Apple : l’engouement pour les nouveaux iPhone n’a pas encore gagné MD

September 14, 2018 Craig Maddock

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Les nouveaux iPhone sortiront bientôt – juste à temps pour le magasinage des Fêtes. Si vous êtes un fervent amateur d’Apple, vous avez sûrement entendu parler des nouveaux produits, soit trois téléphones, le modèle d’entrée de gamme étant l’iPhone XR à 749 $US, et le modèle haut de gamme étant l’iPhone XS Max à 1 449 $US.

L’Apple Watch retiendra probablement l’attention des médecins. Cet accessoire devient un instrument médical : munie d’un moniteur cardiaque, la nouvelle version permettra aux gens de transmettre des électrocardiogrammes à leur médecin. La montre pourra aussi détecter une fréquence cardiaque basse ou une fibrillation auriculaire et en alerter l’utilisateur. Si l’utilisateur tombe, la montre pourra le détecter et lancer automatiquement un appel d’urgence pour lui.

Apple a aussi annoncé une révision des prix de ces anciens modèles (l’iPhone 7 se détaille dorénavant 499 $US et plus) ainsi que des mises à jour au HomePod grâce auxquelles les utilisateurs pourront trouver des chansons à partir des paroles.

Malgré tout, le plus gros, voire la majorité des affaires d’Apple, repose sur l’iPhone. En septembre 2017, 61,6 % du chiffre d’affaires d’Apple étaient associés aux ventes d’iPhone, et 13,1 %, aux services (pour leur part, les ordinateurs Mac représentaient 11,3 %; les iPad, 8,4 %; et les « autres produits », dont l’Apple Watch, 5,6 %).

La sous-pondération d’Apple expliquée

Apple Inc. (AAPL) est la société à la valeur la plus élevée dans le monde : en effet, au début août, elle a atteint une capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars. Elle représente d’ailleurs plus de 4 % de l’indice composé S&P 500. Nous détenons des actions d’Apple, mais celles-ci sont sous-pondérées dans nos fonds par rapport à cet indice de référence. Voici pourquoi.

Apple est une société impressionnante qui connaît une croissance raisonnable. Elle ne peut toutefois pas être considérée comme une société de croissance. Il ne s’agit pas non plus d’une société sous-évaluée dont les actions peuvent être achetées au rabais.

Nos fonds reposent sur deux grandes stratégies, ou mandats. La première stratégie est axée sur la croissance : les gestionnaires achètent des actions qui connaîtront une croissance rapide. La seconde est axée sur la valeur : les gestionnaires ciblent des sociétés dont les actions peuvent être achetées au rabais. Or, Apple ne s’inscrit dans ni l’une ni l’autre de ces catégories.

Bien que certains sous-conseillers de nos fonds aient des réserves à l’égard d’Apple (la demande pour les téléphones intelligents est en baisse partout), il se pourrait que nous cherchions éventuellement à majorer notre position pour différentes raisons.

Les nombreux bons côtés d’Apple

Premièrement, le bilan de la société est solide (elle dispose d’une importante encaisse). C’est Apple qui fixe les prix sur le marché des téléphones cellulaires. Et même si les gens conservent leurs appareils plus longtemps et qu’ils ne dépensent pas 1 500 $ pour obtenir le modèle dernier cri, Apple continue d’afficher des chiffres intéressants grâce à la vente de produits et de services auxiliaires à sa fidèle clientèle.

D’ailleurs, les services représenteront probablement une part grandissante du chiffre d’affaires d’Apple dans l’avenir.

Notre hypothèse en matière d’investissement demeure la suivante : les ventes d’iPhone vont continuer de croître à un rythme constant, dans le bas de la fourchette de 1 à 10 %. Cela dit, les fonctions des nouveaux téléphones, comme les plus gros écrans et les meilleures caméras, se traduiront par une hausse des besoins et de la demande de stockage infonuagique et d’autres services auxiliaires.

Tensions Chine–États-Unis : peu de répercussions attendues

L’application de tarifs douaniers pourrait faire gonfler les prix, mais n’oublions pas que tous les fabricants de téléphones cellulaires seraient alors touchés, pas seulement Apple.

Pour l’heure, il semble néanmoins que les différends commerciaux entre la Chine et les États-Unis se feront peu ressentir chez Apple. Jusqu’à présent, les produits visés par les tarifs sont surtout des accessoires, comme la montre Apple Watch, les écouteurs AirPods, le haut-parleur HomePod ainsi que les adaptateurs, les chargeurs et les câbles; les téléphones en tant que tels sont épargnés pour l’instant. La majorité de ces produits font partie du secteur d’activité « Autres » d’Apple.

Bien que l’on ignore en quoi consisteront ultimement ces tarifs et comment ils seront appliqués, on s’attend à ce que tout changement apporté au cours de la phase actuelle se traduise par une réduction du nombre de produits Apple touchés par les tarifs potentiels.

Acheter ou pas?

Nous avons l’impression que l’iPhone d’Apple a toujours fait partie de notre vie adulte, mais dans les faits, la société ne vend des téléphones que depuis 11 ans. Auparavant, elle n’était pas la grosse pointure qu’elle est maintenant.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons face à un dilemme des plus intéressants : acheter ou ne pas acheter? Apple est une bonne société dont la croissance est lente. Il se trouve qu’elle est aussi la plus grande entreprise au monde : quand ses actions ont le vent dans les voiles, ceux qui ont manqué le bateau restent sur le quai.

C’est pour cette raison, entre autres, que nous songeons à investir davantage dans des actions d’Apple Inc. À la base, toutefois, nous sous-pondérons Apple et continuerons vraisemblablement de le faire puisque la société ne devrait pas croître aussi rapidement que de nombreuses autres sociétés, plus petites, mais prometteuses, pour lesquelles nous pouvons acquérir des actions à moindre coût.

Vous vous demandez comment intégrer Apple à votre portefeuille ou vous avez une question en matière de placements? N’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller MD.

Craig Maddock

Craig Maddock, CFP, CFA, CIM, MBA, est vice-président à la gestion des placements chez Gestion financière MD. Il dirige les gestionnaires de portefeuille et les analystes en placement qui gèrent les fonds communs de placement et les fonds collectifs de MD.

A propos de l'auteur

Craig Maddock

CRAIG MADDOCK, CFP, CFA, CIM, MBA, is Vice President with the Investment Management team at MD Financial Management. He leads the team of portfolio managers and investment analysts responsible for managing the firm’s mutual funds and investment pools.

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