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La Banque du Canada ajoute à l’ambiance positive : réduction des achats d’obligations et maintien des taux

La Banque du Canada engravé dans un mur de pierre.

Alors que l’économie mondiale s’extirpe peu à peu du marasme créé par la pandémie, la Banque du Canada a ajouté à l’ambiance positive en annonçant le maintien de son taux cible de financement à un jour à 0,25 % et la diminution du rythme de ses achats d’obligations, qui passe de 3 à 2 milliards de dollars par semaine.

Abondance de bonnes nouvelles

La vaccination explique en grande partie les bonnes nouvelles économiques actuelles, car les progrès réalisés à ce chapitre contribuent à la vigueur de la reprise. La Banque du Canada a revu à la hausse ses prévisions de croissance mondiale, qu’elle estime maintenant à 7 % cette année, à 4,5 % en 2022 et à 3 % en 2023.

Tous les yeux sont tournés vers la consommation des ménages, qui devrait être le moteur de la reprise économique en combinaison avec la croissance de la demande internationale ainsi que l’augmentation des investissements et de la confiance des entreprises. La demande stimulera aussi la hausse des prix des produits de base, particulièrement ceux du pétrole.

L’emploi rebondit, et avec la réouverture de l’économie, même les secteurs les plus durement touchés enregistrent des gains.

Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire

Même si certains secteurs de l’économie mondiale ont le vent dans les voiles, l’inégalité de l’accès aux vaccins, la variabilité des taux de vaccination et l’émergence de nouveaux variants de la COVID-19 risquent de compromettre la reprise. La situation de l’emploi est certes encourageante, mais les entreprises canadiennes pourraient être ralenties par les pénuries de main-d’œuvre compétente attribuables aux effets des confinements et de la pandémie sur les travailleurs et l’économie en général. 

L’économie a trébuché au deuxième trimestre

Au Canada, la troisième vague de la pandémie a freiné la croissance économique au deuxième trimestre, mais tout indique qu’il y aura un fort redressement plus tard cette année. La Banque s’attend maintenant à une croissance d’environ 6 % cette année (légèrement inférieure aux prévisions initiales), mais a revu à la hausse ses projections pour 2022 et 2023, soit 4,5 % et 3,25 % respectivement.

L’inflation n’est pas préoccupante

La Banque ne juge pas inquiétante l’augmentation de l’inflation à court terme (3,6 % en mai), qu’elle attribue à des facteurs temporaires, notamment les perturbations et les goulots d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement. Elle s’attend à ce que l’inflation demeure supérieure à 3 % d’ici la fin de l’année avant de revenir aux alentours de 2 % en 2022 lorsque les problèmes d’approvisionnement à court terme seront réglés.

La Banque du Canada demeure cependant prudente et maintiendra son taux directeur très bas tant que la cible d’inflation de 2 % ne sera pas atteinte de manière durable, ce qui pourrait se produire au deuxième semestre de 2022.

Une annonce conforme à nos attentes

Dans l’ensemble, nos portefeuilles demeurent surpondérés en actions. Avec la reprise économique qui se confirme, il faut s’attendre à une surperformance des titres boursiers.En ce qui concerne les titres à revenu fixe, comme nous prévoyons une hausse modeste des taux, nous avons réduit l’exposition à la durée de notre portefeuille à pratiquement deux ans de moins que celle de l’indice de référence pour les mandats canadiens. En raison du faible écart de taux d’intérêt entre les obligations d’État et les obligations de sociétés de même échéance, nous maintenons une position neutre ou légèrement surpondérée en obligations de sociétés au Canada, car les données fondamentales sont solides.

Si vous avez des questions ou souhaitez obtenir plus d’information, nous vous invitons à communiquer avec votre conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement).

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

Belgacem Ghazi est analyste quantitatif principal en placements au sein de l’équipe de la Gestion multiactif chez Gestion financière MD. Il est responsable des fonds collectifs de capital-investissement et d’immobilier privé Platine MD, ainsi que de la stratégie multifactorielle de MD.

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