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Épisode 15 : Poursuite de la reprise et évolution intéressante des marchés mondiaux

Craig Maddock et Ian Taylor dissèquent pour vous le premier trimestre de 2021 : la poursuite de la reprise, l’évolution des marchés mondiaux et notre adhésion à un processus de placement éprouvé.

 

 

*Il peut s’écouler jusqu’à 24 heures avant que l’épisode ci-dessus figure dans vos favoris. Le balado L’Analyste MD est actuellement offert en anglais seulement. 

Nous remercions une fois de plus tous les médecins et professionnels de la santé qui prennent soin de nous en ces temps difficiles. Pendant que vous vous consacrez à la santé de la population, nous, chez MD, sommes déterminés à protéger le fruit de votre dur labeur. Nous sommes là pour vous et votre famille. Si vous avez des questions à propos des sujets abordés dans le balado ou de votre plan financier, nous sommes pour vous aider.

Pour l’épisode 15 de L’Analyste MD, nous nous sommes entretenus avec le vice-président et gestionnaire de portefeuille principal Craig Maddock et avec le vice-président adjoint et gestionnaire de portefeuille, Ian Taylor. Nos invités sont entrés d’emblée dans le vif du sujet en dressant le bilan du premier trimestre de 2021 : rendement des marchés mondiaux et de l’économie mondiale et bien sûr, rendement des fonds et portefeuilles MD. Ensuite, nos invités nous ont fait part de leur perception de l’environnement actuel, des attentes de MD pour le reste de l’année et finalement, des principaux points à retenir pour vous, nos auditeurs, dans le sillage des événements récents.

À la fin de 2020, les raisons d’entrevoir avec optimisme l’évolution de l’économie et des marchés mondiaux étaient nombreuses. Comment cela s’est-il concrétisé au premier trimestre de 2021?

Ian Taylor [1:02] Eh bien Alex, les marchés financiers ont connu un autre fort trimestre. Les conditions financières restent souples. Les nouvelles de l’économie mondiale ont de nouveau été très bonnes. La vaccination est bien engagée, des programmes spéciaux sont mis en œuvre et les politiques monétaires sont très accommodantes.

Cette combinaison de facteurs a alimenté la très impressionnante remontée des marchés boursiers. L’indice MSCI Monde s’est apprécié de 4,5 % en monnaie locale, un résultat peu moins flamboyant (2,9 %) en dollars canadiens, car notre monnaie a été très vigoureuse en cours de trimestre. Tout comme le dollar canadien, l’indice TSX a aussi affiché un rendement solide (8 % en dollars canadiens) grâce à la remontée des prix de l’énergie et à la hausse des taux de rendement obligataires qui a soutenu le secteur financier qui possède un poids relatif très important sur les marchés canadiens. Le rendement des banques a été particulièrement convaincant tout au long du trimestre.

Changement notable : les titres technologiques se sont heurtés à un mur. Leur rendement n’a pas été négatif, mais il n’a pas été aussi fort ce trimestre. L’indice NASDAQ s’est apprécié de seulement 2 %, un rendement qui, en soi, n’est pas mauvais, mais qui n’est pas aussi solide que celui d’autres marchés. L’indice MSCI Chine qui a beaucoup été porté par les titres technologiques n’a pratiquement pas bougé. Ce sont là des développements intéressants.

Les vecteurs de croissance des marchés semblent avoir changé. Certaines régions semblent commencer à s’en sortir tandis que d’autres au contraire, semblent s'être heurtés à un mur. Que s’est-il donc passé?

Ian Taylor [2:34] Au bout du compte, il est vraiment intéressant de constater que l’éventail des facteurs propices à l’appréciation des titres boursiers s’est élargi. Il y a donc eu, comme vous l’avez dit, quelques changements notables. Nous avons déjà parlé des titres technologiques, mais en fait c’est de l’ensemble des titres de croissance dont il est question. Une analyse attentive de l’ensemble des marchés boursiers démontre que les actions qui ont au départ le plus bénéficié de la pandémie ont subi un effet de ressac au cours du dernier trimestre.

Nous avons mentionné les secteurs de l’énergie et des services financiers. À un certain point, les prix de l’énergie étaient négatifs au deuxième trimestre de l’an dernier. Aujourd’hui, le pétrole se négocie à tout près de 60 $ le baril, une remontée considérable qui a beaucoup aidé les marchés boursiers, notamment les titres énergétiques, à récupérer une bonne partie des pertes essuyées précédemment. Par ailleurs, qui dit titres financiers, dit emprunts et prêts. Les banques sont payées en intérêt. Or, les taux d’intérêt ont augmenté au cours du trimestre, ce qui en principe est bon pour les banques, car l’augmentation des taux d’intérêt stimule les dépôts et leur permet de prêter de l’argent à des taux plus élevés. Tant et aussi longtemps que l’économie sera en mesure d’absorber ces hausses, les titres financiers afficheront un bon rendement. Ce sont là les secteurs où les actions ont réellement offert un rendement intéressant au cours du trimestre.

