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Valeur des conseils : Étudier en médecine quand on est parent

La valeur des conseils financiers : le processus de planification de MD. Cette série d’articles illustre la situation financière de certains ménages de médecins du Canada et le processus de planification qu’utilise Gestion financière MD (MD) pour les aider à atteindre leurs objectifs. Même si ces études de cas dépeignent des personnages fictifs, elles sont néanmoins le reflet de conversations que les conseillers MD* ont quotidiennement avec de vrais médecins et les membres de leur famille.

Le jour où il a été accepté en médecine il y a quatre ans, Jacob avait une double raison de célébrer : son épouse Laurie venait de donner naissance à une adorable petite fille. Il s’agissait du premier enfant du couple et du début d’une deuxième carrière pour Jacob, qui avait enseigné les sciences dans une école secondaire pendant six ans. Les deux tourtereaux voulaient une famille nombreuse, ne souhaitaient pas attendre et savaient que subvenir aux besoins d’une famille avec le seul salaire d’infirmière de Laurie exigerait des sacrifices financiers.

Aujourd’hui, ils sont heureux, occupés et endettés, et ils financent les études de Jacob grâce à une marge de crédit de 300 000 $. Âgés tous les deux de 35 ans, ils ont eu un troisième enfant il y a quelques mois. Laurie est donc à la maison et bénéficie de prestations parentales. Jacob vient de terminer sa troisième année d’études et se prépare à présenter une demande de résidence en médecine.

Le défi : « Nos placements semblent ne rien rapporter. Pourquoi? »

Jacob et Laurie s’étaient fait dire à répétition que pour gonfler leur épargne et réduire leurs impôts, il leur fallait cotiser à un REER, à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ou aux deux. Au fil des ans, ils s’étaient donc précipités sur les offres de certaines institutions financières, qui leur promettaient des avantages comme des taux d’intérêt majorés, des opérations gratuites ou des cotisations équivalentes aux leurs s’ils ouvraient un compte.

Malgré leur budget très serré, Jacob et Laurie s’efforçaient de verser au moins 50 $ à 60 $ par mois dans leurs REER, dans l’espoir de profiter de déductions fiscales. Ils croyaient qu’en investissant tôt des sommes même minimes, ils pourraient bénéficier de l’intérêt composé. Seul problème : cela ne semblait pas fonctionner.

« Nous épargnons depuis 2010, mais nos placements ne se sont pratiquement pas appréciés », raconte Jacob. « C’est extrêmement frustrant. Le rendement des marchés est solide, mais nous ne semblons pas en profiter. »

« Pendant ce temps, nous entendons parler de ces jeunes sur Reddit qui triplent leur mise dans les cryptomonnaies ou les actions « mème ». C’est fou! Devrions-nous commencer à jouer à la Bourse?  Je songe à m’ouvrir un compte de courtage en ligne pour placer de l’argent dans un CELI. »

Les chiffres : le portrait financier du couple

Tableau montrant l’actif, le passif et la valeur nette de Laurie et de Jacob.

[Voir la version texte]

L’analyse : le regard neuf d’un conseiller MD

Jacob a communiqué avec MD en ligne pour ouvrir un compte. Évidemment, il avait été attiré par une promotion publiée sur les réseaux sociaux de son association d’étudiants en médecine.

Il a organisé une rencontre virtuelle avec André, conseiller MD, mais en raison de l’horaire chargé du couple, il a dû la reporter quatre fois.

André nous dit que c’est là un signe révélateur : « Ils étaient débordés et ne cessaient de remettre notre rencontre. Parfois, c’est une indication que le ménage tend aussi à remettre à plus tard les décisions financières. »

La cinquième fois a été la bonne. La rencontre virtuelle avec André a eu lieu et a été suivie de plusieurs autres, toujours en soirée, une fois les enfants couchés. Plus il faisait connaissance avec Jacob et Laurie, plus il était clair que ce couple souhaitait vraiment investir pour l’avenir. Malheureusement, il n’avait pas de plan pour atteindre ses ambitieux objectifs.

Une épargne éparpillée. André a appris que Jacob et Laurie détenaient chacun plusieurs comptes enregistrés dans différentes institutions financières. Il était donc difficile pour ce couple déjà à court de temps de faire le suivi des relevés, de remarquer les changements soudains ou de bien comprendre la répartition de son argent entre des placements aux niveaux de risque divers.

Des placements coûteux. Jacob et Laurie ne savaient pas vraiment comment leur argent était placé. À la deuxième rencontre, Andre a eu une mauvaise surprise quand il a voulu obtenir quelques détails figurant sur leurs relevés de compte : la plupart de leurs placements étaient des parts de fonds communs avec frais d’acquisition reportés (FAR), ce qui supposait donc des frais de rachat. Ces instruments bloquent souvent l’argent des épargnants dans des titres à piètre rendement pendant des années tandis que le courtier encaisse ses commissions de suivi. (À noter que la vente de fonds avec FAR sera interdite au Canada dès juin 2022.) Le ratio des frais de gestion de certains de leurs fonds était exorbitant, s’élevant jusqu’à 3,5 %.

