Le guide indispensable du financement des études de médecine

          

Réduire le stress financier en faisant appel aux meilleures solutions de financement, des études à la résidence

Chaque année, près de 3 000 étudiants sont admis dans une des 17 facultés de médecine du Canada. Parmi ces étudiants, dont vous faites peut-être partie, bon nombre rêvent depuis fort longtemps à rendre le monde meilleur en pratiquant la médecine.

Or, dans vos rêves, vous n’avez probablement jamais songé à tout l’argent qu’il vous faudrait pour devenir médecin. En effet, selon l’Association des facultés de médecine du Canada, la dette médiane accumulée par les diplômés en médecine se chiffre à 100 000 $, et 40 % des étudiants déclarent avoir contracté une dette de 120 000 $ ou plus.

Ajoutez ce montant à la dette des études universitaires de premier cycle, soit 26 000 $ pour le diplômé canadien moyen, et vous obtiendrez une rondelette somme, que vous devrez probablement commencer à rembourser dès que vous ne serez plus considéré comme un étudiant.

Source : Association des facultés de médecine du Canada

Il existe différentes sources de financement pour les étudiants en médecine, des bourses d’études aux programmes gouvernementaux de prêts et bourses. Pour être en mesure de bien gérer les sommes dont vous disposerez, vous devez d’abord connaître les options qui s’offrent à vous.

Le présent guide renferme des stratégies applicables aux types de financement les plus courants, que vous pouvez suivre, étape par étape :

  1. Présenter des demandes de bourses d’études pour emprunter le moins possible.
  2. Profiter au maximum des programmes gouvernementaux de bourses pour les étudiants afin de réduire sa dette au minimum.
  3. Recourir aux programmes gouvernementaux de prêts étudiants pour payer les autres dépenses.
  4. Se bâtir un bon dossier de crédit pour assurer sa sécurité financière.
  5. Obtenir une marge ou une ligne de crédit en cas de besoin.
  6. Établir un budget rigoureux pour éviter de s’endetter inutilement.
  7. Pendant ses études, prendre de bonnes habitudes financières pour se préparer pour la résidence.
  8. Après l’obtention du diplôme, présenter des demandes d’exonération de remboursement des prêts étudiants et d’allégement des dettes.
  9. Se doter d’un plan financier adapté à ses besoins.

 

Présenter des demandes de bourses d’études

Les bourses d’études constituent la première source de financement à considérer, puisque vous n’aurez pas à les rembourser. Elles sont octroyées en fonction du mérite, par exemple les résultats scolaires ou autres facteurs, comme les besoins financiers ou les contrats d’obligation de service.

La Fondation médicale canadienne offre des bourses d’études à des étudiants en médecine en partenariat avec les associations médicales provinciales et territoriales et les universités d’un peu partout au Canada. Par exemple, l’Alberta Medical Association attribue des bourses d’études aux étudiants de la province. Les dates limites pour présenter ces demandes sont habituellement à la fin de l’automne ou de l’hiver. Surveillez donc ces dates, et envoyez vos demandes de bonne heure.

Soyez conscient, toutefois, que le montant des bourses d’études ne suffira peut-être pas à payer toutes vos dépenses. Vous devrez probablement trouver d’autres sources de financement, telles que les programmes gouvernementaux de bourses et de prêts étudiants ou autres types de prêts.

Penchons-nous d’abord sur les bourses du gouvernement.

Profiter au maximum des programmes gouvernementaux de bourses pour les étudiants

Les bourses du gouvernement constituent une excellente option pour le financement des études, car vous n’aurez pas à rembourser les sommes reçues. Les bourses canadiennes d’études s’adressent aux étudiants qui veulent faire des études postsecondaires et leur sont attribuées selon leurs besoins financiers.