Ces actions sont un peu plus présentes dans les indices de valeur. C’est une chose dont nous avons parlé Alex, comme vous le savez, au cours des derniers trimestres. Nous nous attendions à ce que ces facteurs commencent à jouer sur les prix, ce qu’ils ont justement fait au cours du dernier trimestre.

Autre grand changement du dernier trimestre (je viens d’y faire allusion dans mes commentaires sur le secteur financier) qui est probablement le plus important changement du dernier trimestre : la hausse des taux d’intérêt et plus particulièrement des taux de rendement obligataires. Ces derniers ont en effet augmenté, peut-être pas à l’extrémité de la courbe des échéances courtes, mais les taux de rendement obligataires étaient assurément dans l’ensemble plus élevés à la fin du trimestre qu’au début. Le point intéressant, par ailleurs n’est pas tant que les taux de rendement obligataires ont augmenté, mais plutôt la raison pour laquelle ils l’ont fait.

Les prévisions d’inflation sont actuellement en hausse et les prévisions de croissance aussi, ce qui a soutenu le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement canadien qui en fait a plus que doublé au cours du trimestre. Cette augmentation a du bon, car comme je l’ai dit, elle annonce une reprise de la croissance et une augmentation des prévisions d’inflation, ce qui signifie que nous nous dirigeons probablement vers un retour à une situation économique normale. Elle a cependant aussi une connotation négative : si les taux d’intérêt peuvent doubler en un seul trimestre, c’est parce qu’au départ, ils étaient exceptionnellement bas. Voilà bien un signe que nous ne sommes pas encore vraiment tirés d’affaire en ce qui concerne les perspectives de croissance à long terme.

Cette augmentation des taux de rendement a évidemment placé le marché obligataire dans une situation très précaire. En fait, on pourrait même dire que le dernier trimestre a été le pire de l’histoire sur ce marché qui a perdu 5 % de sa valeur alors que la vocation même des obligations est de préserver les capitaux, une mission dont elles ne se sont assurément pas acquittées au dernier trimestre. Mais les obligations ont dans des crises précédentes si bien joué leur rôle qu’il est certain qu’elles demeurent indispensables dans un portefeuille diversifié.

Le marché des produits de base a aussi connu des changements, notamment la hausse considérable des prix dont j’ai parlé tout à l’heure. Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 20 % au cours du trimestre. Mais ce n’est pas tout. Le prix de l’or, un autre produit qui a bénéficié de l’incertitude entourant la pandémie, a été touché par la baisse des taux d’intérêt réels, qui a modifié le coût de renonciation de détenir de l’or et fait baisser son prix. Une situation qui de toute évidence s’est produite en cours de trimestre, d’où la baisse de 10 % du prix de l’or.

Comme vous le voyez, le trimestre a été intéressant à plus d’un égard. Les marchés financiers ont été très solides, mais une rotation s’est opérée. Certains des thèmes qui généraient des possibilités de placement pour les investisseurs comme nous, disposés à prendre certains risques, ont été plus ou moins mis de côté. En revanche, la reprise a vraiment été intégrée aux prix et comme vous pouvez le voir, beaucoup de titres sont actuellement très chers. Il est donc certain qu’à l’avenir, nous allons analyser plus attentivement les perspectives de croissance fondamentale et l’équilibre entre les risques à la hausse et les risques à la baisse, compte tenu des prix actuels.

Quelles ont été les incidences de ces développements sur le rendement du fonds?

Craig Maddock [6:15] Eh bien Alex, il est toujours un peu imprudent de limiter son propos sur le rendement à un seul trimestre. Ce n’est habituellement pas très utile et peut entraîner une foule de comportements non souhaités. Je suis d’avis qu’il est préférable d’éviter d’agir ainsi, car cela ne nous apprend rien sur ce qui est susceptible de survenir ensuite.

Pour le trimestre qui vient de se terminer, ce principe est encore plus vrai. Selon la période analysée, on peut être très heureux ou pas du tout heureux des rendements obtenus. Le trimestre a été très intéressant. Les facteurs sous-jacents ont aussi été très différents ce trimestre comparativement à d’autres trimestres récents. En fait, il y a eu une grande volatilité du rendement d’un secteur, d’une région et d’un style de placement à l’autre. Par ailleurs, la COVID continue d’influer sur l’économie mondiale.

Les marchés boursiers canadiens ont été particulièrement solides en cours de trimestre avec une appréciation d’environ 8 %. En ce qui concerne plus particulièrement nos fonds, le rendement s’est situé près de 9 %, ce qui est fantastique. Ces rendements sont même supérieurs à ceux des marchés boursiers américains et internationaux qui ont varié de -1,6 % à +6,5 %, ce qui confirme la volatilité de la situation dont je parlais plus tôt. Le fait déterminant demeure la perte de valeur des obligations, un événement vraiment pas représentatif d’un trimestre normal.

Et le rendement de nos portefeuilles?

