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Balado : Financer vos études en médecine

Dans cet épisode, animé par Stephanie Lewis en compagnie de David Labrecque, nous parlerons de tout ce qui touche au financement des études en médecine.

 

 

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Vous écoutez le balado Littératie Financière, une présentation de Gestion financière MD.

La seule société pancanadienne de services financiers qui se consacre au bien-être financier des médecins et des membres de leur famille.

SL : Salut tout le monde! Je m’appelle Stephanie Lewis et je suis gestionnaire événementiel ici Chez Gestion MD financière. Je suis vraiment heureuse d’animer ce deuxième épisode de Littératie Financière avec aujourd’hui comme sujet :  le financement des études en médecine. Je suis accompagné de mon collègue, David Labrecque qui est un conseiller financier pour les médecins en début de carrière – je le remercie d’être avec nous aujourd’hui.

DL : Merci de l’invitation, ça m’fait plaisir d’être avec vous

SL : Dans cet épisode, nous allons explorer comment les futurs médecins peuvent se préparer financièrement pour leurs études, et tout ski vient après; la résidence, pour certains un fellowship et même l’exercice de la profession.

DL : Pis j’te dirais que c’tune conversation super importante à avoir. Ça coûte plus cher d’étudier en médecine que presque n’importe quel autre domaine, pis en plus, les médecins vont souvent trainer leur dette pendant longtemps. C’qui faut considérer, c’est que plus un étudiant en médecine prend le contrôle de ses finances rapidement, plus y’évite d’avoir des pépins dans l’futur

SL : Alors, commençons par la question centrale - quant-est-ce le moment idéal pour commencer à épargner?

DL : Si vous étiez capable, j’vous dirais : à la naissance.

Mais ça serait pas mal difficile. D’un autre côté, si vous êtes chanceux, vous parent vont déjà avoir mis de l’argent pour vos études quand vous étiez petit. Mais on va s’le dire, y’a pas beaucoup de parent qui peuvent épargner assez pour couvrir la totalité des coûts des études. Un enfant qui rêve d’être médecin va devoir bâtir sa propre épargne en travaillant à temps partiel, grâce à des cadeaux ou d’autre choses.

Faque pour répondre à la question, c’est simple, plus on commence tôt, plus c’est payant.    

SL : Pis ça c’est pas juste en médecine, ça s’applique à tous les champs d’études, vu kon sait que les frais de scolarité sont à la  hausse. Mais comme t’as dit plus tôt, les études en médecine coûtent quand même cher. À quel point?

DL : Bin si on regarde au Canada, après le 1er cycle universitaire, la dette d’étude moyenne est d’environ 30 000$. Pis si c’est un étudiant en médecine, y peut s’attendre à ajouter 100 000$ à ce montant-là. En fait, y’a une étude récente qui a relevé que 16% des diplômés en médecines finissent avec plus que 200 000$ de dette. Pis pendant la résidence, même si y’a un salaire, la dette va continuer d’croître. Pis là, au moment de commencer la pratique on est rendu pas loin de 300 000$.

SL : Oh là, là! Bin la comment-ce qu’on arriverait à épargner autant avant ses études?

DL : Avant les études? Probablement pas. Bon, j’veux pas décourager les étudiants qui nous écoutent, mais soyons réalistes, est-ce que ça va être difficile? Oui… mais y’a beaucoup d’options pour vous aider à améliorer la situation. Si vous avez une bonne discipline, que vous mettez les efforts pis qu’vous garder le focus, je vous garantis que ça va être payant. Littéralement.

SL : Donc si j’comprends bien - faut planifier le plus tôt possible, mais planifier quoi au juste? Comme t’as dit, mettre de l’argent de côté, c’est bien, mais c’est pas assez. Si on était vraiment prévoyant, qu’est que les étudiant et même leurs parents pourrait faire?

DL : Malheureusement, y’existe pas de solution miracle qui va convenir à tout le monde. Par contre, la première chose à faire, c’est de se renseigner sur les ressources qui sont disponibles pis de trouver les plus avantageuses pour soi-même.  