Des hésitations sur la stratégie. Jacob et Laurie ont avoué qu’ils avaient besoin de conseils sur la manière de placer leur argent. Par exemple, ils avaient récemment gagné 2 500 $ dans une loterie au profit d’un organisme de charité. Ils ne savaient pas s’il était préférable de verser l’argent dans le REER de Laurie, de l’affecter au remboursement de leur dette ou de le placer dans un CELI autogéré. Les frais de garde d’enfants ne posaient pas de problème grâce à l’aide des deux couples de grands-parents, mais le couple avait renoncé à épargner en vue des études des enfants jusqu’à ce que Laurie recommence à travailler à temps plein.

Le plan : faire un peu de ménage, puis reprendre les choses en main

Après avoir compris ce qui comptait le plus pour Jacob et Laurie et comment ils entrevoyaient leur avenir, André et son équipe ont élaboré un plan financier qui les rapprocherait de leurs objectifs, une étape à la fois. Ce couple était fier de son mode de vie modeste et de sa débrouillardise, et il était prêt à attendre que Jacob fasse une bonne partie de sa résidence avant d’acquérir certains biens, comme une maison.

Pour l’instant, le plan se concentrait sur les questions les plus pressantes, comme faire faire du chemin aux placements du couple. Les objectifs à plus long terme, comme l’épargne-retraite, pouvaient attendre.

Mettre de l’ordre dans leur portefeuille de placements. Plutôt que de garder des comptes éparpillés dans différentes institutions, André a proposé à Laurie et à Jacob de regrouper tous leurs régimes enregistrés au même endroit. Lorsque tous les REER et des CELI figurent sur un même relevé, leur gestion exige moins de temps et d’efforts, et il est plus facile de voir l’évolution des actifs. Le regroupement des comptes peut aussi empêcher des erreurs coûteuses, comme le versement de cotisations excédentaires (qui entraîne des pénalités), et faciliter l’élaboration d’une stratégie pour récupérer l’argent placé dans les fonds FAR.

Interrompre temporairement les cotisations REER. Comme leur revenu imposable sera très bas cette année, les cotisations REER de Jacob et Laurie n’entraîneront probablement pas de réductions d’impôt importantes. Ils pourraient donc s’abstenir de cotiser à leur REER et garder leurs droits de cotisation inutilisés pour plus tard. De cette manière, lorsque le revenu de leur ménage sera plus élevé, ils pourront tirer le maximum de déductions fiscales de leurs cotisations.

Saisir une occasion unique d’ouvrir un REEE. Jacob et Laurie ont confié à André l’importance qu’ils accordaient à l’épargne-études, mais ils jugeaient qu’il était préférable d’attendre que Laurie recommence à travailler à temps plein. Ils n’avaient pas compris qu’en raison de leurs revenus modestes, ils étaient admissibles à des subventions gouvernementales plus importantes, ce qui les aiderait à épargner pour les études de leurs enfants. Comme leur revenu augmenterait probablement dès l’an prochain, cette occasion unique ne se représenterait pas.

André leur a donc recommandé de placer dans un REEE familial les 2 500 $ qu’ils venaient de gagner, en attribuant un tiers de la somme à chaque enfant. Cette cotisation leur donnerait droit à la subvention gouvernementale habituelle de 20 %, soit 500 $. De plus, en raison de leur revenu net rajusté de l’année précédente, ils étaient considérés comme un  ménage à faible revenu  (ils versaient à leurs parents des frais de garde d’enfants que Laurie avait été en mesure de déduire dans sa déclaration de revenus). Ils avaient donc droit au Bon d’études canadien de 500 $ pour chaque enfant ainsi qu’à une somme additionnelle de 100 $ au titre de la Subvention canadienne pour l’épargne-études – une somme totale additionnelle de 1 600 $!

« Cette rentrée d’argent inattendue prenait une tout autre dimension maintenant qu’ils la voyaient se multiplier pour leurs enfants. Sans compter que c’était probablement la dernière année qu’ils seraient admissibles à ces subventions, puisque Laurie comptait reprendre le travail à temps plein. Bon synchronisme! », indique André.

Du temps bien investi

Grâce à ce processus de planification financière, Jacob et Laurie ont maintenant plus confiance en leur capacité à gérer leur argent. Ils ont aussi une vision plus globale de leurs régimes d’épargne, ce qui les aide à suivre leur évolution.

La conclusion? Faire affaire avec un conseiller MD leur a permis de simplifier leurs finances, de se concentrer sur les priorités de leur famille et de se préparer à la carrière en médecine de Jacob.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

VERSION TEXTE

Actif

Laurie

Jacob

Total

REER

50 000 $ (35 000 $ à la banque A et 15 000 $ à la banque B)

20 000 $ (13 000 $ à la banque A et 7 000 $ à la banque B)

70 000 $

CELI

5 000 $ (banque C)

15 000 $ (10 000 $ à la banque A et 5 000 $ à la banque D)

20 000 $

Comptes bancaires

2 300 $ (banque A)

1 100 $ (banque B)

3 400 $

Total de l’actif

 

 

93 400 $

Passif

 

 

 

Marge de crédit pour étudiant

 

–300 000 $

 

Total du passif

 

 

–300 000 $

Valeur nette

 

 

–216 600 $

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