Présentez des demandes auprès des gouvernements fédéral et provincial ou territorial. Le montant que vous pouvez recevoir varie non seulement en fonction de vos besoins financiers, mais également de la province dans laquelle vous ferez vos études de médecine. Le montant auquel vous aurez droit ne sera établi qu’au moment où vous présenterez votre demande.

Il existe des bourses réservées à certaines catégories d’étudiants, par exemple à ceux qui ont des personnes à charge, aux personnes handicapées, aux membres des Premières Nations et aux Inuits. Néanmoins, la plupart des bourses sont attribuées en fonction des besoins financiers des étudiants et offertes à l’ensemble des Canadiens.

Même si vous recevez une bourse du gouvernement (en plus de toute autre bourse d’études), vous devrez probablement emprunter pour payer les autres dépenses liées à vos études de médecine. La prochaine étape de financement est la plus stressante : l’endettement.

Programmes gouvernementaux de prêts étudiants

L’idée de devoir emprunter d’importantes sommes ne vous enchante peut-être pas, et il se peut que vous vous sentiez dépassé en cours de route. Nous croyons que des conseils judicieux vous aideront à bien vous en tirer au lieu de vous enliser.

Avant de demander de l’aide financière, consultez un conseiller. Idéalement, cette personne devrait s’y connaître en financement des études de médecine. De l’étape de la demande de prêt jusqu’à la fin de votre résidence, un spécialiste des services financiers peut vous aider à optimiser les solutions de financement qui s’offrent à vous, à gérer votre dette, puis à la rembourser le moment venu.

Les conseillers MD* ont l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour guider les étudiants dans leurs décisions financières pendant leurs études et au-delà. Ils peuvent vous aider à partir du bon pied.

Il convient de souligner que votre situation financière peut influer sur les sommes qui peuvent vous être accordées par les gouvernements. Par exemple, si vous avez de l’argent dans un compte d’épargne libre d’impôt, le montant auquel vous aurez droit pourra diminuer. Si vous êtes marié ou vivez en union de fait, les biens de votre conjoint peuvent aussi être pris en considération dans le calcul des sommes auxquelles vous aurez droit.

Se bâtir un bon dossier de crédit

Peu importe la profession ou la spécialité que vous exercerez, votre dossier de crédit aura une grande incidence sur votre vie, plus tard. Si vous montrez que vous êtes un emprunteur digne de confiance, vous maintiendrez, voire vous améliorerez, votre cote de solvabilité. Votre expérience se répercutera également sur votre capacité d’emprunter dans l’avenir (et le taux d’intérêt dont vous bénéficierez), par exemple, pour l’achat de votre première maison.

La cote de solvabilité se situe entre 300 et 900. Plus la cote est élevée, plus vous êtes solvable. Ainsi, si vous payez vos factures (et remboursez vos prêts) à temps, votre cote de solvabilité augmentera. À l’inverse, si vous ne faites pas vos paiements à l’échéance (ou du tout), votre cote diminuera.

Source : Equifax

Que vous le vouliez ou non, les agences d’évaluation du crédit (TransUnion et Equifax au Canada) assurent un suivi de votre dossier de crédit et évaluent votre viabilité à titre d’emprunteur. Votre dossier de crédit est mis à jour chaque fois que vous demandez un prêt ou une marge de crédit. L’information que vous fournissez dans votre demande de prêt sert à mettre à jour votre cote de solvabilité. L’un des facteurs qui vous aidera à conserver une cote élevée est la durée d’un prêt ou de votre expérience comme détenteur de carte de crédit (plus c’est long, mieux c’est).

Vérifiez votre dossier de crédit et votre cote de solvabilité. TransUnion et Equifax peuvent vous envoyer une copie de votre dossier de crédit par la poste (votre cote de solvabilité n’y figurera toutefois pas). Moyennant certains frais, les deux agences pourront néanmoins vous donner accès à votre dossier de crédit et à votre cote de solvabilité en ligne.

