C’est l’heure du bilan de santé : l’évaluation annuelle des gestionnaires de fonds

December 23, 2016 Craig Maddock

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Au cours des derniers mois, les gestionnaires de portefeuille de mon équipe et moi-même avons pris la route et visité le Canada, les États-Unis et l’Europe, notamment les villes de Paris, de Londres et d’Édimbourg, pour rencontrer en personne chacun de nos gestionnaires de fonds.

Ces visites sont comme un examen médical annuel : une occasion de faire une vérification approfondie de l’état de santé de chacun de nos gestionnaires de fonds, de poser un diagnostic et de prescrire le remède ou les mesures correctives qui s’imposent, le cas échéant.

Lorsque nous choisissons de collaborer avec un gestionnaire de fonds en particulier, c’est parce que nous avons ciblé un groupe de valeurs mobilières qui devrait répondre à nos attentes en matière de rendement et de gestion du risque. Le choix des titres doit s’inscrire dans un processus de sélection reproductible, fondé sur des principes solides et mené à bien par des gens d’expérience. Nos rencontres de vérification servent donc à évaluer l’évolution de ces trois caractéristiques, à réaffirmer notre hypothèse et à valider nos attentes en matière de rendement et de gestion du risque.

Durant ces visites, nous passons plusieurs heures à examiner le travail des gestionnaires en profondeur. Munis de notre analyse, nous évaluons les décisions prises en regard de nos attentes, nous demandons aux gestionnaires de justifier leurs choix en matière de placement et nous essayons de comprendre leur raisonnement et ce qui le motive. Lors de l’analyse approfondie des portefeuilles, nous examinons de près les achats et les ventes de titres afin de déterminer s’ils ont apporté de la valeur ou non. Puis nous rapportons cette information à la philosophie et au processus de placement énoncés par le gestionnaire de fonds pour nous assurer que ceux-ci vont demeurer compatibles avec nos attentes.

Ce processus est particulièrement exhaustif. C’est un peu comme un examen physique qui s’étendrait sur quatre heures; à la fin, votre patient n’aurait plus vraiment de secrets pour vous. En fait, nos gestionnaires de fonds nous ont souvent dit que nous allions plus dans les détails, posions des questions plus difficiles et connaissions mieux leurs portefeuilles qu’eux.

On me demande parfois si le déplacement et les dépenses qu’il entraîne en valent la peine, alors qu’un appel téléphonique ou vidéo pourrait faire l’affaire. J’imagine que vous n’aimeriez pas évaluer vos patients par téléphone, et c’est la même chose pour nous : les rencontres en personne sont essentielles si nous voulons avoir l’heure juste.

Ce sont les indices les plus subtils qui nous en disent long sur la situation d’un conseiller. Le langage corporel de ceux qui ne parlent pas, le rythme de la conversation, l’aspect et l’atmosphère du bureau et le ton du personnel de soutien sont autant d’indications importantes qui influent sur la profondeur de notre investigation et l’orientation de nos questions.

À ce sujet, je me souviens d’une rencontre où nous avons passé une heure et demie de plus avec le chef de l’organisation (il croyait que notre entretien durerait 15 minutes) parce que nous n’étions pas satisfaits de sa réponse au sujet de ses dernières embauches. Résultat : nous avons remplacé ce gestionnaire de fonds peu de temps après la rencontre.

Être présents physiquement nous permet aussi de créer un environnement dans lequel nos gestionnaires de fonds se sentent à l’aise et peuvent nous parler franchement. Ainsi, nous pouvons obtenir la confirmation qu’ils adhèrent à nos principes ou capter des indices de leurs écarts.

En gros, notre travail consiste à faire la différence entre la compétence et l’ego, et donc à déterminer si la feuille de route d’un gestionnaire est reproductible, et non le simple fruit du hasard.

Pour en revenir à notre analogie médicale, j’ajouterai qu’entretenir une relation saine avec nos gestionnaires de fonds, tout comme entretenir sa santé, demande des efforts réguliers. Alors que 2016 tire à sa fin, après des heures et des heures de vérification rigoureuse, je peux dire avec assurance que les portefeuilles de nos clients sont en bonne santé. Chez MD, nous veillons attentivement à ce que vos portefeuilles de placements demeurent bien portants et florissants.

Craig Maddock

Craig Maddock, CFP, CFA, CIM, MBA, est vice-président à la gestion des placements chez Gestion financière MD. Il dirige les gestionnaires de portefeuille et les analystes en placement qui gèrent les fonds communs de placement et les fonds collectifs de MD.

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