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Reprise mondiale robuste et majoration prochaine des taux d’intérêt

Le drapeau des États-Unis et Canada qui flotte dans le vent.

Principaux points à retenir
  • La Banque du Canada maintient son taux cible du financement à un jour à 0,25 %.
  • La Réserve fédérale des États-Unis laisse inchangée la fourchette cible du taux des fonds fédéraux (0 % à 0,25 %).
  • Les deux banques centrales s’attendent à des majorations de taux à brève échéance.
Tôt mercredi, la Banque du Canada a annoncé qu’elle maintenait son taux cible de financement à un jour à 0,25 %. Elle a aussi confirmé qu’elle poursuivrait la phase de réinvestissement de son programme d’assouplissement quantitatif en se contentant de remplacer les obligations venant à échéance. La Banque a notamment mis fin à son engagement à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher, car elle juge que les capacités excédentaires de l’économie se sont résorbées.
 
Plus tard dans l’après-midi, la Réserve fédérale des États-Unis a annoncé à son tour que la fourchette cible du taux des fonds fédéraux demeurerait inchangée (0 % à 0,25 %). De plus, elle continuera à ralentir progressivement ses achats d’actifs dans l’objectif de conclure son programme d’assouplissement quantitatif dès le début de mars. Soulignons également que le Federal Open Market Committee a indiqué qu’à son avis, une augmentation de la fourchette cible serait bientôt dans l’ordre des choses. 
 
Les marchés financiers n’ont plus besoin de mesures de soutien d’urgence et la reprise mondiale est vigoureuse. Nous nous attendons donc aussi à ce que les banques centrales majorent les taux d’intérêt au cours des 12 prochains mois. Comme la plupart des acteurs du marché sont également de cet avis, les taux de rendement obligataires n’augmenteront probablement que modestement par rapport à leurs niveaux actuels.   

L’économie mondiale continue de prendre du mieux

Au Canada, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait se chiffrer à 4,5 % en 2021. Selon la Banque du Canada, l’économie canadienne croîtra de 4,0 % en 2023 et de 3,5 % en 2024. Si l’on se fie aux indicateurs de la Banque (notamment l’emploi et le logement), les capacités excédentaires se seraient résorbées. 
 
Aux États-Unis, les indicateurs de l’activité économique et de l’emploi continuent aussi de prendre de la vigueur.Ces derniers mois, la situation s’est améliorée dans les secteurs de l’économie les plus touchés par la COVID-19, et ce, malgré la forte augmentation du nombre d’infections. Le marché du travail a connu aussi une nette amélioration.
 
La relance de l’économie mondiale post-pandémie est vigoureuse, mais inégale. La Banque du Canada prévoit que la croissance de l’économie mondiale, stimulée par la vigueur des dépenses des consommateurs, des exportations et des investissements des entreprises, sera de 6,75 % en 2021, pour ensuite ralentir à 3,5 % en 2022 et en 2023. Les plus récentes projections de la Réserve fédérale ne seront connues qu’à la mi-mars, lorsqu’elle publiera son prochain sommaire des projections économiques. 
 
Sans surprise, le variant Omicron continue de plomber l’activité économique. L’ampleur de ses effets économiques globaux dépendra de l’évolution de la situation, mais on s’attend à moins de dommages que lors des vagues précédentes. 

L’inflation restera probablement élevée tout au long de 2022

Conjugués à la forte demande de biens, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et le rebond des prix du pétrole maintiennent élevé le taux d’inflation à court terme dans la plupart des régions. 
 
Selon la Banque du Canada, l’inflation redescendra relativement rapidement et passera de 5,0 % au premier semestre de 2022 à 3,0 % à la fin de l’année, puis reviendra graduellement au taux cible de 2,0 % en 2023 et 2024 grâce à l’augmentation de la productivité et à l’essoufflement de la demande. Le moment et le rythme des futures majorations de taux d’intérêt seront dictés par l’engagement de la Banque à ramener l’inflation au taux cible de 2,0 %. 
 
La Réserve fédérale a elle aussi réitéré que ses décisions de politique monétaire seraient guidées par ses objectifs de plein emploi et d’inflation à long terme de 2 %. 

Les marchés boursiers et les taux de rendement obligataires sont en hausse

Dans l’ensemble, les conditions financières restent accommodantes, bien qu’elles se soient resserrées dernièrement en raison des attentes croissantes voulant qu’une normalisation de la politique monétaire survienne plus tôt que les marchés l’avaient escompté.Ce facteur a probablement fortement contribué à la volatilité boursière du début de la semaine. 
 
Les marchés boursiers et les taux de rendement obligataires ont légèrement rebondi mercredi. Le dollar canadien s’est déprécié par rapport au dollar américain tout au long de la journée, enregistrant des baisses notables après les annonces de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale. 
 
Pour l’instant, nos portefeuilles restent surpondérés en actions par rapport aux titres à revenu fixe. Sur les marchés boursiers, nous continuons de privilégier les actions nord-américaines plutôt que celles des marchés émergents.
 
En ce qui concerne notre portefeuille de titres à revenu fixe, nous sommes positionnés en fonction d’un aplanissement de la courbe et d’une hausse modeste des taux aux États-Unis, au moment où la Réserve fédérale allège son programme d’assouplissement quantitatif et commence à majorer son taux directeur.
 
Pour plus de renseignements sur ces annonces et le positionnement de nos portefeuilles, nous vous invitons à communiquer avec votre conseillère ou conseiller MD*.
 
La prochaine annonce de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt est prévue le 2 mars. 
 
La prochaine annonce de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt est prévue le 16 mars. 
 
* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).
 
L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

Wesley Blight, CFA, CIM, FCSI, est gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Gestion multiactif. Il est responsable des résultats des fonds communs et des fonds collectifs à revenu fixe et de type « équilibré » de MD.

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