S’adapter à son état de santé à la retraite

           

Pour conserver le pouvoir sur son style de vie, mieux vaut prévenir que guérir

Comme médecin, vous êtes bien placé pour savoir que l’état de santé des gens finit par s’altérer avec l’âge, que ce soit en raison de pathologies liées au vieillissement ou encore d’une baisse généralisée des capacités physiques. Vous en êtes bien conscient, mais vous avez peut-être du mal à vous imaginer là un jour. Néanmoins, si vous faites fi de cette réalité, c’est votre plan de retraite qui risque d’être compromis. Après tout, la plupart de vos projets de retraite, par exemple le choix d’un logis, les voyages, les sports et tout un éventail d’activités, reposent sur le principe que vous serez en bonne santé et capable de vous déplacer.

Les soucis de santé ci-dessous, qui se manifestent avec l’âge, peuvent avoir d’importantes répercussions sur votre style de vie, particulièrement aux stades plus avancés de la retraite :

  • des problèmes de vision et de concentration pourraient nuire à votre capacité de conduire;
  • une détérioration de vos articulations pourrait vous empêcher de demeurer actif ou d’emprunter les escaliers;
  • une perte auditive pourrait nuire à vos relations et conduire à l’isolement;
  • des maladies du pied pourraient restreindre votre mobilité;
  • une détérioration de vos capacités cognitives pourrait rendre difficiles les interactions sociales.

Prévenir pour mieux guérir

Mme Amy D’Aprix, Ph. D., gérontologue et conseillère en transition de vie établie à Toronto, dit que vous pouvez prendre les devants de différentes façons pour atténuer les répercussions négatives des changements dans votre état de santé.

« Pour commencer, je suggère de favoriser l’exercice physique, une saine alimentation et une bonne hygiène de vie, précise-t-elle. Vous pouvez également agir de façon préventive pour d’autres aspects de votre santé. Supposons que vous pensez avoir des problèmes d’audition. Si vous avez besoin d’une prothèse auditive, mais que vous tardez à consulter, le taux de réussite risque d’être moins élevé en raison de problèmes de connexion entre l’appareil auditif et le cerveau. »

En plus d’agir de façon préventive en matière de santé, vous devez tenter de voir d’avance en quoi des changements éventuels dans votre état de santé se répercuteront sur votre style de vie.

« L’objectif n’est pas seulement de réduire les répercussions négatives des changements dans votre état de santé, mais également de prévoir des moyens pour y faire face en cas de besoin, de dire Mme D’Aprix. Posez-vous les questions suivantes : ‘‘En cas de changement dans mon état de santé ou ma mobilité, sera-t-il raisonnable de rester dans cette maison?” Si la réponse est non (et ce sera non tôt ou tard), quel est mon plan B? Que vais-je faire différemment? »

« Nul besoin de déployer le plan B avant le temps; l’important, c’est d’avoir un plan B », souligne-t-elle.

Un plan réaliste

Commencez par le choix d’un logis, poursuit-elle, puis examinez les répercussions que pourraient avoir des changements dans votre état de santé sur les autres aspects de votre vie à la retraite. Ainsi, vous pourrez vous doter d’un plan d’avenir.

La plupart des gens ne pensent pas à ça. Ils se disent qu’ils traverseront le pont une fois rendus à la rivière ou encore que les enfants se débrouilleront. Cependant, si vous voulez préserver votre liberté de choix, votre pouvoir et votre indépendance, vous devez réfléchir à toutes ces questions.

Et si votre mobilité était réduite?

Les changements dans votre état de santé peuvent également chambouler vos plans de voyage.

« Les gens s’imaginent qu’ils passeront le reste de leurs jours en voyage, de dire Mme D’Aprix. Ce ne sera pas toujours possible, alors mieux vaut penser à d’autres façons de voyager advenant un problème de santé ou de mobilité. Au lieu de partir juste tous les deux, vous et votre conjoint pourriez opter pour les voyages organisés, où tout est pris en charge. D’ailleurs, les personnes handicapées optent souvent pour les croisières, qui leur demandent peu d’efforts. »

Et à la maison, qu’allez-vous faire si vous ne pouvez plus conduire?

 « Les gens ne réalisent pas que bien des volets de leur plan de retraite reposent sur le transport », de dire Mme D’Aprix. L’endroit où vous vivez, vos activités, votre vie sociale, tout peut graviter autour de votre capacité de vous déplacer.

« Vous pouvez obtenir de l’aide à domicile, mais si vous ne conduisez pas, vous serez isolé et ne pourrez pas vous rendre à vos activités préférées », souligne‑t‑elle. La situation se corse si vos amis sont à peu près du même âge que vous et sont aussi confinés au domicile.

La clé : prévoir

Mme D’Aprix rappelle que les stratégies qu’elle préconise ne consistent pas seulement à tenter de trouver des solutions ou des mesures qui permettront d’atténuer les problèmes en cas d’ennuis de santé. Il s’agit aussi de prévoir et de planifier les changements qui toucheront au style de vie. C’est ce qui vous permettra de conserver le pouvoir sur votre vie.

« Certains disent qu’ils recourront aux services de soins à domicile, ajoute‑t‑elle. Certes. Cependant, peu d’entre nous souhaiteront que la personne qui viendra nous aider deux fois par jour soit notre seule fréquentation. Nous pourrions finir par nous sentir isolés. Ainsi, si ce scénario est peu séduisant, il faut trouver d’autres options », conclut-elle.

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