En plongée ou en gestion de placements, connaître les risques est vital : pleins feux sur notre sous-conseiller

February 15, 2018 MD

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Principes de placement, compétences en gestion de portefeuille, expertise en recherche, capacité d’innovation et surtout, équipe exceptionnelle, voilà ce que sollicite MD chez ses sous-conseillers. Dans cette série, nous vous présentons quelques-unes des personnes qui, en coulisses, prêtent vie à nos fonds communs, fonds collectifs et portefeuilles.

JuliaDans l’une de ses premières apparitions au Tonight Show, Jerry Seinfeld s’interrogeait sur la plongée sous-marine : comment peut-on aimer une activité dont le principal objectif est « de ne pas mourir »?, a-t-il blagué.

Les rires de l’auditoire ont confirmé que son sentiment était partagé. La plongée sous-marine semble en effet risquée : la vie du plongeur repose sur le fonctionnement parfait de l’équipement et sur des facteurs imprévisibles comme l’humeur, le nombre et le type de créatures marines qu’il côtoiera.

Pourtant, Julia Wittlin, gestionnaire de portefeuille chez BlackRock, adore plonger et en accepte sereinement les risques. « Si je connais les dangers, j’ai tendance à moins m’inquiéter, indique‑t‑elle. La plongée est en fait plutôt relaxante. »

Outre son travail chez le réputé gestionnaire de capitaux BlackRock, Wittlin est mère d’une fillette de deux ans et habite Manhattan. Ce choix de vie lui convient parfaitement, car elle adore la vie urbaine, vie qui lui fait d’autant plus apprécier la plongée sous-marine.

« Le silence absolu est rare et [sous l’eau] tous les sons sont étouffés, indique-t-elle. De plus, pour une personne comme moi, constamment en voyage d’affaires d’une ville à l’autre, il est rafraîchissant de savoir qu’il reste des endroits que le genre humain n’a pas encore explorés complètement, ou qui ont été rarement contemplés. »

Protéger ceux qui protègent vos placements

Depuis dix ans, Wittlin roule sa bosse pour le compte de BlackRock. Après avoir obtenu un diplôme en économie de l’Université de Rochester, elle a été recrutée par le groupe de la gestion du risque et de l’analyse quantitative de la société de placement. Elle y faisait des recherches et des analyses de risque pour les différentes équipes de placement, notamment celle dont elle fait maintenant partie.

Il y a deux ans, Wittlin a été mutée au sein de l’équipe Private Equity Partners (capital-investissement) où elle supervise le processus de placement en collaboration avec la responsable mondiale des placements, Lynn Baranski. Wittlin travaille aussi au développement de portefeuilles de capital-investissement conformes aux préférences des clients en matière de risque et de rendement. En partenariat avec MD, elle et ses collègues gèrent le nouveau Fonds collectif de capital-investissement mondial Platine MD.

Autrefois chose courante, la loyauté dont fait preuve Wittlin à l’égard de son employeur est devenue une rareté, surtout dans l’industrie des services financiers. Pourtant, selon Ryan Coulter, vice-président de l’équipe Private Equity Partners de BlackRock, cette loyauté n’est pas inhabituelle chez BlackRock.

Il attribue en partie la longévité de Wittlin à la reconnaissance par l’entreprise que les employés sont d’abord des personnes, avec une famille et une vie personnelle. Wittlin reconnaît que « BlackRock est une entreprise exceptionnellement sensible à la famille ».

Récemment, elle s’est absentée du travail en pleine journée pour prendre part au dîner à la garderie que fréquente sa fille. « L’entreprise fait preuve d’ouverture et de souplesse, ce qui n’est pas courant dans le secteur des services financiers à New York, explique-t-elle. Je me sens vraiment privilégiée de ne jamais rater d’événements familiaux importants. »

Wittlin est aussi reconnaissante du souci constant de l’entreprise pour le perfectionnement de ses employés. Avec Lynn Baranski, elle a conçu son poste actuel en fonction de ses compétences, de ses objectifs et des besoins de l’entreprise.

Grâce à cette approche, l’équipe de BlackRock possède collectivement plus de 350 années d’expérience dans le capital-investissement. La société gère d’ailleurs plus de 25 milliards de dollars américains en capital-investissement provenant de 230 institutions de 19 pays différents. Grâce à sa culture axée sur l’employé, BlackRock recrute et conserve dans ses rangs les meilleurs talents, ce qui explique en bonne partie ses succès.

La clé du rendement : humilité et planification

Wittlin n’a pourtant pas toujours été convaincue que son séjour chez BlackRock serait si long. Dans un moment de panique pendant son congé de maternité, elle a songé à tout lâcher. « Je n’étais pas convaincue de pouvoir bien faire mon travail et être une bonne mère, de vivre pleinement ces deux volets de ma vie, indique-t-elle. Je me demandais comment y arriver. »

Son mari était prêt à l'appuyer, peu importe sa décision. Toutefois, avec une clarté d’esprit admirable chez un nouveau parent, elle a décidé de tâter le terrain avant de prendre une décision. « J’ai décidé de revenir au travail un certain temps pour voir si j’aimerais cette vie. C’est effectivement le cas. »

Cette logique dans la prise des décisions, c’est-à-dire collecter l’information nécessaire à la définition et à l’évaluation des risques et poursuivre un objectif seulement dans la mesure où le risque semble gérable, n’est pas étonnante chez une ancienne analyste du risque. Elle ne l’est pas non plus pour une employée de BlackRock, qui était au départ une société de titres à revenu fixe spécialisée dans la gestion du risque.

