’intérêt variable équivalant au taux préférentiel, soit un taux d’intérêt fixe équivalant au taux préférentiel + 2,0 %. À noter que si vous choisissez le taux variable, le montant de vos versements et l’intérêt total payé pourraient fluctuer, selon les changements apportés au taux préférentiel.

2 « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

Les produits et services bancaires et de crédit sont offerts par La Banque de Nouvelle-Écosse (la « Banque Scotia »). Les produits de crédit et de prêts sont soumis à une approbation du crédit par la Banque Scotia.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.