Si votre cote est de 700 ou plus, vous devriez bénéficier des meilleurs taux d’intérêt. Toutefois, si elle est inférieure à 650, il se peut que vous ne puissiez pas accéder à du nouveau crédit. Le fait de vérifier votre propre dossier de crédit n’a aucune incidence sur votre solvabilité; n’hésitez donc pas à vous informer.

Obtenir une marge ou une ligne de crédit

Après avoir présenté des demandes de bourses d’études ainsi que de prêts et bourses étudiants gouvernementaux, vous trouverez fort probablement qu’il vous manquera encore de l’argent pour financer vos études. Le cas échéant, vous pourrez présenter une demande de marge de crédit pour étudiants.

La marge de crédit pour étudiants a comme principaux avantages d’être souple et de coûter moins cher en intérêts. Elle se distingue du prêt traditionnel en ce sens que vous utilisez l’argent quand vous en avez besoin et payez des intérêts seulement sur les sommes empruntées. C’est un avantage appréciable, la marge étant plus économique que le prêt. Les modalités de remboursement de la marge de crédit sont également plus souples, et les paiements mensuels exigés sont généralement moins élevés que pour les prêts étudiants gouvernementaux.

Le hic, c’est que les taux fluctuent. Les taux d’intérêt des marges de crédit pour étudiants sont généralement établis en fonction du taux de base (ou préférentiel) du prêteur. Par exemple, vous pourriez vous voir accorder le taux de base moins 0,15 %, donc 3,80 % pour un taux de base de 3,95 %. Dès que le taux de base change, votre taux change aussi. Vous devez donc suivre de près les taux d’intérêt pour avoir une idée de leur évolution future.

Autre inconvénient : pour les marges de crédit pour étudiants, contrairement aux prêts étudiants gouvernementaux, les intérêts commencent à courir immédiatement sur les sommes empruntées. Dans le cas de certaines marges de crédit pour étudiants, les intérêts peuvent être capitalisés (intérêts composés), c’est-à-dire que vous pouvez parfois sauter un paiement, et les intérêts dus s’ajoutent alors au capital (le montant emprunté au départ). Cette solution vous permettra d’alléger dans une certaine mesure votre fardeau financier, mais n’oubliez pas qu’elle aura pour effet d’augmenter la dette que vous devrez rembourser plus tard.

Source : Banque du Canada

Pour comparer les marges de crédit, examinez les modalités et les avantages. Bien que de nombreuses marges de crédit pour étudiants soient relativement semblables peu importe le prêteur, elles se distinguent généralement par les avantages offerts et les modalités, par exemple une période de grâce pour le remboursement ou des options de conversion et de remboursement. Tenez compte aussi des avantages intangibles : vous entendez-vous bien avec les personnes‑ressources chez un fournisseur donné? Leur faites-vous confiance?

Jetez un coup d’œil sur le programme Professions libérales ScotiaMD pour étudiants offert aux étudiants en médecine. Il comprend une ligne de crédit pouvant atteindre 300 000 $ au taux d’intérêt de base moins 0,25 % (soit 3,70 % en juin 2019) ainsi qu’un compte chèques. En tant qu’étudiant en médecine, vous bénéficiez également de l’annulation des frais de carte de crédit et d’autres avantages. Vous pouvez faire une demande de ligne de crédit préapprouvée en seulement sept minutes sur Internet.

Peu importe la marge de crédit souhaitée, présentez votre demande tôt. Le mieux, c’est de présenter votre demande en même temps que vos demandes de prêts et bourses étudiants gouvernementaux.

Établir un budget rigoureux

Pour bien gérer vos finances, vous devez absolument vous doter d’un budget efficace. En règle générale, environ la moitié des dépenses liées aux études de médecine se rapportent à la formation, alors que l’autre moitié correspond aux frais de subsistance de base. C’est un morceau du casse-tête financier qui peut parfois sembler difficile, voire impossible, à assembler. À ce chapitre, vous pourriez profiter grandement du soutien d’un conseiller MD, qui vous permettra d’éviter les mauvaises surprises et les dépenses inutiles.

