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Balado : La planification successorale des médecins

Cette semaine, Catherine Felber et Angele LeBlanc parlent de différents aspects de la planification successorale. Pourquoi est-ce important? Comment s’assurer que son plan soit exécuté selon ses vœux? En quoi est-ce différent pour les médecins? 

 

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Vous écoutez le balado Littératie Financière, une présentation de Gestion financière MD.

La seule société pancanadienne de services financiers qui se consacre au bien-être financier des médecins et des membres de leur famille.

CF : Chers auditeurs, bienvenue à Littératie Financière, le balado pour médecins qui parle de finances et de planification financière. Je m’appelle Catherine Felber. C’est un honneur pour moi d’animer aujourd’hui! La semaine dernière, nous avons parlé de préparation à la retraite. Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de prendre quelques minutes pour écouter l’épisode : il prépare le terrain pour celui d’aujourd’hui. Cette semaine, il sera question de planification successorale : pourquoi c’est important? Comment s’assurer que son patrimoine sera distribué selon nos vœux? En quoi c’est différent pour les médecins?

Que vous entamiez à peine votre parcours médical ou que vous songiez à suspendre votre sarrau après une belle carrière, pensez à créer un plan successoral béton : vos proches vous en remercieront. À quoi vous attendre? Comment vous préparer? Quoi planifier? Quelles ressources peuvent vous aider?

Pour répondre à toutes ces questions, accueillons Angele LeBlanc. Merci d’être ici aujourd’hui.

AL : Merci de l’invitation, <nom de l’animateur>. Je suis enchanté d’être ici. La planification successorale n’est pas de mauvais augure : c’est un sujet important. C’est le meilleur moyen de vous assurer que vos volontés soient respectées après votre décès, et que vos proches ne manqueront de rien.

CF : En effet. Commençons par définir le terme. Qu’est-ce qu’une succession, au juste?

AL : Bien sûr.

 

Votre succession, c’est la somme de tous vos actifs, comme l’argent et les biens, moins le passif, comme le prêt hypothécaire et les dettes. Plus simplement, c’est un peu votre valeur nette individuelle.

À votre mort, l’entièreté de votre succession est distribuée à vos proches et aux organismes ou causes que vous souhaitez encourager. En établissant un plan, vous choisirez exactement qui en bénéficiera, et dans quelle mesure.

C’est important de prendre ces décisions à l’avance si vous voulez bien répartir votre patrimoine. Vous pouvez même prévoir des plans particuliers pour certains de vos proches.

CF : Je vois. Alors, il suffit d’avoir un testament?

AL : Pas tout à fait. Le testament, c’est le pilier de la planification successorale, mais ce n’est pas tout. Vous devrez également prévoir un mandat de protection, qu’on appelle aussi procuration, une assurance vie et des arrangements funéraires.

Et ce n’est pas toujours facile de veiller à ce que tous ces documents concordent et servent vos intérêts. Ce que nous voulons vous faire réaliser, c’est que vous n’avez pas à vous charger de tout vous-même. En fait, nous vous recommandons fortement de ne pas le faire. Vous êtes médecin; vous ne conseilleriez pas à quelqu’un de s’enlever lui-même l’appendice, non? C’est pareil.

Les conseillers financiers et les professionnels de la planification successorale sont des spécialistes du domaine. Ils sauront créer le meilleur plan pour vous. Vous pouvez compter sur Gestion financière MD, une excellente ressource dans le domaine : ses conseillers connaissent les besoins financiers particuliers des médecins. Leur expertise s’étend à la planification successorale.

CF : Super. Et quand est-ce que les médecins – ou monsieur madame Tout-le-monde, en fait – devraient commencer à y penser?

AL : Aussitôt que vous acquérez des biens importants, comme une maison ou un cabinet, ou que vous avez des enfants ou une personne à charge. 

CF : Je vois. Peux-tu nous expliquer en quelques mots les principaux éléments d’un plan successoral?

AL : Certainement.

