Dans notre sac à dos : les éditions de la rentrée

September 15, 2017 Craig Maddock

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Pas besoin d’être étudiant en médecine ni, comme moi, d’être parent d’enfants d’âge scolaire (j’en ai trois!) pour savoir qu’à cette période de l’année, l’argent nous file entre les doigts.

J’ai récemment passé beaucoup de temps dans les magasins et j’ai pensé qu’il serait intéressant de comparer nos habitudes d’achat de la rentrée scolaire et de jeter un coup d’œil sur les entreprises en portefeuille dont les produits garnissent actuellement les tablettes des magasins.

Baromètre des achats de la rentrée

La rentrée scolaire est une période faste pour les détaillants nord-américains et elle donne toujours lieu à une certaine frénésie.

Les ventes au détail sont en général un excellent indicateur de l’état de l’économie. Or les Canadiens ont récemment dépensé sans compter : les dépenses des ménages ont augmenté au taux annualisé de 4,6 % au deuxième trimestre de 2017, la plus forte augmentation depuis la récession mondiale de 2008-2009.

Même si nous n’avons encore aucun chiffre sur la récente rentrée scolaire, les quelques prévisions dont nous disposons en ce moment semblent indiquer que les Canadiens ont consacré cette année des sommes importantes aux fournitures scolaires (le double de l’an dernier). C’est du moins ce qu’indique un sondage d’Angus Reid commandé par RetailMeNot Inc., un site de promotion en ligne.

Après avoir interrogé plus de 1 500 adultes, on a établi que les ménages prévoyaient dépenser en moyenne cette année tout juste un peu plus de 880 $ pour préparer leurs enfants en vue de la rentrée, comparativement à 450 $ l’an dernier.

Ces chiffres me paraissent assez exacts. En effet, selon mes estimations, nous avons dépensé dans ma famille en moyenne 300 $ par enfant, soit pour notre fille qui est en quatrième année, notre fils qui est en douzième année et notre fils aîné qui est entré cette année à l’université (ce montant exclut bien sûr les frais de scolarité).

Où va tout cet argent?

Dans ma famille, outre les frais de scolarité, la dépense la plus élevée de la rentrée va aux vêtements et aux chaussures. Et malgré l’attrait certain des détaillants en ligne, mes enfants continuent de privilégier l’expérience en magasin, car ils peuvent y comparer les vêtements et les essayer. Par ailleurs, et je m’en excuse auprès de Bureau en gros, les véritables achats de fournitures scolaires représentent une part presque négligeable des achats de la rentrée. La quantité de crayons et de papier qu’on peut obtenir pour 25 $ est assez étonnante!

Selon les observations formulées dans l’enquête de Deloitte sur la rentrée scolaire 2017 aux États-Unis, il semble que ma famille soit tout à fait représentative de la tendance. Selon cette enquête :

  • Les achats en magasins continuent de prévaloir. Les consommateurs y dépensent plus du double des sommes qu’ils réservent aux achats en ligne.
  • On constate un glissement important des parts de marché des grands magasins traditionnels vers les grands détaillants de masse et les détaillants à rabais.
  • Selon les prévisions, les consommateurs consacreront 55 % de leur budget aux vêtements et accessoires, soit 10 % de plus que l’an dernier, et des sommes beaucoup moins importantes aux fournitures scolaires, ordinateurs et appareils électroniques.

Dans le sac à dos de MD : des titres peu populaires dans la cour d’école

Un bon nombre des titres de détaillants et de sociétés de technologies de l’information dans nos portefeuilles sont bien positionnés pour bénéficier des dépenses parentales, mais les meilleures possibilités se trouvent probablement aux États-Unis où les prévisions de ventes de la rentrée scolaire devraient dépasser les 27  milliards de dollars US cette année, selon Deloitte.

Notre Fonds américain de croissance MD est particulièrement sensible au marché de la vente au détail, car le portefeuille est constitué à environ 18 % de titres de sociétés dont le sort dépend des dépenses consacrées aux produits de consommation discrétionnaire (ces choses si agréables à s’acheter lorsqu’on dispose d’un petit surplus) et aux produits de première nécessité.

Parmi les noms connus présents dans ce fonds (et aussi dans le Fonds collectif d’actions américaines GPPMD), mentionnons Amazon.com, NIKE Inc., TJX Companies (qui englobent les bannières Winners et Marshall, mieux connues des consommateurs), Target Corp., Ross Stores, Walmart et Costco, pour n’en nommer que quelques-uns.

Nos positions clés dans Apple et Microsoft bénéficieront peut-être aussi de l’augmentation des dépenses de la rentrée, mais les achats de technologies auront probablement plus à voir avec les lancements de nouveaux produits et à cet égard, mentionnons qu’il serait étonnant que le moment choisi par Apple pour dévoiler ses nouveaux iPhone X et iPhone 8 soit une simple coïncidence…

Le plus précieux des investissements

En tant qu’épargnant, il est dans un certain sens agréable de savoir qu’une partie, aussi infime soit-elle, des sommes investies pour équiper mes enfants en prévision de la nouvelle année scolaire me reviendra par l’entremise de mon portefeuille de placements.

Mais au bout du compte, en tant que professionnel et en tant que parent, je sais que l’investissement que je fais dans une éducation de qualité pour mes enfants aura toujours un rendement supérieur à celui de toute action que je pourrais détenir.

Craig Maddock

Craig Maddock, CFP, CFA, CIM, MBA, est vice-président à la gestion des placements chez Gestion financière MD. Il dirige les gestionnaires de portefeuille et les analystes en placement qui gèrent les fonds communs de placement et les fonds collectifs de MD.

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