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Faire du moonlighting pour augmenter ses revenus pendant la résidence

Photo d’un homme joyeux en appel vidéo sur un portable

Le médecin titulaire d’un permis d’exercice peut, pendant sa résidence ou une formation complémentaire (fellowship), assurer la prestation de services cliniques en dehors du cadre de sa formation, généralement contre rémunération. C’est ce qu’on appelle le « moonlighting ». Il peut s’agir, par exemple, de faire du remplacement de nuit ou de fin de semaine à l’urgence, dans une unité de soins intensifs pédiatriques ou adultes, une unité de soins palliatifs, un établissement de soins de longue durée ou d’autres services qui ont besoin de renforts.

En tant que médecin résident ou fellow, vous touchez un salaire qui est déterminé en fonction de l’année où vous en êtes dans votre formation postdoctorale et de la province où vous travaillez. Vos revenus de moonlighting, quant à eux, dépendront du temps consacré à cette pratique et du lieu d’exercice. Normalement, vous devriez être rémunéré au même titre que n’importe quel autre membre du personnel.

L’utilité du moonlighting durant la résidence ou un fellowship ne fait pas l’unanimité. Voici quelques avantages et inconvénients à considérer :

Le pour

  • Source de revenus supplémentaires pour rembourser des dettes de formation médicale ou commencer à épargner
  • Expérience clinique et responsabilités plus larges
  • Découverte de milieux autres que les lieux de formation habituels

Le contre

  • Conciliation travail-vie personnelle difficile
  • Moins de temps à consacrer à sa formation dans le cadre de la résidence ou du fellowship
  • Impôt à payer, car il n’y a pas de retenue à la source sur les revenus de moonlighting

Après analyse du pour et du contre, si vous jugez que le moonlighting est une option intéressante, voici la suite des étapes.

Formalités et questions financières

  1. Vérifiez votre admissibilité. Certains programmes interdisent le moonlighting si les horaires de garde sont déjà chargés. S’il est autorisé, prenez connaissance de tous les critères d’admissibilité, comme avoir réussi la partie I de l’EACMC et avoir cumulé un nombre minimal de mois de formation postdoctorale. Si vous voulez travailler à l’urgence, par exemple, vous devez avoir suivi les cours de soins avancés de réanimation des polytraumatisés et de soins avancés en réanimation cardiorespiratoire.
  1. Faites votre demande d’inscription. Tout résident qui souhaite faire du moonlighting doit d’abord s’inscrire. La marche à suivre et les conditions à remplir diffèrent selon les provinces. Consultez le site de votre province pour trouver l’information nécessaire.

Colombie-Britannique

Alberta

Saskatchewan

Manitoba

Ontario

Québec

Nouveau-Brunswick

Nouvelle-Écosse

Terre-Neuve-et-Labrador

  1. Changez votre code de travail à l’ACPM. L’Association canadienne de protection médicale (ACPM) offre une assurance responsabilité professionnelle qui vous donne accès à des services de représentation juridique en cas de poursuite pour faute médicale, de plainte ou autre problème juridique. La cotisation annuelle que doivent payer les résidents et les fellows à l’ACPM est la même qu’ils fassent ou non du moonlighting (aussi appelé « travail clinique additionnel »). En revanche, le code de travail change. Le code 12 s’adresse aux résidents et aux fellows qui ne font pas de moonlighting (à noter : les quarts de travail supplémentaires effectués à titre de résident ne constituent pas du moonlighting). Le code 14 s’adresse aux résidents et aux fellows qui font du moonlighting occasionnel (c.-à-d. pendant deux semaines consécutives ou moins). Assurez-vous d’effectuer votre changement de code en ligne.
  1. Planifiez votre impôt. Les revenus secondaires que vous gagnerez vous feront probablement passer dans une fourchette d’imposition supérieure. En tant que médecin résident, vous recevez un salaire, et l’impôt est retenu à la source à chacune de vos paies. Quand vous faites du moonlighting, vous êtes un peu comme un travailleur autonome. Vous ne payez pas d’impôt à la source, et vous pouvez demander une déduction pour différentes dépenses sur vos revenus de moonlighting. Vous devrez comptabiliser soigneusement vos revenus pour remplir correctement votre déclaration fiscale le moment venu. Votre conseiller MD* et votre comptable pourront vous aider à déterminer le montant à mettre de côté pour l’impôt.
  1. Gérez vos revenus supplémentaires de façon stratégique. Les revenus supplémentaires ont souvent tendance à s’évaporer. Essayez d’estimer combien vous rapportera le moonlighting et mettez un montant de côté pour rembourser vos dettes ou cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Vous pourriez aussi déposer de l’argent dans votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER) afin de diminuer l’impôt à payer ou de profiter du Régime d’accession à la propriété.

Nul doute que vous serez fort occupé si vous décidez de faire du moonlighting, mais les retombées sur les plans professionnel et financier pourraient en valoir la peine. Un conseiller MD pourra vous donner de l’information et des conseils financiers qui vous aideront à faire le bon choix.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.