Commençons par le testament. C’est dans ce document que vous couchez sur papier vos volontés. C’est lui qui déterminera comment sera divisé votre héritage à votre mort. Comme je l’ai dit tantôt, l’héritage, ça peut être toutes sortes de choses. Pensez à faire la liste de vos actifs et à la mettre régulièrement à jour. N’oubliez pas vos actifs hors province (ou même hors pays), si vous en avez. Une fois votre liste faite, vous pourrez penser à vos héritiers.

Les personnes à qui vous léguerez vos biens sont appelées « bénéficiaires ». Vous pourrez toujours les changer en cas de naissance, de décès, de mariage ou autre. Veillez à inclure vos personnes à charge et vos proches comme il se doit. Sinon, on pourrait faire des réclamations contre votre succession ou contester le testament devant les tribunaux, et celui-ci pourrait être modifié. Ce n’est jamais une mauvaise idée de nommer des bénéficiaires remplaçants, au cas où vos premiers bénéficiaires décéderaient prématurément. La liste devrait aussi inclure les organismes que vous souhaitez soutenir.

Si vous avez des enfants mineurs, pensez à créer une fiducie et à nommer un responsable, qui peut être une personne ou, au Canada, une société de fiducie. Vous protégerez ainsi vos actifs des mauvaises décisions et des profiteurs jusqu’à ce que vos enfants aient atteint un certain âge. Mais surtout, votre argent sera entre les mains de professionnels, plutôt qu’entre celles d’un proche qui n’a peut-être pas les compétences requises pour assumer cette lourde responsabilité.

Nommez aussi un tuteur dans votre testament, qui pourra s’occuper de vos enfants si vous et votre partenaire veniez à partir en même temps. Évidemment, c’est une décision qu’on ne prend pas à la légère. Parlez-en avec le ou les tuteurs potentiels : sont-ils prêts à assumer cette responsabilité? En ont-ils les capacités? Cela dit, gardez en tête que votre décision devra être confirmée par un tribunal.

Enfin, vous devrez nommer un liquidateur ou exécuteur testamentaire, c’est-à-dire une personne qui administrera votre succession et qui exécutera vos volontés. Ça peut être plus d’une personne, mais dans tous les cas, c’est une énorme responsabilité qui requiert un grand investissement de temps, alors prenez soin d’en parler avec vos « candidats » au préalable.

CF : D’accord. La création d’un testament n’est pas à prendre à la légère... Et si on meurt sans testament, qu’est-ce qui se passe?

AL : Si vous mourez sans testament, vos actifs seront quand même distribués. Si vous n’avez pas d’exécuteur, ce sont les lois de votre province ou territoire qui détermineront à qui ira votre héritage. Vos proches n’auront pas leur mot à dire. Évidemment, ce n’est pas l’idéal.

Les personnes que vous auriez souhaité nommer comme bénéficiaires ne toucheront rien du tout si elles ne sont pas admissibles aux yeux de la loi.

Une bonne partie de vos actifs pourrait également être abandonnée à l’impôt, ce qui aurait pu être évité si vous aviez eu un bon plan financier.

En plus, vos enfants pourraient soudainement recevoir beaucoup plus d’argent que ce qu’ils sont prêts à gérer.

Les exemples ne manquent pas, mais je pense que vous comprenez l’idée. Un testament, c’est le meilleur moyen de garantir que vos proches reçoivent exactement ce que vous aviez prévu, et que tout soit géré et distribué selon vos volontés.

CF : Parfait. Et donc selon toi, quand on nomme un tuteur ou un exécuteur testamentaire, il faut lui en parler avant. Pourquoi?

AL : Oui, absolument. Ce sont de très grosses responsabilités. Parlez aux personnes que vous voulez nommer, quel que soit le rôle que vous souhaitez leur confier. Faites-leur connaître vos intentions pour qu’elles puissent se préparer. Et si vos volontés sont connues d’avance, votre décès risque moins de générer des chicanes de famille.

C’est la même chose pour les mandats de protection ou procurations.

CF : D’accord. C’est quoi exactement, un mandat de protection ou une procuration?

