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Début d’amélioration des conditions financières : maintien des taux de la Banque du Canada

Comme prévu, la Banque du Canada a maintenu mercredi matin son taux cible de financement à un jour à 0,25 %. Pour l’instant, aucune augmentation des taux n’est prévue avant deux ans. La Banque a par ailleurs indiqué que les programmes mis en œuvre pour assurer les fonctions de base du marché pendant le repli économique récent ont eu l’effet salutaire recherché sur les conditions du marché à court terme.

Le ton plus optimiste de la Banque a favorisé une légère augmentation du taux de rendement des obligations à moyen et à long terme du gouvernement canadien et une appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain. Sous l’impulsion des titres financiers, les marchés boursiers canadiens ont aussi évolué favorablement, mais davantage en réaction aux fluctuations des marchés mondiaux qu’en raison de l’annonce de la Banque.

La COVID-19 freine l’économie mondiale, mais le scénario le plus pessimiste semble avoir été évité

La pandémie et l’interruption de l’activité économique ont manifestement eu des conséquences nocives pour l’économie mondiale et les marchés financiers, mais les efforts coordonnés sans précédent des décideurs du monde entier ont créé la protection souhaitée. La Banque du Canada a probablement raison de dire que l’impact négatif de la pandémie semble avoir atteint son sommet, mais avec l’assouplissement inégal des restrictions d’une région à l’autre du pays, l’incertitude persiste et le redémarrage de l’économie mondiale s’étalera vraisemblablement sur une longue période.

La Banque affirme que les conditions financières se sont améliorées et que les prix des produits de base ont remonté. « Au Canada, la pandémie a entraîné des pertes de production et d’emplois historiques. Cela dit, l’économie canadienne semble avoir évité le scénario le plus pessimiste présenté dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’avril de la Banque. Au premier trimestre, le niveau du PIB réel était 2,1 % plus bas qu’au quatrième trimestre de 2019. »

Un deuxième trimestre lent, mais des perspectives plus optimistes pour le troisième

En raison du moment où la pandémie et le récent choc pétrolier sont survenus, le PIB réel du Canada devrait encore reculer au deuxième trimestre. Selon la Banque, un nouveau recul de 10 % à 20 % est à prévoir, car les mesures de confinement continueront de nuire à la production. Il semble que l’écart entre le sommet et le creux sera moins prononcé que ce qu’on avait initialement prévu. Malgré la persistance d’une forte incertitude, la Banque du Canada prévoit un retour à la croissance dès le troisième trimestre.

Réduction des mesures du soutien

Vu l’amélioration des conditions, la Banque du Canada a annoncé son intention de réduire la fréquence de certaines mesures de soutien au marché, ajoutant du même souffle qu’elle demeure prête à ajuster ses programmes si les conditions du marché le justifient. Soulignons que d’autres programmes, notamment ceux d’achat d’obligations des gouvernements fédéral et provinciaux et de sociétés, seront maintenus jusqu’à ce que la reprise économique soit bien enclenchée.

Conjuguées au très bas niveau du taux cible de financement à un jour, ces politiques exceptionnelles continuent de doper l’économie, mais elles demeurent nécessaires, car celle-ci est encore bien loin de tourner à plein régime et l’inflation demeure nettement inférieure au taux cible (2,0 %).

La Banque du Canada a conclu en indiquant qu’elle se concentrera désormais sur le retour à la croissance économique, le plein emploi et le taux cible d’inflation.

Pas de changement de stratégie

Malgré le ton plus optimiste de la Banque du Canada, aucun resserrement de la politique monétaire n’est à prévoir de sitôt, en ce début de mandat du gouverneur Tiff Macklem. Nous ne jugeons donc pas nécessaire d’ajuster le positionnement de notre portefeuille.

Si vous désirez obtenir plus de détails, communiquez avec votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

Wesley Blight, CFA, CIM, FCSI, is an Assistant Vice President with the Multi-Asset Management team at MD Financial Management. He is responsible for the investment results of the firm’s fixed income and multi-asset products.

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