SL : Et quand on n’est pas sur, on demande à un conseiller financier.

Comme les conseillers MD travaillent seulement avec des médecins et leur famille, ils sont habituer de répondre des questions financières propres aux médecins pas mal plus que les conseillers traditionnels disons.

DL : Exactement! Pis même en ayant des bonnes connaissances en finances, les médecins vont faire face à des défis qui sont propre à eux. C’est pour ça que c’t’important qu’y ait accès a des outils pis des conseils qui sont conçus spécifiquement pour eux. C’est là que ça vaut la peine de consulter un conseiller financier MD… en tout cas, j’vous le recommande fortement.    

SL : Bon, explorons ensemble les différentes questions qu’un futur médecin doit se poser lorsqu’il crée son plan financier. On commence où?

DL : Idéalement, c’est les parents qui y ont pensé en premier, des années avant, en investissant dans un régime enregistré d’épargne-études au nom de l’enfant, ou ce qu’on appelle un REEE. C’est la meilleure épargne en vue des études, pis ça, grâce aux subventions du gouvernement. Mais y faut que ça soit prévu bin d’avance. Pis l’établissement d’un REEE, ça repose uniquement sur les épaules des parents.

Pour l’étudiant lui-même, la première étape, c’est d’ouvrir un compte CELI dès qu’y a 18 ans pis de commencer à investir de l’argent dedans.

Dans le CELI, comme dans le REEE, l’épargne va croître à l’abris d’impôt. Donc l’important, c’est d’y verser des petites sommes de temps en temps, ou d’mettre en place une épargne récurrente. Pis ont fini par se retrouver avec un bon pactole quelque années plus tard. 

SL : Cette étape est quand même simple. C’est quoi la différence entre les deux types de comptes?

DL : En fait, le REEE pis le CELI sont très différent.

Si on prend le REEE ou régime enregistré d’épargne études, c’est un compte qui est ouvert par les parents pour un ou des enfants d’une même famille. L’objectif, c’est d’épargner pour les études post-secondaires des enfants, rien d’autre. Y’a 2 grand avantage au REEE.

Premièrement, on peut y déposer jusqu’à 50 000$ par enfant, ou bénéficiaire, pis la croissance va se faire à l’abris de l’impôt.

En plus, au moment des retraits, ça être considéré comme des revenus imposables de l’étudiant, donc, ça va normalement être imposé à un taux plus bas que celui des parents.

Le deuxième avantage du REEE, c’est la subvention canadienne pour l’épargne-étude. Le gouvernement fédéral donne 20% de subvention sur les premiers 2500$ cotisé à chaque année jusqu’à 18 ans. Ya aussi certaine province, comme par exemple le Québec, qui donne une subvention supplémentaire.

Si le REEE est familial, toute la fratrie peut être cobénéficiaire. Si y’en a un d’entre eu qui désire pas poursuivre d’études post-secondaire, c’est un autre qui peut utiliser sa part de fond. Pis si y’en a aucun qui fait des études après le secondaires, bon, c’qui est très rare là, y sera toujours possible de retirer les fonds, mais y va y avoir de l’impôt pis une pénalité à payer en plus que le gouvernement va reprendre les subventions. Donc si ça arrivait, la meilleure solution, c’est de transférer les fonds dans un REER, ce qui permettrait d’être moins pénalisé.  C’est sûr que ça prend quand même l’espace suffisant dans le REER.

Si on regarde le CELI maintenant, c’est un compte d’épargne libre d’impôt, d’où le nom CELI. On peut juste l’ouvrir à partir de 18 ans pis c’est à partir de là qu’on accumule des droits de cotisation. Pour 2021, le plafond annuel de cotisation a été augmenté de 6000$. Pour un total de 75 500$ de plafonds pour quelqu’un qui avait 18 ans en 2009, la première année d’existence du CELI. Y faut savoir que le gouvernement va augmenter le plafond à chaque année, mais si on dépasse le maximum y’a des pénalités assez sallées.