Les frais de scolarité et de subsistance peuvent varier considérablement. Par exemple, les étudiants en médecine à l’Université de la Saskatchewan paient presque le double des droits de scolarité de ceux de l’Université du Manitoba (environ 17 000 $ et 9 000 $ respectivement). De plus, le coût de la vie dans les métropoles est généralement plus élevé que dans les petites villes.

Peu importe votre destination, vous devez d’abord bien évaluer combien il vous en coûtera pour y étudier et y vivre dans le processus d’établissement de votre budget.

L’établissement d’un budget commence par une évaluation réaliste des dépenses. Pour établir votre budget annuel, vous ne pouvez pas vous contenter de diviser par quatre le financement dont vous disposez. En effet, les dépenses au cours des deux dernières années d’études sont plus élevées que celles des deux premières parce que vous devez vous déplacer pour vos entrevues du CaRMS (pour votre poste de résidence), vos stages à option, vos examens, et ainsi de suite.

En optant pour la carte de crédit au lieu du comptant pour payer vos achats, vous pouvez mieux suivre vos dépenses. Plus vous commencez tôt à faire ce suivi, mieux vous serez préparé le moment venu d’établir votre budget pour chaque session.

L’utilisation d’une carte de crédit comporte également des responsabilités. À la fin de chaque mois, vous devez régler le solde de votre compte en entier. Évidemment, vous devez connaître les taux d’intérêt applicables à vos cartes de crédit (en anglais seulement), c’est important. Toutefois, ne faites jamais d’emprunts sur une carte de crédit que vous ne serez pas en mesure de rembourser à la fin du mois, car votre cote de solvabilité en souffrira.

Rappelez-vous que tout ce que vous empruntez porte intérêt. Le mieux, c’est donc de ne pas emprunter plus que nécessaire.

De plus, choisissez bien la source de financement d’où vous retirez de l’argent. Si vous avez obtenu des bourses d’études ou des prêts qui ne portent pas intérêt, prenez cet argent avant d’emprunter des fonds qui porteront intérêt.

Prévoyez les grosses dépenses imminentes. Les dépenses importantes comme les droits de scolarité, les manuels et les examens peuvent porter un coup solide à votre compte de banque, mais elles sont faciles à prévoir et à gérer. Pendant vos études, vous n’aurez pas envie non plus d’assumer des frais de découvert, alors tâchez de bien gérer les dépenses qui passeront dans votre compte.

Malheureusement, même si vous établissez correctement votre budget pour votre première année en médecine, il se peut que la hausse des frais tout au long de vos études vous donne le vertige. Il est donc essentiel de faire votre budget (et encore plus important de le respecter) afin de vous préparer à cette majoration des coûts.

Pendant ses études, prendre de bonnes habitudes financières

Les bonnes habitudes que vous prendrez en respectant votre budget vous serviront tout au long de votre vie, particulièrement pendant votre résidence.

Pendant votre résidence, vous aurez peut-être besoin d’un autre coup de pouce financier. Lorsque vous aurez obtenu votre diplôme, vous amorcerez votre résidence et exercerez alors la médecine sous la supervision de médecins d’expérience. La résidence dure généralement quatre ou cinq ans, bien que dans certains domaines (comme la médecine familiale), elle soit moins longue. D’ailleurs, la durée de certains programmes, notamment les programmes fondés sur les compétences plutôt que sur les périodes de formation, n’est pas établie d’avance.

Voilà pourquoi vous devez absolument avoir accès à une marge de crédit, qu’il s’agisse de la même que vous aviez pendant vos études de médecine ou encore d’une nouvelle marge. (Contrairement aux bourses et aux prêts étudiants, les marges de crédit demeurent accessibles après l’obtention du diplôme.) C’est une excellente solution si vous n’êtes pas en mesure d’évaluer avec précision combien vous coûtera votre résidence (pensez aux conférences, aux examens, aux cotisations de l’Association canadienne de protection médicale, à la formation, à l’immunisation, aux vérifications policières, etc.), ni combien de temps elle durera.