Craig Maddock [7:29] Nos portefeuilles ont généré des rendements allant de 0,7 % à 2,8 % pour le trimestre. Ce résultat est supérieur à la moyenne de nos attentes de rendement à long terme. Le trimestre a donc de nouveau été intéressant pour nos investisseurs. Nous avons maintenu une surpondération tactique des actions, ce qui a été nettement à l’avantage de nos portefeuilles et a contribué aux forts rendements obtenus pour le trimestre.

Et si les marchés semblent aller dans tous les sens et être emportés par un vent de folie, le rendement de nos fonds s’explique, lui, par un peu de rendement par ci, un peu de rendement par là, mais un rendement très différent venant de différents secteurs. En combinaison, les décisions prises ont donné de très bons résultats. Les clients seront donc enchantés et peut-être que je devrais leur conseiller de se contenter de ces résultats et de ne s’intéresser à aucun autre facteur, qu’ils n’ont pas besoin de savoir autre chose.

Nous avons déjà parlé des différences de rendement entre les différents segments du marché. Quels sont ceux qui ont vraiment contribué au rendement? Ceux qui lui ont nui?

Craig Maddock [8:14] Eh bien comme je l’ai mentionné, certaines catégories de titres ont offert un rendement très solide et d’autres moins. Dans l’ensemble, toutefois, les rendements ont été exceptionnels pour notre portefeuille. Une analyse plus approfondie indique cependant que les stratégies qui ont le mieux fonctionné ce trimestre sont celles qui étaient axées sur la valeur : actions de grandes sociétés des secteurs des services financiers, de l’or et de l’énergie. Les stratégies qui ont le moins bien fonctionné sont celles qui sont axées sur la croissance et les titres technologiques.

La hausse des taux d’intérêt et peut-être la peur de l’inflation ont incité les investisseurs à se poser des questions sur la durabilité de cette poussée des titres technologiques et des actions de croissance. Les investisseurs se sont interrogés sur la capacité de ces sociétés d’assurer un leadership dans l’avenir.

De notre côté, la stratégie qui a le mieux fonctionné ce trimestre a été en fait celle de notre mandat dans le secteur des sociétés canadiennes à petite capitalisation mise au point par Hillsdale. Le portefeuille se négociait à escompte par rapport à l’indice composé TSX, soit à 15 fois les résultats. On ne peut donc parler d’une stratégie « bon marché », mais ce n’était pas non plus une stratégie coûteuse. Et nous nous attendons à des gains qui atteindront probablement 17 % au cours des trois à cinq prochaines années pour ce portefeuille. Alors, si on considère que dans ce seul trimestre, le rendement a été de 11 %, on peut considérer qu’il a été phénoménal.

Et même si l’indice S&P 500 a obtenu un rendement de 4,75 % en cours de trimestre, notre stratégie axée sur les titres américains de valeur a aussi permis d’obtenir un rendement de plus de 11 % au cours du trimestre. Ces titres aussi se négociaient à escompte par rapport à l’ensemble du marché américain en ce qui concerne le ratio cours‑bénéfice. À 23 fois les bénéfices, ces titres demeurent moins chers que ceux de l’ensemble du marché dont le ratio est de 30 fois les bénéfices et ils demeurent nettement moins chers que les titres de croissance qui se négocient à environ 43 fois les bénéfices. Toutefois, par contraste, notre stratégie axée sur les titres de croissance américains a généré un rendement de moins de 1 % au trimestre dernier.

À ce point du cycle, le défi qui se pose aux investisseurs se situe dans ce que je viens de décrire comme l’inversion d’une tendance qui s’était maintenue pendant plusieurs années : celle des actions de croissance coûteuses offrant un rendement nettement supérieur à celui des actions à faible croissance se négociant à bas prix. Si le cours d’une action compte pour quelque chose, il est clair que les titres de valeur canadiens sont beaucoup moins chers à 15 fois les bénéfices que leurs contreparties américaines à 23 fois les bénéfices ou que les titres de croissance américains à 43 fois les bénéfices. Par contraste, mentionnons que l’action de Volkswagen s’est appréciée de 72 % pendant le trimestre tandis que celle de Tesla a reculé de 7 %. Pourtant, Tesla se négocie à plus de 1 000 fois les bénéfices par rapport à Volkswagen qui se négocie à 14 fois les bénéfices. J’imagine que les investisseurs se sont finalement rendu compte que Volkswagen, qui est également propriétaire des bannières Audi, Porsche, Bentley, Lamborghini, Skoda, Bugatti, Ducati et MAN Trucks pourrait probablement être parfaitement capable de fabriquer sous peu une ou deux voitures électriques, elle aussi.

Un de nos placements qui m’enthousiasme le plus est en fait une participation acquise par le Fonds collectif de capital-investissement mondial Platine MD dans la société Rivian, un fabricant américain de camions électriques à qui Amazon a récemment commandé de nombreux camions électriques. Ce placement sera assurément à surveiller.