Faque ultimement, le CELI, c’t’un excellent moyen d’investir pour ses propres études parce que l’argent peut servir à payer n’importe quoi, en plus que les gains sont non imposables, donc quand vous sortez de l’argent de là, c’est 100% dans vos poches, rien pour les impôts. 

SL : Il existe aussi toutes sortes de bourses et de subventions que les étudiants peuvent demander, non?

DL : C’est vrai, les bourses d’excellence, les bourses d’études pis toutes les autres subventions, c’t’essentiel à prendre en considération quand on fait la planification financière de ses études en médecine.

SL : Alors, comment doit-on s’y prendre?

DL : Bonne question, mais avant de commencer, je vais expliquer les principales différences entre les options.

D’un côté, y’a les bourses d’études gouvernementale. Donc c’est donné par le gouvernement provincial ou fédéral, pis souvent, c’est complémentaire à un prêt. Quand on fait la demande de prêt, le gouvernement va évaluer le revenu familial pis d’autres facteurs qui vont être susceptibles d’influencer les finances personnelles, comme par exemple, l’existence de personnes à charge. Si on est admissible, y’a la possibilité de recevoir des fonds supplémentaires. Il faut prendre en compte que les critères vont varier d’une province à l’autre pis aussi en fonction du programme d’étude.

Si vous regarder en ligne, vous devriez être capable de trouver l’information assez facilement.

Les autres types de bourse, d’étude ou de recherche, vont souvent être donnée directement par l’université ou par une entreprise. Dans la plupart des cas, ça va être remis en fonction du dossier académique, en plus du besoin financier. Y’existe aussi des bourses que sont réservées à des groupes spécifiques : par exemple : PANDC, LGBTQ+ ou d’autre groupes socio-économiques. Habituellement, ces bourse-là viennent d’un fonds d’héritage, ou d’une entité privée.

Donc, pour revenir à ta question, comment on s’y prend?

Moi je recommande fortement aux futurs médecins de commencer par recenser toutes les bourses pis après, demander toutes celles auxquelles ils sont admissibles.

C’est sûr que c’est beaucoup de travail, parce qu’y faut remplir demande après demande, pis fournir à chaque fois des preuves de sa situation financière pis son excellence académique. En plus au Canada, y’a seulement 17 facultés de médecine, faque attendez-vous à ce que la compétition soit assez forte. Mais je vous le dis, ça vaut vraiment la peine de s’essayer. Pis en plus ça parait pal mal bien sur un CV.    

SL : Oui, absolument. Et les bourses et subventions présentent un avantage indéniable : vous n’avez pas à les rembourser et elles on des avantages fiscaux comme elles sont peu, voire pas imposées.

DL : Exactement! Ça couvre une petite partie des dépenses pis ça allègent en même temps le poids de la dette.

SL : C’est vrai, parce que même avec les bourses, les subventions et votre épargne, il est très probable que vous deviez emprunter une bonne partie de l’argent requis pour faire vos études.

DL : Oui, Y’a des bonnes chances. Parce que le pourcentage des médecins qui se rendent à l’exercice avec aucune dette, j’te dirais est très très faible.

C’est pour ça que c’est important de prendre les devants pis d’aller voir ce que les institutions financières offrent au niveau des options de crédit, comme par exemple les prêts ou les marges de crédit.

SL : Ça laisse quand même des questions? Le prêt étudiant ou la marge de crédit? Après tout, c’est ce qui couvrira la majorité des dépenses, et ce qu’il faudra quand même rembourser une fois les études terminées.

DL : Comme tu dis, y faut rembourser éventuellement.

C’est pour ça que c’est important de connaitre la différence entre un prêt étudiant pis une marge de crédit étudiante. Surtout que la plupart des futurs médecins vont avoir recours aux 2.

SL : Quelles sont les principales différences entre un prêt étudiant et une marge de crédit?

