REER et CELI en action : études de cas pour différentes étapes de la vie

 

Pour tirer pleinement profit des avantages fiscaux des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et des comptes d’épargne libre d’impôt (CELI), il est important que vous considériez à quelle étape de votre vie et de votre carrière médicale vous vous trouvez.

Voici des études de cas qui vous aideront à tirer pleinement profit de la croissance et de l’épargne avec report d’impôt qu’offrent le REER et le CELI. Elles tiennent compte de facteurs importants comme l’âge, l’étape de la carrière des membres de la famille (médecins ou non) et les cibles et priorités financières particulières. Il se peut que ces exemples correspondent plus ou moins à votre situation unique, mais le point important à retenir est que vous pouvez tirer le meilleur parti possible du REER et du CELI en les utilisant de manière stratégique. Vous avez tout à gagner à vous renseigner sur les caractéristiques particulières du REER et du CELI et à les comparer.

REER/CELI – Exemples concrets

Étude de cas 1 : La Dre Tremblay, 27 ans, est médecin résidente de première année. Son salaire est d’environ 56 000 $ par année. Il lui tarde de rembourser ses dettes d’études, mais elle souhaite aussi commencer à épargner.

Comme la Dre Tremblay gagnera vraisemblablement beaucoup plus d’argent plus tard dans sa carrière, il serait peut-être préférable pour elle de retarder les cotisations à son REER jusqu’à ce que son salaire la situe dans une fourchette d’imposition plus élevée. Pour l’instant, elle pourrait tirer parti de la souplesse et de la facilité d’accès aux fonds qu’offre un CELI. Elle pourrait même amasser de l’argent dans son CELI pour cotiser à son REER plus tard. Elle pourrait aussi cotiser à un REER pendant sa période de résidence et reporter la déduction d’impôt jusqu’à ce que ses revenus la situent dans une fourchette d’imposition plus élevée, de façon à faire des économies d’impôts plus importantes, tout en continuant de faire fructifier ses placements à l’abri de l’impôt.

Étude de cas 2 : La Dre Nguyen, 38 ans, est mariée et mère d’un enfant. Son mari reste à la maison. Elle souhaite verser de l’argent dans un REER de conjoint ouvert au nom de ce dernier.

La Dre Nguyen peut verser des cotisations au REER de conjoint et les déduire de son propre revenu, dans la mesure où elle dispose elle-même des droits de cotisation correspondants. L’obligation fiscale globale du couple s’en trouvera réduite à la retraite puisque le revenu imposable des deux conjoints sera nivelé. De plus, si vous êtes plus âgé que votre conjoint, le régime de conjoint vous permettra de continuer à cotiser plus longtemps une fois à la retraite, puisqu’il ne sera plus possible de cotiser à votre propre REER après l’année où vous atteindrez 71 ans.

Étude de cas 3 : Le Dr Bouchard, 45 ans, exerce sa profession en société et se rémunère en dividendes. Il se demande s’il ne serait pas préférable de sortir de l’argent de sa société pour le placer dans un REER ou un CELI.

Comme ses revenus sont constitués uniquement de dividendes, le Dr Bouchard n’accumule pas de droits de cotisation à un REER. Il peut toutefois profiter pleinement de ses droits de cotisation à un CELI, ce qui lui procurerait l’avantage fiscal de ne pas payer d’impôt sur les gains réalisés sur les placements dans son CELI. Le Dr Bouchard pourrait aussi se verser des dividendes en utilisant le solde détenu dans les comptes théoriques de sa société (le cas échéant, par exemple le compte de dividendes en capital ou le compte de l’impôt en main remboursable au titre de dividendes).

Étude de cas 4 : Le Dr Gagnon, 62 ans, souhaite continuer de cotiser à son REER pour bénéficier des déductions fiscales. Cependant, il s’inquiète du fait qu’à la retraite, dans quelques années, son revenu le placera dans une fourchette d’imposition élevée.

Le Dr Gagnon pourrait verser de l’argent dans un CELI et dans un REER. Même s’il n’obtiendra pas de déduction fiscale pour les cotisations versées dans le CELI, il en tirera un avantage à la retraite parce que les retraits d’un CELI ne sont pas imposables. Il pourra structurer ses revenus de retraite en combinant les retraits de chaque régime de manière à payer le moins d’impôt possible et à réduire au strict minimum l’incidence sur ses prestations de la Sécurité de la vieillesse.

Étude de cas 5 : Grégoire, 50 ans, gagne 150 000 $ par année comme directeur d’un hôpital en Ontario; il est également client de MD et son frère est médecin. Il se demande comment un REER ou un CELI pourrait l’aider.

En raison du report d’impôt, la plupart des personnes gagnant un revenu élevé trouvent leur compte dans le REER pendant les années où elles sont au sommet de leur courbe de rémunération. Si Grégoire cotise 26 230 $ à son REER (la cotisation maximale permise en 2018 selon son salaire), son revenu imposable diminuera du même montant et il paiera moins d’impôts dans l’ensemble. Lorsqu’il retirera cet argent à sa retraite, son revenu se situera probablement dans une fourchette d’imposition inférieure; il sera donc imposé à un taux plus bas qu’à l’heure actuelle. Si Grégoire a encore des fonds excédentaires après avoir épuisé ses droits de cotisation à un REER, il pourrait également cotiser à un CELI pour augmenter son épargne.

Étude de cas 6 : Mme Simard, 45 ans, est enseignante dans une école publique et compte un médecin dans sa famille. Elle s’attend à toucher une pension annuelle substantielle à la retraite, mais elle souhaite épargner davantage afin de pouvoir voyager beaucoup durant sa vie de retraitée.

En cotisant à un CELI, Mme Simard pourra retirer son argent en franchise d’impôt pendant sa retraite, sans incidence sur ses prestations fondées sur le revenu. Avec un REER/FERR, cependant, tous les retraits sont imposés comme un revenu normal. Ces retraits augmenteront son revenu et, additionnés à sa pension annuelle et aux prestations de la Sécurité de la vieillesse (SV) et du Régime de pensions du Canada, pourraient lui faire dépasser le seuil de récupération des prestations de la SV.

Renseignez-vous sur les solutions de placement offertes par MD ou communiquer avec un conseiller MD pour découvrir comment nous pouvons vous aider.

 

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