Conseils de collègues : le temps des fêtes au travail

November 14, 2019

La Dre Catherine Brown aime se garder du temps pour faire du ski de fond en famille et cuisiner durant les fêtes. Depuis qu’elle est médecin, ce n’est pas toujours possible.

Les maladies et blessures ne prennent pas congé. Beaucoup de médecins doivent donc être au travail pendant les fêtes chaque année. Pour la Dre Brown, médecin de famille en quatrième année de formation en santé publique et médecine préventive à l’Université d’Ottawa, le plus dur est de sacrifier une partie du temps en famille. « Des fois, c’est dur de manquer ces moments, mais nous comprenons que les soins que nous prodiguons sont essentiels pour les patients et le bon fonctionnement du système de santé durant le temps des fêtes », assure-t-elle.

Conseil 1 : Pensez organisation pour les périodes de garde

Julie Petrera rappelle que les médecins ne sont pas les seuls touchés par les quarts de travail du temps des fêtes. Elle est responsable nationale du contenu en planification financière chez Gestion financière MD, et son mari, résident en chirurgie orthopédique.

Mme Petrera dit qu’elle n’a pas encore passé une veille du jour de l’An avec son mari depuis qu’il a commencé sa résidence à Ottawa. « Ça peut être difficile pour les familles, signale-t-elle, mais je comprends que quelqu’un doit être là. »

Elle souligne l’importance de s’organiser pour les périodes de garde. Il y a des dates à respecter pour demander des congés et réclamer les allocations de garde si l’on veut être payé. L’important est de mettre en place un système pour éviter de perdre le fil.

Conseil 2 : Demandez de l’aide à vos collègues et à vos proches

La Dre Clover Hemans est médecin de famille à Oakville, en Ontario, et présidente de la Fédération des femmes médecins du Canada. Au fil des ans, elle a dû travailler la majorité des jours fériés, y compris Noël, le jour de l’An, l’Action de grâce et la fête du Travail. Il lui est même arrivé de devoir travailler à l’anniversaire de sa fille.

« On se sent souvent coupable de ne pas être présent, avoue-t-elle. L’important est d’avoir des discussions franches et d’essayer de reporter les activités à une autre date, par exemple, ou de les remplacer. »

Par ailleurs, elle a souvent reçu chez elle pour les grandes célébrations comme Noël, ce qui demandait de la planification. Son mari lui était alors d’une grande aide pour les préparatifs.

Elle reçoit aussi un soutien pratique de ses collègues. Ils s’arrangent entre eux pour permettre à chacun de prendre congé à la date qui lui tient le plus à cœur, que ce soit Noël, Hanoukka ou le jour de l’An. Pour sa part, la Dre Hemans travaille souvent la veille ou le lendemain de Noël ou le jour de l’An pour pouvoir passer le 25 décembre en famille. « Bien que les négociations d’horaire puissent être une source de stress, la collaboration entre collègues peut être vivifiante et déterminante pour survivre aux périodes de garde, profiter du temps des fêtes et ressentir de la gratitude. »

Pour elle, la meilleure façon d’aborder la chose quand elle doit travailler, c’est tout simplement de respecter ses limites. « Vous ne pouvez pas tout faire et vous ne devriez pas vous y sentir obligés, rappelle-t-elle. Choisissez bien votre partenaire. Laissez-vous aider. Parlez à votre famille, en particulier à vos enfants. Permettez-leur de créer avec vous une expérience différente, si c’est possible. Au bout du compte, tout s’arrange. »

Elle a appris à ne plus douter d’être à la hauteur comme mère ou conjointe. « Tout ce qui compte pour vos proches, c’est que vous les aimiez, affirme-t-elle. Apprenez à leur témoigner votre affection de différentes façons : serrez-les dans vos bras et discutez avec eux. »

Conseil 3 : Gâtez-vous

Comme sa consœur, la Dre Brown trouve pratique d’être bien organisée et de commencer tôt les préparatifs des fêtes. « La planification, c’est dans ma nature. C’est pourquoi j’aime rayer le plus d’éléments possible de ma liste de choses à faire avant les fêtes. Comme ça, au lieu de faire du magasinage de dernière minute durant mes jours de congé, je peux passer du temps avec mes proches. »

Elle aussi se tourne vers sa famille et ses amis pour obtenir de l’aide. Parfois, quand elle ne peut pas être là lors d’un repas spécial en famille parce qu’elle est de garde, ils lui déposent de bons petits plats au travail.

« Je crois qu’il est important de reconnaître qu’il peut être difficile de ne pas passer les fêtes en famille. Il arrive aussi qu’on se sente seul en pensant aux amis qui se rassemblent pour célébrer pendant qu’on est pris au travail, souligne-t-elle. Pour remédier à la situation, je me fais un point d’honneur de voir mes amis et ma famille après mon quart de travail ou ma période de garde. Ça fait de longues journées, mais bien souvent, leur énergie est contagieuse. »

Et quand les cinq jours de congé consécutifs obligatoires arrivent enfin, elle recommande de se gâter. Pour elle, cela rime avec une journée au spa et se laisser dorloter avec des amis.

Conseil 4 : Rappelez-vous l’importance des soins que vous prodiguez durant cette période

Sermo, une plateforme de réseautage social pour les médecins, a sondé des médecins du monde entier sur leur expérience de travail durant les fêtes. Beaucoup de leurs réponses étaient positives. « Le travail pendant les fêtes engendre un esprit de camaraderie », a écrit un participant. D’autres ont décrit leur expérience comme « étrangement gratifiante » et « noble ».

Selon le médecin américain John Henning Schumann, les patients que vous traitez pendant les fêtes sont parfois ceux qui vous marquent le plus. Comme personne ne veut être à l’hôpital à cette période de l’année, il y a de bonnes chances que ceux qui y sont aient vraiment besoin d’aide. Les patients et leur famille vous seront donc reconnaissants d’être là pour eux.

La Dre Brown abonde dans le même sens : « Les patients sont reconnaissants que vous soyez au travail et habituellement compréhensifs si ça prend un peu plus de temps que d’habitude. »

Article précédent
Lutte aux changements climatiques : vos placements, un argument de poids
Lutte aux changements climatiques : vos placements, un argument de poids

Gestionnaires de portefeuille, conseillers et investisseurs privilégient par les placements socialement res...

Article suivant
Changement de saison, changement de perspective
Changement de saison, changement de perspective

Chez MD, nous pensons que rien n’est plus précieux dans la vie que la santé et le bien-être.