Que diriez-vous d’un robot qui prépare votre latté?

March 31, 2017 Mark Fairbairn

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S’il faut en croire les scénarios hollywoodiens, les robots provoquent chez l’humain à la fois de la fascination et de la peur. Si certains s’emballent devant la possibilité éventuelle de profiter d’aide-ménagers s’occupant de toutes les corvées désagréables, comme dans Les Jetsons, d’autres angoissent devant la possibilité que les progrès de la robotique nous conduisent à un avenir dystopique de robots dominant le monde comme dans Terminator.

L’an dernier, pendant mon séjour au Japon, j’ai pu voir à l’œuvre le robot violoniste de Toyota au Toyota Museum and Factory. Initialement dévoilé en 2007 pour illustrer la vision du développement de l’entreprise, ce robot a suscité beaucoup d’enthousiasme chez le public, qui s’est mis à entrevoir l’imminence d’un monde peuplé de robots ultra-perfectionnés. Neuf ans plus tard, de nombreux commentaires affichés par les abonnés YouTube expriment de la désillusion devant l’absence de robots personnels capables de prendre en charge nos tâches ménagères.

Robot et productivité vont de pair…

En réalité, les robots et la robotique ont connu une croissance exponentielle depuis. En revanche, la plupart des robots ne ressemblent en rien à ceux que nous voyons dans les films. Ils se trouvent généralement dans des usines et procèdent à l’assemblage d’une foule de produits, des automobiles aux semi-conducteurs.

Dans les marchés en émergence, la demande d’automatisation est suscitée par le vieillissement de la population, la hausse des coûts de la main-d’œuvre et l’amélioration rapide de la technologie. Les robots fabriqués aujourd’hui sont de plus en plus petits, leur polyvalence est de plus en plus grande et leur production est de moins en moins coûteuse.

Et ils se trouvent progressivement des niches ailleurs que dans les usines, notamment dans le secteur des services. À San Francisco, dans le premier café entièrement automatisé du monde, il est actuellement possible de siroter un latté entièrement préparé par un robot. À Shanghai, vous pourrez aussi déguster un bol de nouilles ramen concoctées par une paire de bras robotisés.

Doit-on s’inquiéter pour nos emplois?

À mon avis, l’aspect le plus intéressant de la robotique est l’effet que l’automatisation aura sur la société. Selon certaines études universitaires, entre 10 % et 40 % des emplois actuels pourraient être automatisés d’ici 2030. Le nombre de personnes qui devront se trouver une autre occupation pourrait être impressionnant et les défis que cette situation imposera à notre société pourraient être de taille.

Le Japon, chef de file de la révolution robotique

Avec son marché du travail qui ne cesse de rétrécir et sa population vieillissante, le Japon se situe à l’avant-garde de la robotique et des technologies d’automatisation.

L’une des entreprises japonaises les plus avancées en matière de robotique, Fanuc, compte d’ailleurs parmi les actifs du fonds Placements d’avenir MD limitée, du Fonds international de croissance MD et du Fonds d’actions internationales GPPMD. Chef de file mondial de la production de robots et de pièces de robots, Fanuc a récemment lancé son premier « robot collaboratif », un robot conçu pour travailler côte à côte avec des humains. Sur la chaîne de production, ce robot autodidacte utilise son intelligence artificielle pour s’adapter à son environnement changeant et pour perfectionner peu à peu ses méthodes de travail. Les gains de productivité que pourrait créer cette génération de robots sont énormes.

Automatisation du secteur de la santé

Intuitive Surgical, une société américaine dont nous détenons des actions dans le fonds Placements d’avenir MD est un autre exemple. L’entreprise produit le robot chirurgical « Da Vinci », qui permet à un chirurgien de contrôler les outils et instruments placés dans les mains du robot depuis un poste de travail situé à quelques mètres du patient.

Intuitive Surgical illustre comment, dans le secteur de la santé, les avantages de l’automatisation et de la technologie pourraient venir équilibrer la productivité. Plutôt que de déplacer les emplois, la technologie complète l’humain, augmentant la productivité et améliorant les résultats pour les patients. Ce genre de chirurgie robotisée minimalement invasive présente un profil de sécurité nettement supérieur (convalescence abrégée, réduction au minimum des cicatrices et diminution des risques d’infection et d’hémorragie), ce qui entraîne des économies de coûts pour les établissements de santé.

Les fonds MD sont positionnés pour tirer parti de la robotique de plusieurs manières…

Même si les perspectives de croissance de la robotique et de l’automatisation semblent prometteuses, il demeure risqué de placer de l’argent dans ce secteur, car les attentes de croissance jouent sur les évaluations boursières, qui sont relativement élevées. Rappelons que nous nous concentrons sur la recherche de placements susceptibles d’ajouter de la valeur aux portefeuilles de nos clients.

Les fonds gérés activement de MD sont positionnés pour tirer parti des innovations robotiques de plusieurs manières : placements directs dans des entreprises qui produisent les technologies, placements dans des sociétés se situant plus en amont dans la chaîne d’approvisionnement du secteur de la robotique et placements dans les entreprises qui utilisent ces technologies pour réduire leurs coûts, gagner en souplesse et abréger leurs délais de commercialisation.

Le monde du travail devra certes trouver un juste équilibre entre l’automatisation et le déplacement des travailleurs, mais les progrès de la robotique conduiront vraisemblablement à un futur où les tâches fastidieuses, routinières et dangereuses seront de plus en plus accomplies par des robots.

Pour des interactions humain-robot plus harmonieuses…

Si vous vous inquiétez encore de la possibilité que l’humanité dérive vers un avenir du style Terminator, NAO, un robot humanoïde de 58 centimètres de hauteur développé par la société SoftBank du Japon (dont le Fonds d’actions sans combustibles fossiles MD détient des actions), devrait vous rassurer. Ce petit compagnon interactif robotisé est mis à profit par plusieurs, notamment par des enseignants et des thérapeutes pour développer les aptitudes à la communication des enfants souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme. Si seulement je pouvais avoir mon propre NAO pour faire mon ménage!

Mark Fairbairn

Mark Fairbairn, CFA, B. Ing., est analyste en placement principal au sein de l’équipe Gestion de placements chez Gestion financière MD. Il est responsable des fonds communs et collectifs d’actions non nord-américaines ainsi que du volet de superposition des devises des fonds d’actions.

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