Après l’obtention du diplôme, présenter des demandes d’exonération de remboursement des prêts étudiants et d’allégement des dettes

Selon l’endroit où vous voulez travailler, il se peut que vous soyez admissible à un programme d’exonération de remboursement des prêts étudiants. Plusieurs provinces offrent des programmes d’aide financière, particulièrement en médecine familiale, qui visent souvent à attirer les médecins dans les régions mal servies. Les médecins et résidents en médecine familiale qui travaillent dans des régions mal servies ou encore en milieu rural peuvent aussi être admissibles au programme d’exonération du prêt d’études du gouvernement du Canada.

Certaines provinces offrent également des privilèges financiers particuliers. C’est le cas à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, où le  programme d’exemption des intérêts à l’intention des médecins résidents (en anglais seulement) permet à certains étudiants de ne pas payer d’intérêts sur leurs prêts d’études.

Si vous faites votre résidence en Ontario et avez l’intention d’y rester encore cinq ans comme médecin par la suite, vous pourriez, dans le cadre du  Programme d’exemption des intérêts sur les prêts des médecins résidents, conclure un contrat d’obligation de service postdoctoral (OSP). En vertu de ce contrat, vous ne serez pas tenu de payer le capital ni les intérêts des prêts étudiants des gouvernements fédéral et provincial pendant votre période de résidence. Vous devrez toutefois respecter l’ensemble des modalités de l’entente (lieu, durée et autres conditions). Sinon, vous devrez abandonner le programme et rembourser vos prêts étudiants dans leur totalité.

Se doter d’un plan financier adapté à ses besoins

Choisir les moyens de financement auxquels recourir pour vos études de médecine n’est que la première des nombreuses décisions financières que vous aurez à prendre tout au long de votre formation et de votre carrière comme médecin. Maintenant que vous êtes engagé dans le processus, vous allez vite comprendre pourquoi il est essentiel de bien connaître les stratégies de financement qui s’offrent à vous.

C’est avec plaisir que MD vous aidera sur ce plan et sur bien d’autres questions également. En suivant les conseils du présent guide, vous avez de fortes chances d’exceller dans le financement de vos études de médecine. Si seulement nous pouvions aussi vous aider à exceller aux examens!

 

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

Article précédent
Sans surprise, la Banque du Canada maintient son taux de financement à un jour
Sans surprise, la Banque du Canada maintient son taux de financement à un jour

Aucune surprise dans la plus récente annonce de la Banque du Canada, car les données économiques demeurent ...

Article suivant
Twitter et le désaccord commercial sino-américain : s’en tenir aux faits
Twitter et le désaccord commercial sino-américain : s’en tenir aux faits

Les épargnants ne doivent pas se laisser distraire par les tweets sur le désaccord commercial sino-américai...

×

Abonnez-vous à notre infolettre

J’autorise Gestion financière MD (y compris Gestion financière MD inc., Gestion MD limitée, la Société de fiducie privée MD, la Société d’assurance vie MD et l’Agence d’assurance MD limitée), La Banque de Nouvelle-Écosse et les autres membres du groupe d’entreprises de la Banque Scotia (les « membres de la Banque Scotia ») à me faire parvenir par messages électroniques (courriels et messages texte) des renseignements au sujet de leurs produits et services, de leurs offres, de leurs événements et d’autres renseignements pertinents y compris des renseignements sur les produits et services d’autres partenaires de confiance de la Banque Scotia susceptibles de m’intéresser. Ce consentement est sollicité par Gestion financière MD et chaque membre de la Banque Scotia, y compris toute entité qui pourr
!
Merci
Error - something went wrong!