Nous avons vu une tendance correspondante en ce qui concerne nos placements internationaux et de marchés émergents. Là aussi, une rotation est en cours qui favorise les titres de valeur au détriment des titres de croissance. Pourquoi cette inversion maintenant? Pourquoi les investisseurs semblent-ils soudainement se soucier davantage de l’évaluation boursière des sociétés et du prix qu’ils paient pour une action? Nul ne le sait vraiment. Vous savez, même après le fait, il n’est jamais simple d’expliquer les raisons sous-jacentes aux fluctuations des cours boursiers, ni de comprendre soudainement les gens sont disposés à accepter de payer un prix supérieur.

Une réponse rationnelle possible serait que ces gens ont analysé la situation de près, ont obtenu de nouveaux renseignements et ont revu leurs attentes en ce qui concerne les bénéfices futurs possibles des entreprises dont ils convoitent les actions. Ils ont alors comparé ces titres à ceux de toutes les autres entreprises et de la concurrence et analysé les possibilités de placement qui s’offraient à eux à toutes les autres possibilités existantes et décidé de déplacer leurs actifs parce qu’ils jugeaient qu’il s’agissait d’un meilleur choix. Voilà quelle serait la réponse rationnelle. Bien sûr, il y a eu beaucoup de volatilité pendant le trimestre et il se peut donc que le phénomène soit purement irrationnel, du genre : « quelqu’un a écrit quelque chose sur Reddit et les gens se sont tout simplement précipités sur ce titre pour voir ce qui arriverait ».

Maintenant que nous avons une bonne idée de ce qui a fonctionné ou non au premier trimestre, parlez-nous des ajustements tactiques à court terme apportés? Commençons par la surpondération globale des actions…

Ian Taylor [11:36] Oui, Alex. Nous demeurons optimistes pour les marchés boursiers. L’effet conjugué de la réouverture de l’économie et de la croissance qui devrait décoller au deuxième semestre, surtout aux États-Unis, puis en Europe plus tard cet été, à mesure que la vaccination s’accélérera permettra à l’économie, vous savez, de se remettre sur ses rails en plein cœur de la belle saison. Nous pensons donc que tous les piliers de l’économie mondiale, que ce soit la Chine, l’Europe ou les États-Unis, connaîtront une phase d’expansion, ce qui est fantastique, car même si son intensité variera d’un marché à l’autre, cette expansion stimulera pratiquement tous les marchés boursiers et la probabilité d’une récession est pour l’instant très faible.

Compte tenu de tous ces facteurs, nous continuons de privilégier les marchés boursiers. Toutefois, comme je l’ai mentionné précédemment dans cet appel, il ne faudra pas se surprendre, compte tenu de la situation actuelle des marchés boursiers par rapport à celle qui prévalait avant la pandémie, qu’il devienne extrêmement important, puisque les effets de la reprise attendue sont déjà intégrés aux cours boursiers, que les attentes se concrétisent, c.-à-d. que la relance de l’économie se traduise par une augmentation des bénéfices et la stabilisation des perspectives économiques.

À notre avis, il y a encore suffisamment d’espace pour que cette dynamique se poursuive. Cependant, à un certain point, la poussée impressionnante des marchés boursiers se heurtera à des difficultés, ce qui explique que nous surveillons les marchés avec beaucoup d’attention. Nous sommes à l’affût du moindre signe de décélération de l’économie qui ferait se concrétiser une baisse des cours boursiers et qui signifierait que le cycle économique actuel touche à sa fin.

Nous avons largué certaines actions sur les marchés développés. Pour quelles raisons?

Ian Taylor [13:17] Avant même le début du trimestre, nous avions amorcé ce virage vers les marchés internationaux, plus cycliques, et nous maintenons cette stratégie. Nous n’avons pas changé substantiellement le poids des actions ni des marchés développés dans nos portefeuilles, mais nous sommes toujours à l’affût des possibilités de corriger notre positionnement en fonction du rendement sur le marché.

En début de trimestre, nous détenions des positions au Canada et en Australie et d’autres, un peu plus imposantes, au Royaume-Uni. Attribuable aux produits de base, la progression de ces marchés nous a incités à amorcer une rotation afin d’en sortir. Nous sommes assez optimistes en ce qui concerne les pays qui profiteront de la croissance dans les secteurs des produits industriels et des produits de consommation discrétionnaire, une croissance attribuable au retour progressif des gens sur les lieux de travail. Nous parlons ici de pays comme le Japon, l’Allemagne et la Suède qui ont aussi affiché un bon rendement au cours du trimestre, mais qui à notre avis, ont un plus grand potentiel pour la suite des choses.

En ce qui concerne maintenant les marchés plus défensifs, nous continuons de sous-pondérer la Suisse. Nous avons réduit nos positions américaines même si elles continuent d’avoir un poids relatif important, car nous voyons maintenant davantage de possibilités à l’extérieur des États-Unis. Comme les États-Unis s’en tirent plutôt bien jusqu’à maintenant, les marchés américains ont affiché une croissance disproportionnée par rapport à ces marchés défensifs pendant la pandémie. Nous pensons que cet avantage créé par la pandémie va commencer à s’estomper pour certains titres et c’est à ce point que d’autres marchés commenceront à présenter des occasions plus intéressantes.