DL : Si on parle du prêt étudiant, quand on fait une demande d’aide financière, le gouvernement, ça devient le prêteur, que ce soit fédéral ou provincial, tout dépendant. Pour l’étudiant, ça change pas grand-chose, sauf, quand vient le temps de rembourser. Aussi, avec un prêt, on reçoit le montant total d’un coup, même si on en a pas besoin tout de suite. Pis, bin c’est sûr, ça va être la somme à rembourser.

Pour ce qui est de la marge de crédit, là c’est une banque qu’y faut aller voir. Pis là, bin le fait d’être futur médecin, ça rend les choses intéressantes parce que tout d’un coup, on a accès à plein d’offres exclusives. Une fois son acceptation en médecine en poche, c’est le temps de magasiner sa nouvelle banque. Pis des bonnes offres, y’en a! En général, y’a moyen d’aller chercher une marge de crédit étudiante entre 250 pis 350 000$ dès la première année d’étude. Mais là, c’est pas obligé de tout utiliser. En fait, je vous recommande fortement de pas le faire. Penses-y, d’ici à la première paye de pratique, il faut se garder de la place. Ça c’est l’avantage de la marge de crédit. On l’utilise seulement quand on en a besoin. C’est ça qu’on appel du crédit rotatif, donc la banque ouvre une limite, pis on emprunte dessus ce qu’on a besoin. Pis quand on a des liquidités disponibles, on rembourse une partie. C’est un peu comme une carte de crédit, au fur et a mesure qu’on rembourse, on retrouve l’accès aux sommes à emprunter.

SL : Et qu’en est-il des intérêts? À quoi les étudiants doivent-ils s’attendre?

DL : Que ce soit au niveau des prêt étudiant ou de la marge de crédit, le taux va habituellement être variable pis lié au taux préférentiel. Ça, le taux préférentiel, c’est déterminé par les institutions financières en lien le taux directeur de la Banque du Canada pis c’est un taux qui peut varier.

Donc, si on regarde au niveau des prêt étudiants, le taux qui va être accordé vas être entre le taux préférentiel pis le taux préférentiel +1%.  En prenant compte que le taux préférentiel est de 2,45% en date d’aujourd’hui, si j’ai un taux préférentiel +1%, mon taux est de 3,45%.

Pour ce qui est de la marge de crédit, les taux en vigueur vont plus être de l’ordre de préférentiel -0,25%, donc en date d’aujourd’hui, 2,2%. Y faut aussi comprendre que si le taux préférentiel monte, le taux de la marge pis celui du prêt vont monter aussi. Par contre, la majoration va rester la même.

Y’a quand même une différence majeure entre la marge et le prêt, c’est le mécanisme de calcul des intérêts. Le prêt étudiant, lui, accumulera pas d’intérêt pendant toute la durée des études. En général, l’intérêt va commencer à courir dès la fin des études, pis là, je parle après la résidence ou le fellow. Pis les remboursements vont commencer 6 mois après. Ça peut être différent en fonction des provinces, c’est pour ça que c’est important de s’informer quand on est rendu là. Y faut aussi savoir que le gouvernement fédéral pis certaines provinces ont donnée des suspensions d’intérêt à cause de la Covid-19.

La dernière chose au niveau du prêt étudiant, c’est qu’on peut demander un crédit d’impôt sur les intérêts qu’on a payés. Le montant est différent d’une province à l’autre, mais c’est quand même à garder en mémoire.

Maintenant, si on parle de la marge de crédit, les intérêts commencent à courir dès que les fonds sont utilisés, pis y vont être chargés mensuellement. La plupart des banques vont capitaliser les intérêts pendant les études, c’qui veux dire que ça va être ajouté directement sur la marge, donc, ça va faire augmenter le solde. Pis ça peut aller vite.

Bon, une fois qu’on a terminé les études, les banques vont habituellement donner un délai de grâce de 6 mois à 2 ans avant de demander le début des remboursements.

SL : Bon, je suppose qu’une fois qu’on commence à penser à emprunter et à accumuler des intérêts, il faut aussi planifier la façon dont on devrait utiliser et rembourser sa dette. Est-ce qu’il y a des différences à ce niveau-là aussi?