AL : Eh bien, la mort n’est pas la seule éventualité à laquelle vous devez vous préparer. Pensez à établir un plan d’action clair au cas où vous deviendriez incapable de prendre des décisions par vous-même.

Ce document peut avoir différents noms selon votre province ou territoire, mais je vais utiliser « procuration » pour simplifier les choses, et je vais appeler « mandataire » la personne nommée pour exécuter vos volontés dans ce document.

Il existe deux types de procurations : la procuration relative aux biens, qui concerne les décisions financières ou d’affaires, et la procuration relative au soin de la personne, qui concerne les décisions touchant la santé ou les soins personnels.

Vous pouvez nommer un mandataire différent pour chaque procuration, ou ça peut être la même personne. Mais choisissez-la avec soin, parce que c’est une grosse responsabilité.

CF : Voyons voir. On a le testament et la procuration. Quoi d’autre?

AL : L’assurance vie, c’est aussi important. En plus d’assurer la sécurité financière de votre famille, l’assurance vie peut couvrir les frais d’impôt, les dettes et les autres dépenses qu’elle devra assumer à votre décès. N’oubliez pas de garder la liste de vos bénéficiaires à jour ici aussi.

Enfin, pensons aussi aux volontés funéraires. Vous pouvez bien sûr les mentionner dans votre testament, mais prenez le temps d’en parler à un proche parce qu’il arrive que le testament ne soit lu qu’après les funérailles. Imaginez vos proches découvrir après coup que vos volontés n’ont pas été respectées...

Et finalement, il y a les biens numériques, comme les comptes bancaires en ligne et les réseaux sociaux. Pour qu’on ne les oublie pas, léguez vos mots de passe à une personne de confiance.

Et ça vaut pour tous les aspects de votre succession : veillez à ce que vos bénéficiaires sachent où trouver les documents et renseignements importants, et comment y accéder.

CF : Tout à fait. Le gros du travail de planification successorale consiste à réunir toute l’information nécessaire. Même si vos volontés sont claires, sans les documents nécessaires, vous n’avez aucune garantie qu’elles seront respectées.

AL : Exactement!

CF : Ça semble être la même démarche pour tout le monde, mais y a-t-il des particularités à considérer pour les médecins?

AL : Oui, absolument.

Comme les auditeurs le savent, les médecins ont des besoins particuliers en planification financière. On le sait bien, ils contractent d’importantes dettes pendant leur longue formation et ils commencent leur carrière à un âge plus avancé.

Par conséquent, ils doivent user de stratégie dans leur planification financière, et ça vaut aussi pour leur succession. Une fois qu’ils ont franchi les grandes étapes de la vie, le mariage, l’achat d’une maison, les enfants, ils se concentreront surtout à épargner en vue de la retraite, et peut-être pour quelques voyages. Même si c’est important de pouvoir subvenir à nos besoins à la retraite et profiter de la vie, il faut aussi nous occuper de nos affaires pour couvrir les dépenses que nos proches auront à assumer après notre décès.

Un casse-tête de plus pour les médecins est la planification de leur relève. C’est là qu’entrent en jeu les conseillers MD, qui comprennent très bien les particularités des finances des médecins. Ils vous aideront à planifier tous les aspects de vos finances et trouveront des stratégies qui tiennent compte de votre réalité et celle de votre pratique. Je vous recommande de vous adresser à un conseiller surtout si vous vous êtes constitué en société pour exercer, ce qui peut compliquer certains aspects de votre planification.

CF : Très bien. Nous avons déjà parlé impôts, mais est-ce que ça entre en ligne de compte dans la planification successorale des médecins?

AL : Absolument. Vous devez connaître le taux d’imposition de vos actifs pour vous assurer d’en conserver suffisamment au profit de vos bénéficiaires.

Vous adresser à un planificateur est encore une fois la meilleure chose à faire. Il vous aidera à déterminer quels actifs sont imposables, lesquels ne le sont pas, et à constituer un plan de décaissement fiscalement avantageux pour vos placements et comptes enregistrés. Vous saurez ainsi que vous laissez à vos bénéficiaires le maximum de ressources pour prendre soin d’eux et de votre legs.