Le trimestre dernier, nous avions une perception négative du dollar américain par rapport aux autres devises. Qu’en est-il maintenant?

Ian Taylor [14:48] Globalement, nous pensons encore que le dollar risque de se déprécier, car si l’on se fie à certains indicateurs, il reste surévalué, en partie à cause de la vigueur qu’il affichait avant la pandémie, puis, évidemment, de la vitalité exceptionnelle qu’il a affichée pendant la pandémie. Ces deux tendances sont en voie de s’inverser.

Cela étant dit, nous sommes très sélectifs dans la détermination des devises susceptibles qui pourraient bénéficier de l’affaiblissement du dollar américain. Nous privilégions fortement le dollar canadien. Et, pour en revenir à nos observations à ce sujet, le dollar canadien a certainement contribué à notre positionnement en fin de trimestre. Nous avons commencé à nous défaire de certaines positions pour nous concentrer sur d’autres devises. Nous pensons qu’un certain nombre de devises plus cycliques pourraient amorcer une remontée. Il s’ensuit que le dollar américain reste sous-pondéré dans la plupart de nos mandats. Nous continuons de surveiller très attentivement la situation, mais nous pensons à coup sûr que le dollar américain aura d’autres épisodes de faiblesse.

Il y a environ un mois, les taux de rendement obligataires ont grimpé en flèche. Ce facteur a-t-il influé sur notre stratégie tactique?

Ian Taylor [15:53] Absolument! Wes fait partie de notre Comité de la répartition tactique et du risque et à ce titre, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il se concentre sur les titres à revenu fixe. Vous savez, il faut rendre à César ce qui appartient à César : Wes a réussi à très bien positionner nos portefeuilles en prévision des fluctuations de taux d’intérêt dont nous avons été témoins.

Plus tôt en cours de trimestre (nous en avons probablement parlé aussi au trimestre précédent), nous étions positionnés en fonction d’une durée plus courte tout en nous attendant à une accentuation de la courbe des taux de rendement. Nous avions donc réduit notre exposition au risque de taux d’intérêt et notre position était plus défensive en préparation à une éventuelle hausse des taux d’intérêt susceptible de nuire au rendement des obligations. L’accentuation de la courbe n’a pas tardé. Nous avons donc élagué ces positions et nous nous sommes concentrés un peu plus sur les obligations à l’extrémité des échéances longues de la courbe.

Je pense que nous devrions maintenant parler de la nature passagère de l’inflation et des attentes que nous devons avoir à propos de la politique monétaire, et des perspectives de croissance à long terme et de croissance durable. Remontons si vous voulez bien à il y a deux ou trois ans : les tendances durables de la croissance n’étaient pas si différentes. La pandémie n’a donc pas vraiment changé les perspectives à long terme de l’économie mondiale. Les marchés commencent à intégrer cette réalité, d’où la perte de vitesse des obligations à très long terme et l’aplatissement de la courbe des taux de rendement. Si les obligations de 10 ans semblent revenir au point où elles se situaient avant la pandémie, on constate que les obligations à l’extrémité de la courbe des échéances longues sont un peu plus stables sur ce plan.

Nous avons donc vraiment tenté d’ajuster notre positionnement en conséquence et actuellement, nous nous attendons, encore une fois, à un nouvel aplatissement de la courbe à l’extrémité des échéances longues, où les prix nous paraissent corrects sur un plan structurel et sur le plan de la croissance durable, plutôt qu’au milieu de la courbe, là où situent les obligations de 10 ans où, nous nous attendons encore à ce que la hausse des taux d’intérêt plus tard dans le cycle actuel fasse monter les prix. Ce phénomène devrait être un peu plus manifeste dans le cas des obligations de 10 ans.

Donc, encore une fois, nous devons être très dynamiques dans notre positionnement et nous ajuster en fonction des taux d’intérêt compte tenu des changements survenus dans l’économie.

Puisqu’il est question des titres à revenu fixe, pourriez-vous nous décrire la situation sur ce marché?

Craig Maddock [17:55] Comme je l’ai mentionné précédemment, la hausse des taux d’intérêt est probablement un des catalyseurs qui ont joué et qui expliquent le rendement des actions de valeur et des marchés canadiens au dernier trimestre. Le taux de rendement nominal de l’indice des obligations universelles FTSE TMX a augmenté de 1,2 % à plus de 1,7 % pendant le trimestre. Ce taux de rendement global demeure historiquement faible. Et comme il est généralement admis que le meilleur indice du rendement global potentiel d’une obligation est son taux de rendement à l’échéance initial, un taux de rendement nominal de 1,72 % n’est pas de bon augure pour les obligations dans un avenir prévisible.