DL : Si on regarde de façon générale, on recommande d’utiliser en premier ce qui génère le moins d’intérêt, ou ce qui coûte le moins cher. Donc, dans la logique des choses, on va commencer par son épargne, pis les différentes bourses. Après ça, c’est le prêt étudiant qui devient le prochain choix parce qu’y a pas d’intérêt qui s’accumule d’ici à la fin des études. Pis finalement, quand on a épuisé les autres sources, on va vers la marge de crédit, qui elle, nous coute de l’intérêt à la seconde ou on l’utilise.

Faut dire, qu’un avantage d’étudier en médecine, c’est qu’y existe plein d’option pour faciliter le remboursement des dettes étudiantes. Ça vaut la peine de rencontrer un conseiller MD pour en parler pis voir des options auxquelles on pensent pas nécessairement.

Un autre conseil, même si on gagne un salaire en résidence, y’a toujours la possibilité d’aller chercher dans la marge de crédit, faque c’est important de pas toute l’utiliser pis en garder pour les imprévus. Pis avec le salaire de résident, ça peut être une bonne idée de commencer à rembourser un peu.

SL : Y a-t-il un moyen de ralentir ce flot de dettes ou les étudiants sont-ils en quelque sorte coincés jusqu’à ce qu’ils commencent à exercer à plein temps?

DL : Y’a pas de secret, ça prend des bonnes habitudes financières pis un budget. Après ça, c’est une question de discipline. Aussi, y’a certaines décisions qui, dès le départ, peuvent aider à réduire les dépenses. Je vous donne par exemple le choix de la faculté de médecine. D’une université, d’une province ou d’une ville à l’autre, y’a des grosses différences de frais de scolarité pis de coût de vie. Imaginez étudier à Toronto versus Sherbrooke, juste le prix d’un appartement sa se compare même pas. Faque c’est pour vous dire que le lieu qui va être choisi va jouer pour beaucoup sur la gestion financière de l’étudiant.

On a justement mis au point une calculatrice pour aider à déterminer le coût approximatif des études en médecine. On a programmé les frais de scolarité pis les frais de subsistance pour chaque faculté, y reste juste à ajuster les montants en fonctions des besoins individuels. Ça se trouve sur le site de Gestion MD au md.ca.

J’ai parlé tantôt du budget. C’est un élément… primordial à une bonne gestion financière. À moins de vivre chez ses parents, y faut prendre en compte que les dépenses vont être répartie entre besoins académique pis besoins personnels. Pis le meilleur moyen de savoir où passe notre argent, pis ou couper si on a besoin, c’est en prenant note de tout les dépenses qui sont faites. Pis là, je vais vous donner un secret, y’existe plein d’application gratuites qui peuvent vous aider à garder le fil de votre budget, comme par exemple Mint. Pis ça sa se fait sans trop d’effort. 

SL : Et il va de soi que votre budget évoluera au fil du temps, tant pendant vos études qu’après.

DL : Oui Effectivement, y’a pas une année de dépense qui est pareil pour les étudiants en médecine. Avec les frais d’examen, le jumelage, la résidence, les stages, pis toutes les autres affaires. Ça fini pu de sortir.

Faque c’est important de gérer ses finances en conséquence.

Si y reste de l’argent à la fin de l’année, je recommande d’en mettre le plus possible de côté, même si, je sais, c’est tentant de le dépenser pour se faire plaisir. Mais oubliez pas, même si vous pensez avoir tout prévu pour l’année d’après, y peut toujours y avoir des imprévus. Faque le petit fonds d’urgence, c’est quand même une bonne idée.

SL : David Je suis entièrement d’accord. Mieux vaut prévenir que guérir.

Comme nous l’avons déjà mentionné à plusieurs reprises, votre résidence minera aussi votre compte en banque, même si vous gagnez de l’argent en pratiquant. Est-ce le moment de commencer à rembourser ses dettes?