CF : Super. J’aimerais maintenant qu’on s’intéresse aux biens numériques, un sujet qui interpelle plus particulièrement la nouvelle génération de médecins. Tu en as parlé précédemment quand il a été question du plan successoral, mais j’aimerais qu’on y revienne plus en détail. Quelle est leur importance dans une planification successorale?

AL : Comme tu dis, c’est une composante importante des actifs des médecins, surtout ceux des prochaines générations. Ces dernières années, nous constatons à quel point la technologie nous est de plus en plus indispensable dans nos vies personnelle et professionnelle. Nous conservons énormément d’informations sur support numérique; il faut absolument nous assurer d’y donner accès à nos bénéficiaires pour qu’elles ne soient pas perdues à jamais.

Comme je l’ai dit plus tôt, vos biens numériques sont vos comptes bancaires en ligne, vos comptes de réseaux sociaux, vos comptes de messagerie, vos fichiers numériques comme les photos et vidéo, vos comptes de fidélité et les documents importants conservés sur des disques durs ou dans le nuage.

Certains de ces biens pourraient être essentiels pour accéder à d’autres : c’est le cas de vos informations bancaires ou d’assurance. D’autres, comme vos comptes de réseaux sociaux, doivent être supprimés pour protéger votre vie privée. Et d’autres pourraient avoir une grande importance sentimentale, comme les photos.

Donc, dans votre planification successorale, n’oubliez pas de déterminer comment ces biens numériques seront distribués et gérés après votre décès. La meilleure chose à faire, c’est de tenir une liste à jour de tous vos comptes en ligne, avec mots de passe. Vous direz évidemment à vos proches où la trouver.

Il serait bon aussi de la donner à votre avocat et de lui indiquer de quelle façon vous voulez que vos actifs soient gérés et distribués. Finalement, choisissez un exécuteur testamentaire qui a tous les pouvoirs nécessaires pour faire respecter vos volontés.

CF : Quelqu’un qui est un tant soit peu à l’aise avec la technologie!

AL : Oui, ça vaudrait mieux! Quelqu’un dans votre réseau, et plus jeune que vous. N’oubliez pas aussi de désigner un substitut, au cas où.

CF : Avant de conclure l’épisode, as-tu un dernier conseil pour nos auditeurs?

AL : Certainement. Je ne voudrais pas verser dans le mélodrame, mais je dois insister. Trop souvent, nous sommes pris dans le tourbillon de la vie et oublions de prendre le temps de réfléchir à nos dernières volontés. Je ne veux pas donner de leçon à quiconque, mais la question à se poser est toute simple : quels moyens prendre pour m’assurer que mes proches ne manquent de rien à mon décès? C’est important pour tout le monde de se poser cette question, et encore plus pour les médecins.

Plus vite vous déterminerez quel sera votre legs, plus vous aurez de chances d’atteindre votre objectif. Même si ce n’est pas votre objectif premier pour l’instant, si vous le gardez en tête dans vos autres plans de vie, vous êtes sur la bonne voie.

Et bien sûr, faites-vous conseiller par un professionnel. Votre conseiller vous aidera à garder le cap, et si vos objectifs changent, il saura vous accompagner. Peu importe vos besoins, il est là pour vous! 

CF : Génial.  Angele, merci encore de t’être joint à nous aujourd’hui. Ce fut un plaisir.

AL : Tout le plaisir est pour moi. Merci à toi.

CF : Et un grand merci à tous nos auditeurs. Comme je l’ai dit au début, n’oubliez pas d’écouter, si ce n’est pas déjà fait, notre épisode sur la préparation à la retraite pour un complément d’information. La semaine prochaine, nous parlerons impôt. Soyez des nôtres! Une fois de plus, ici  Catherine Felber. À la prochaine, prenez soin de vous!

Vous venez d’écouter le balado Littératie Financière, une présentation de Gestion financière MD.

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