De plus, dans les phases d’augmentation des taux de rendement obligataires, le rendement global de ces titres diminue. En fait, au premier trimestre de cette année, le rendement global des obligations a été le pire depuis la création de l’indice en 2000. Avec une dépréciation de plus de 5,6 %, les obligations n’ont en effet pas offert les caractéristiques de préservation du capital recherchées par les investisseurs qui achètent des obligations. Nos fonds ont cependant offert un rendement nettement supérieur grâce à nos titres de créance à rendement élevé et à la durée de notre portefeuille qui ont assurément contribué à réduire les conséquences de la situation actuelle de hausse des taux de rendement.

Nous pensons que le rendement global des fonds d’obligations sera plus volatil à l’avenir. Avec le retour progressif à des taux d’intérêt plus normaux à mesure que le cycle économique avancera, nous modifierons plus activement notre positionnement pour profiter du rendement supérieur des obligations de sociétés, des obligations à rendement élevé et des obligations étrangères.

Nous répondrons aussi de manière plus dynamique à ce risque en modifiant notre positionnement à mesure que des possibilités se présenteront de délaisser les obligations susceptibles de nuire à notre rendement, dans la mesure où il est possible de le faire.

J’ajouterais également que compte tenu des taux d’intérêt actuels, nous avons décidé de lancer le Fonds collectif de crédit privé mondial Platine MD. Je suis très heureux que nos clients soient si nombreux à suivre nos conseils et à vouloir inclure à leur arsenal cet outil nouveau et novateur pour bonifier le rendement de leur portefeuille dans un contexte de très bas taux de rendement obligataires. Presque 1 000 clients se sont inscrits récemment à nos webinaires sur ce produit qui, avec un taux de rendement potentiel près de 10 %, représenterait une amélioration certaine par rapport au taux de rendement nominal actuel de 1,72 % de l’indice obligataire canadien. Si vous n’avez pas encore étudié cette possibilité, je vous encourage à le faire. La période de souscription se terminera à la fin du mois d’août.

Comment le Fonds collectif de crédit privé mondial Platine MD peut-il régler certains des problèmes que vous avez évoqués?

Craig Maddock [20:04] Eh bien, les taux d’intérêt très bas sont en ce moment notre principal problème. Et même si les obligations des entreprises qui se financent sur ce marché génèrent un rendement supérieur à celui des obligations d’État, ce rendement demeure nettement insuffisant. Tous les investisseurs sont actuellement à la recherche de taux de rendement plus élevés, d’où une augmentation des prix qui diminue encore plus le rendement nominal et le rendement global des titres et un resserrement plus marqué du marché.

Ce fonds est différent en ce qu’il accorde des prêts privés à des entreprises. Ces prêts sont souvent d’une valeur inférieure à celle recherchée par les entreprises sur le marché obligataire et ils visent habituellement à financer un projet précis ou la poursuite d’un objectif que l’entreprise souhaite atteindre au cours d’une période précise qui tend à être plus courte. La nature privée de ces prêts, jumelée au fait qu’ils financeront un projet précis permet d’exiger un taux supérieur voire, dans certains cas, nettement supérieur. Les entreprises acceptent souvent de payer ce prix et peuvent le faire justement parce que le prêt est consenti sur une période plus courte et qu’il vise à répondre à un besoin précis.

Par ailleurs, comme ces prêts sont souvent accordés à un taux dit « flottant », lorsque l’ensemble des taux d’intérêt montent, le rendement généré par les prêts augmente aussi. Dans un contexte de hausse des taux, nous obtenons donc une prime intéressante de l’entreprise. Par ailleurs, la moindre hausse des taux d’intérêt nous est profitable. Ce fonds offre donc une protection contre la hausse des taux d’intérêt.

Évidemment, ces avantages ont une contrepartie : le caractère privé des prêts. Les clients doivent attendre que le prêt soit intégralement remboursé avant de récupérer leur argent. Malgré tout, dans la mesure où des placements de ce genre ne représentent pas plus de 10 % ou 20 % de votre portefeuille, je n’y vois aucun problème.

Portons maintenant notre regard vers l’avenir. À quoi faut-il s’attendre d’ici la fin de l’année?

Ian Taylor [21:38] La période actuelle est très intéressante, Alex, parce que nous nous approchons d’un point d’inflexion, de la fin de la thématique liée à la relance de l’économie. Les décideurs devront bientôt décider du sort des mesures prises pour gérer la crise et faire part de leur stratégie de sortie.

Un certain nombre de choses ont beaucoup changé et souvent, lorsque nous tentons de les évaluer, vous savez, nous le faisons dans le contexte des relances précédentes. Lors de la crise financière mondiale, un bon nombre des outils déployés par la Réserve fédérale au plus creux de la crise de la COVID n’existaient pas. Ils ne faisaient pas partie de la trousse accessible pour sortir l’économie mondiale de la crise financière. À l’époque, la relance de l’économie a même suscité des controverses, parce que bien des gens éprouvaient de la rancœur devant l’empressement des décideurs de voler au secours des grandes sociétés financières. Il n’y a rien de tel dans le contexte de la COVID. Les décideurs ont appliqué des politiques aux conséquences énormes sans la moindre contrainte et avec l’appui de la population parce que tout le monde reconnaît que la pandémie n’est la faute de personne. Tous souhaitent qu’après cette crise, que l’économie soit en santé et que les dommages soient limités au strict minimum.