DL : C’est vrai que les résident reçoivent un salaire qui est quand même plus élevé que si y’avait emploi étudiant traditionnel. Par contre, avec la résidence vient un paquet de dépenses supplémentaires : cours, examens, formations, permis, assurances, matériel, stationnement à l’hôpital, pis là j’en passe.

Bon, le salaire de résident, c’est quand même un bon départ. En plus, y’a la possibilité d’avoir des primes pour les gardes pis l’enseignement, ce qui fait encore augmenter le salaire de base. Qui lui, est augmenté à chaque année.

Y’a aussi des cas, plus rare, ou un résident peut faire ce qu’on appelle du « moonlighting », ou du dépannage en cours de formation. Ça permet de gagner de l’argent supplémentaire en fournissant des services cliniques, en parallèle au travail de résident. C’est quand même important de se renseigner là-dessus, parce que les règles changent d’une province à l’autre, pis y’a certain programme qui vont l’interdire aux résidents avec une charge de travail trop élevée.

SL : C’ est un grand changement entre l’université et la résidence. Pour certains, c’est comme un choc culturel.

La charge de travail est beaucoup plus grande et la résidence est beaucoup plus pratique que théorique, sans vouloir vous faire peur. Mais ça fait beaucoup de choses à gérer, tout ça  sans compter sur toutes les autres responsabilités et obligations personnelles du résident. Est-ce qu’il existe des options pour ceux qui doivent se contenter de leur salaire de résidence? Ou même pour ceux qui ont de la misère à rembourser leurs prêts?

DL : Oui, y’en existe. En fonction de la province ou de la spécialité, y’a des programmes d’allégement de prêts pour aider à réduire le fardeau de la dette étudiante.

Au niveau national, les médecins de famille peuvent bénéficier d’un programme qui les exonère de rembourser jusqu’à 40 000$ d’un prêt étudiant fédéral si la résidence ou la pratique est faite dans des communautés éloignées ou mal desservies.

(Je dis ou non) Au Québec, y’a aussi un programme d’externat appelé L’externat longitudinal intégré qui permet d’obtenir une bourse pour faire son externat en région, moyennent certaines conditions

SL : Super.

chui sûr que nous pouvons continuer de jaser pendant des jours de toutes les possibilités de financement des études, mais je pense que nous avons bien expliquer à quoi s’attendre et comment on peut s’y préparer.

David t’aurais pas un dernier p’tit conseil pour ceux qui sont à l’écoute?

DL : Je pense que le plus important, c’est de pas se décourager. Comme j’ai dit au début, ça sera pas facile, mais comme on dit, le jeu en vaut la chandelle.

Oubliez pas que vous allez être entouré de gens dans la même situation que vous, pis aussi de beaucoup de professionnels qui l’ont déjà été. Faque Parlez-leur. Demandez de l’aide. Pis en cas de doute, bin adressez-vous à un conseiller financier.

Mais surtout, perdez jamais vos objectifs de vue. C’est en travaillant avec un but précis pis en dérogeant pas de votre plan, que vous allez arriver à bon port.

SL : Tout à fait. Je suis entièrement d’accord.

Merci David d’être venu nous parler aujourd’hui. Toujours un plaisir de discuter avec toi.

DL : Merci Stéphanie le plaisir était pour moi. Pis bonne chance à tous les futurs médecins qui nous écoutent. 

SL : Et merci à tous les autres auditeurs. Si vous envisagez de vous lancer dans une carrière en médecine, ou si vous êtes déjà dans cette voie, nous espérons que l’épisode d’aujourd’hui vous aura donné une idée de la façon de gérer vos finances en cours de route.

N’oubliez pas que les conseillers de la Financière MD se spécialisent dans les questions propres aux médecins. Vous savez donc qu’avec eux, vous obtenez les meilleurs conseils pour vos besoins particuliers.

Une fois de plus, ici Stephanie. Merci encore de votre attention j’espère que vous serez des nôtres pour le prochain épisode. A la prochaine.

Vous venez d’écouter le balado Littératie Financière, une présentation de Gestion financière MD.

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