Trente ans plus tard, la société est encore imprégnée de ces rigoureux principes de gestion du risque et sur lesquels s’appuie le travail de ses gestionnaires. Pour Wittlin, il importe d’avoir à l’esprit qu’une partie de l’information lui échappera toujours. « Dans ce travail, une certaine dose de paranoïa s’impose, indique‑t‑elle. Pas pour éviter les risques, mais pour les définir et les gérer le mieux possible.

Habituellement, le succès est au rendez-vous. Une fois, une entreprise dans laquelle BlackRock avait investi a été dépassée par la technologie. Depuis, Wittlin nous confie qu’elle « s’interroge toujours sur les imprévus qui pourraient venir perturber l’environnement où évolue une entreprise convoitée ».

Ensuite, les recherches s’amorcent. Par exemple, après s’être informés auprès de leurs contacts dans le milieu du capital de risque et d’experts en technologie internes, Wittlin et son équipe ont décidé de ne pas investir dans un détaillant traditionnel de produits pour animaux de compagnie. Ils aimaient l’entreprise, mais sa croissance semblait menacée par le commerce électronique.

Un an plus tard, ils investissaient plutôt, avec d’excellents résultats, dans Chewy, un cyberdétaillant qui est venu perturber le marché (et qui a récemment été acquis par PetSmart). Voilà un excellent exemple de la valeur d’une analyse prudente des risques dans le capital-investissement.

« Nous préférons nous doter d’un plan qui nous garantira de bons rendements moyennant des risques raisonnables, plutôt que d’acheter un billet loterie et de tout perdre », explique‑t‑elle.

Experts en capital-investissement

À la différence des placements boursiers, le capital-investissement consiste à acquérir des participations dans des sociétés fermées. Gestionnaire en capital-investissement, BlackRock s’efforce d’améliorer les entreprises dans lesquelles elle investit et de créer du même coup une valeur additionnelle pour les investisseurs. Pour réussir, elle a recours à des experts en gestion spécialisés dans un secteur précis, apporte des changements au mode d’exploitation de l’entreprise ou cherche des possibilités de fusion ou d’acquisition qui seraient profitables à l’entreprise.

Le Fonds collectif de capital-investissement mondial Platine MD investit dans un portefeuille diversifié de sociétés fermées triées sur le volet et gérées par BlackRock afin d’optimiser le rendement à long terme. Il est complémentaire aux autres outils utilisés dans la construction des portefeuilles, car les placements en capital‑investissement n’ont habituellement aucune corrélation avec les marchés publics. Pour la première fois, des particuliers canadiens auront accès à une catégorie d’actif normalement réservée aux institutions disposant de dizaines de millions de dollars. MD est très enthousiaste de proposer ce produit à ses clients.

MD est plus particulièrement ravie de s’associer à BlackRock. « Ils sont les experts en ce domaine », affirme Sabeen Saeed, gestionnaire de produits de placement chez MD. « BlackRock ne compte pas uniquement sur son expérience de taille, mais aussi sur un vaste réseau mondial de gestionnaires avec qui elle peut collaborer. »

Ce facteur est important, car les placements en capital-investissement de BlackRock ne sont pas toujours directs. Le gestionnaire n’acquiert en effet pas systématiquement des entreprises ou des parts d’entreprises. Souvent, elle investit plutôt dans des fonds de capital‑investissement gérés par d’autres gestionnaires d’élite. Elle utilise cette formule lorsqu’elle « connaît très bien le gestionnaire et a confiance dans ses compétences et ses orientations », affirme Saeed.

En fait, grâce à sa taille et à sa portée, BlackRock dispose d’un accès inégalé à des possibilités de placement très attrayantes ainsi qu’à l’information (en grande partie, à l’interne) requise pour les analyser.

Au bout du compte, la personne est au centre de tout

Finalement, on en revient à l’orientation sur la personne de BlackRock. L’entreprise se soucie non seulement de ses employés, dont le perfectionnement professionnel et la vie familiale sont prioritaires, mais aussi des personnes derrière les capitaux qu’elle gère.

« Je pense qu’il est parfois difficile de penser au résultat final, aux personnes pour qui nous travaillons, les médecins clients de MD, nos parents, voire nous-mêmes, affirme Wittlin. Mais nous y pensons. Notre travail devient une question personnelle. La personne est au centre de notre réflexion en matière de placement. »

La démarche réfléchie et axée sur la valeur de Wittlin en matière de placement (et son penchant pour les loisirs risqués) est peu susceptible de changer. Elle entend continuer de réfléchir à la gestion des risques, surtout en période de volatilité. Le contexte macroéconomique favorable dont nous bénéficions depuis de nombreuses années ne peut quand même pas durer éternellement.

De quoi l’avenir sera-t-il fait?

« C’est une question difficile. Mais la réponse dépend en partie de notre capacité d’anticiper les événements qui influeront sur l’avenir. » En d’autres mots, dans la mesure où Julia Wittlin peut voir ce qui vient, que ce soit un repli du marché ou un requin, elle est déjà moins inquiète.

MD

Et si on regardait d’un autre œil l’actualité économique et l’univers des placements? Le blogue de MD vous propose notre vision des tendances, des événements et des personnes qui animent (ou ébranlent) les marchés. À la fois éducatif et divertissant, notre billet hebdomadaire vise à renseigner les investisseurs pour les aider à prendre des décisions de placement éclairées.

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