Il est donc intéressant d’analyser la situation à travers ce prisme. La reprise sera différente de celle qui a suivi la crise financière mondiale. Parmi ces différences, mentionnons le recours à la politique budgétaire. Peu après la crise financière mondiale, il avait été question d’un possible plafonnement de la dette aux États-Unis et de la volonté des décideurs politiques américains de peut-être interdire toute nouvelle mesure budgétaire. Ce débat est beaucoup moins présent aujourd’hui. L’administration Biden a en effet mis en place des programmes de relance budgétaire importants qui ont été adoptés avec une facilité relative. Il semble donc y avoir un genre de consensus sur le maintien pendant une période prolongée d’importantes mesures de soutien à l’économie.

Nous ne croyons pas que les taux d’intérêt remonteront de sitôt, ni à très court terme ni à court terme. Ils ne monteront certainement pas cette année ni l’année prochaine. Mais à un certain point, ils remonteront. La Réserve fédérale a modifié en partie son cadre stratégique afin de permettre un peu plus d’inflation. Cependant, plus on s’approchera de la fin du cycle, plus il deviendra difficile de maintenir ces politiques accommodantes.

Par conséquent, la question ne nous préoccupe pas pour l’instant. Mais lorsque notre regard se portera au-delà de l’année en cours, après la relance de l’économie, lorsque nous émergerons de la pandémie et de la crise, il deviendra très important d’analyser comment les décideurs géreront les décisions prises au cours de la dernière année.

Donc, en d’autres mots, les décideurs resteront très accommodants?

Ian Taylor [24:06] Oui. C’est à tout le moins notre point de vue. Les décideurs ne sont pas près d’appuyer sur la pédale de frein. Les signaux qu’ils envoient et les gestes qu’ils posent n’indiquent aucune intention de ce genre. Disons que lorsqu’on regarde bien ce qui se passe, on constate qu’ils ont plutôt le pied à fond sur l’accélérateur.

Nous surveillerons donc tout changement sur ce plan parce que ce sera très important. De toute évidence, la période qui vient de se terminer a été nettement à l’avantage de ceux qui avaient ou qui ont investi. Mais à un certain point, la situation va changer et les marchés devront absorber le choc. Ce dernier ne surviendra vraisemblablement pas au prochain trimestre ni même d’ici la fin de l’année.

L’épisode précédent de notre balado portait sur l’augmentation des attentes inflationnistes. Pour ceux qui auraient raté cet épisode, pourriez-vous nous réitérer votre opinion à ce sujet?

Ian Taylor [24:46] Bien sûr, Alex. À court terme, au fil de la reprise, les attentes inflationnistes et l’inflation comme telles vont nécessairement augmenter. Nous sommes en ce moment témoins de hausses assez phénoménales des prix de certains biens (par exemple, ceux du bois d’œuvre). Je ne sais pas si vous vous êtes intéressé aux coûts de construction d’une maison dernièrement Alex, ou si vous avez voulu construire une terrasse dans votre cour arrière, mais je vous le dis, les prix du bois d’œuvre sont actuellement exorbitants. Cette hausse des prix est dans une large mesure imputable à une certaine dislocation à court terme de l’économie. Les gens ne peuvent plus dépenser leur argent dans les services, mais ils continuent d’en gagner! Leur intérêt se porte donc sur les biens manufacturés et des produits comme le bois d’œuvre pour passer le temps en se construisant une terrasse, en rénovant leur maison ou en aménageant leur cour arrière ou en réalisant un autre projet.

Cet engouement crée de l’inflation. Par ailleurs, il y a en ce moment une accumulation de retards dans les approvisionnements. Un bien commandé peut mettre des mois à vous parvenir. Les chaînes d’approvisionnement mondiales n’ont pas été conçues en prévision d’une période post‑pandémique caractérisée par le délaissement forcé de la consommation de services au profit des achats de produits et de biens manufacturés.

Les perspectives d’inflation sont donc bien réelles. Il y aura à court terme de l’inflation et les prix d’un certain nombre de produits vont augmenter, tout simplement parce que les producteurs paient plus cher leurs intrants. À un certain point, cependant, on reviendra à l’équilibre. Cette inflation suscite de nombreuses craintes, mais il est essentiel de faire la différence entre une explosion des prix à court terme et l’inflation à long terme. Voilà ce qui nous a incités au dernier trimestre à revoir notre positionnement obligataire et à réfléchir à ce regain d’inflation susceptible d’influer sur les taux d’intérêt. À long terme, nous pensons cependant que l’inflation demeurera plutôt modeste parce que, vous savez, les facteurs présents avant la pandémie qui maintenaient l’inflation en échec sont encore bien présents aujourd’hui.

