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REER : conseils de dernière minute

           Une femme mature qui fait ses études.

En tant que médecin, vous vous demandez peut-être si le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est une bonne stratégie pour 2020. Malgré votre incertitude, la date limite de cotisation du 1er mars 2021 approche à grands pas.

Devriez-vous cotiser? Combien? Pouvez-vous – et devriez-vous – cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint? Nous sommes là pour vous répondre.

Une année hors de l’ordinaire

Cette année, les choses sont bien différentes, et il se peut que votre stratégie de planification financière le soit aussi. Il faudrait peut-être également revoir votre stratégie REER. Pour progresser dans la réalisation de vos objectifs financiers, rien de mieux que des conseils qui tiennent compte de votre réalité de médecin et du contexte actuel. Un conseiller MD* peut vous aider.

Le temps passe

Le 1er mars est la dernière journée pour cotiser à un REER pour l’année civile 2020. Après cette date, les cotisations que vous ferez seront déductibles de votre revenu de 2021.

Combien cotiser?

Combien pouvez-vous cotiser à votre REER? Généralement, 18 % du revenu gagné l’année précédente, plus vos droits de cotisation inutilisés, jusqu’à concurrence de 27 230 $ pour l’année civile 2020 (si votre revenu gagné le permet). Le « revenu gagné » désigne le revenu d’emploi, le revenu d’un travail indépendant et d’autres types de revenus comme le revenu locatif, moins certaines dépenses d’emploi et pertes commerciales ou locatives.

Si vous exercez la médecine en société et que vous vous versez un salaire, vous accumulez des droits de cotisation à un REER. En revanche, les dividendes ne sont pas considérés comme un revenu gagné. Pour l’année prochaine, votre comptable peut vous aider à définir la stratégie de rémunération de votre entreprise.

Si vous n’avez pas cotisé le montant maximal les années précédentes, vous pouvez dépasser le maximum annuel, jusqu’à atteindre le plafond des cotisations. Pour connaître ce plafond, consultez l’avis de cotisation que vous avez reçu après avoir rempli votre déclaration de revenus de 2019.

Une affaire de famille

Est-ce que votre conjointe ou conjoint gagne moins que vous? Si sa fourchette d’imposition est inférieure à la vôtre, pensez au REER de conjoint.

Le principe est simple : en cotisant au REER de votre conjointe ou conjoint, à titre de conjoint qui gagne le plus, vous bénéficiez de la déduction fiscale. (Notez, cependant que le montant de la cotisation que vous pouvez verser dans votre propre REER s’en trouve réduit.)

Lorsque la conjointe ou le conjoint qui gagne le moins retire l’argent du REER à la retraite, elle ou il paie l’impôt sur le montant des retraits, ce qui réduit l’obligation fiscale globale du ménage.

N’oubliez pas que vous pouvez cotiser au REER de votre conjointe ou conjoint plutôt qu’au vôtre, mais seulement jusqu’à la fin de l’année qui marquera son 71e anniversaire. Toutefois, si votre conjointe ou conjoint est plus jeune que vous, cette démarche peut aussi prolonger votre période de cotisation.

N’oubliez pas, cependant, que les cotisations que vous verserez à votre compte et à celui de votre conjointe ou conjoint ne peuvent pas dépasser votre plafond des cotisations, mais elles ne changeront en rien le plafond de votre conjointe ou conjoint.

Rien ne sert de courir, mais il faut continuer d’avancer

Vous devez avoir fait toutes vos cotisations d’ici le 1er mars pour demander une déduction fiscale pour l’année d’imposition 2020, mais rien ne vous oblige à placer cet argent tout de suite. Vous pouvez le verser dans votre REER en attendant de choisir une stratégie de placement.

Ce ne sont toutefois pas les produits de placement qui manquent : les actions, les fonds communs de placement et les fonds négociés en bourse (FNB) permettent d’accumuler et de faire fructifier les revenus d’intérêt, les gains en capital et les dividendes en franchise d’impôt. Alors, ne laissez pas dormir trop longtemps votre argent durement gagné.

Vous pouvez aussi programmer des versements automatiques; les fonds s’accumuleront dans votre REER toute l’année, et vous pourrez les placer au fur et à mesure pour profiter d’un report de l’impôt.

Réduire vos intérêts, c’est dans votre intérêt

Si vous avez beaucoup de dettes, par exemple un prêt hypothécaire ou un prêt étudiant, vous devriez songer à une stratégie de réduction des intérêts.

Qu’est-ce qui vous ferait économiser le plus? Rembourser une partie de vos dettes ou bien cotiser à un REER? La réponse dépend de plusieurs facteurs : votre taux d’intérêt par rapport au montant que devraient vous rapporter les cotisations au REER, votre âge, votre fourchette d’imposition et, surtout, vos objectifs financiers. Pour y voir clair, vous pouvez faire appel à un planificateur financier.

Mais n’oubliez pas que vous pouvez toujours utiliser le remboursement d’impôt de vos cotisations pour rembourser vos dettes; vous ferez ainsi d’une pierre deux coups.

Vous avez encore le temps de décider si cotiser à votre REER est la solution qui vous convient cette année. Communiquez avec un conseiller MD ; en plus de trouver la stratégie idéale pour votre REER, il évaluera toutes les possibilités (compte de société, REER de conjoint, CELI, etc.) pour vous aider à atteindre vos objectifs financiers.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.