À l’échelle mondiale, l’économie chinoise ralentit et on y constate la présence de forces déflationnistes. Le Japon se bat contre la déflation depuis presque 20 ans maintenant. La zone euro est aussi confrontée à des pressions déflationnistes. Quant aux États-Unis, ils sont assurément en position de générer de l’inflation grâce à des perspectives de croissance supérieures, mais au bout du compte, comme les pressions déflationnistes sont importantes ailleurs dans le monde, nous ne croyons pas au scénario d’une forte poussée inflationniste à ce stade du cycle économique.

Ce phénomène s’explique en grande partie par l’évolution démographique des dernières décennies. Le vieillissement de la génération du baby-boom dans le monde occidental et les politiques limitant les familles à un seul enfant en Chine, par exemple, sont des facteurs de déflation. Il est vrai qu’à la fin du présent cycle économique, certaines de ces tendances vont commencer à s’essouffler et que d’autres tendances déflationnistes pourraient s’inverser.

Nous devons donc être prêts à une telle tournure des événements. Cependant, je ne crois pas que les investisseurs doivent s’en soucier dans l’immédiat. Sauf, évidemment, ceux qui sont actuellement en train de se faire construire une maison et qui doivent composer avec les prix faramineux du bois d’œuvre qui ne redescendront pas de manière appréciable avant un bon bout de temps.

En tenant compte de tous les événements récents, quels sont selon vous les points que devraient retenir nos auditeurs sur le plan de la gestion de leurs placements?

Craig Maddock [27:49] À mon avis, les points à retenir ne sont pas vraiment différents des points habituels. J’exerce cette profession depuis maintenant plus de 30 ans, une période au cours de laquelle les phases haussières et baissières se sont succédées plusieurs fois. J’ai aussi vu à quel point les émotions et la confiance des investisseurs vont et viennent sans cesse. Sans compter les modes qui disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues. Les actions en vogue du jour sont toujours les négligées du lendemain.

Les turbulences récentes sur les marchés me rappellent un livre de Ed Viesturs intitulé No Shortcuts to the Top. Le livre porte en fait sur les alpinistes qui s’attaquent aux plus hauts sommets du monde. Mais le message peut aussi s’appliquer aux investisseurs : l’important est d’avoir un objectif clair. Ed souligne qu’atteindre le sommet est facultatif, mais qu’il est absolument essentiel de toujours être en mesure de revenir au camp de base. Si on applique ce principe à notre situation, je pense qu’il y a une forte analogie entre escalader les plus hauts sommets et ce que nous nous efforçons de faire lorsque nous plaçons de l’argent. Notre travail consiste à aider chaque client à atteindre ses objectifs de placement à long terme, comme financer sa retraite. Pour y arriver, il faut un processus raisonné et reproductible, une discipline de fer (essentielle lorsque les marchés deviennent aussi fous et désordonnés que maintenant) et une profonde compréhension des facteurs qu’il est possible de contrôler et de faire jouer en notre faveur. Encore plus important, il est vital de bien comprendre quels sont les facteurs sur lesquels nous n’exerçons aucun contrôle.

Tous les processus de placement ont été testés au cours de la dernière année Alex. Et, comme nous l’avons souligné à maintes reprises dans nos balados, les placements axés sur la valeur sont soumis à d’intenses pressions depuis quelques années. On a parfois l’impression que les gens ont oublié qu’il peut être avantageux d’acheter au rabais. Notre processus est multidisciplinaire. Nous nous appuyons sur un large éventail d’approches pour construire nos portefeuilles. Nous plaçons de l’argent dans les actions de valeur, mais nous en plaçons aussi dans les actions de croissance : nous détenons notamment des actions de Volkswagen, de Tesla et de Rivian. Toutefois, nous en détenons des quantités différentes, ce qui dénote notre confiance à la fois dans les perspectives de l’entreprise et dans le prix d’acquisition des actions.

Nous intégrons également nos points de vue descendants sur le rendement général de l’économie afin de modeler nos portefeuilles et nous les combinons à nos recherches approfondies sur certaines entreprises afin d’en tirer un avantage concurrentiel. Nous avons aussi recours à d’autres méthodes de sélection des titres et de construction de portefeuille, comme les méthodes factorielles ou quantitatives.

Finalement, nous ne prenons pas toutes les décisions nous-mêmes. Nous connaissons les limites de notre savoir et les domaines dans lesquels nous excellons. Nous savons aussi qu’il est parfois avantageux de collaborer avec des conseillers spécialisés dans un domaine plus pointu. Ensemble, nous nous assurons que les processus utilisés sont raisonnés et reproductibles, nous appliquons une discipline de fer et même si notre objectif demeure en tout temps de nous hisser jusqu’au sommet, notre préoccupation principale demeure de guider nos clients afin qu’ils soient en tout temps là où ils sont censés être.

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Ces présentations sont fournies uniquement à titre d’information et ne doivent en aucun cas être interprétées comme constituant des conseils en placement ou une invitation à se procurer certains titres. Pour en savoir plus sur la stratégie de gestion de patrimoine qui répondrait à vos besoins, veuillez consulter votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

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