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Votre stratégie de planification financière convient-elle toujours?

Comme bien des médecins, vous avez passé une bonne partie de 2020 à vous adapter personnellement et professionnellement à une nouvelle normalité. L’heure est maintenant arrivée de revoir votre stratégie de planification financière et, le cas échéant, de la modifier. En effet, plusieurs échéances fiscales arrivent à grands pas, tout comme les dates limites pour cotiser à votre REER et demander les prestations spéciales liées à la COVID-19. Il est donc important d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

La COVID-19 a bouleversé la vie et les finances des familles des médecins. Leurs activités professionnelles ont été perturbées, des chirurgies électives, annulées. Certains ont été contraints de fermer leur clinique de façon temporaire ou même permanente. Malgré tout, bon nombre ont continué de payer leurs employés et leurs frais fixes (permis d’exercice, primes d’assurance, loyer, paiements hypothécaires, etc.).

Heureusement, les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises : il est encore temps de revoir votre stratégie pour remettre vos finances sur la bonne voie. En fait, vous pourriez profiter de nouvelles possibilités de planification cette année. Plus tôt vous prendrez des mesures pour réduire vos impôts et obtenir les prestations publiques auxquelles vous avez droit, mieux ce sera. Rappelez-vous une chose toutefois : les conseils financiers pour monsieur et madame Tout-le-Monde ne conviennent pas aux médecins.

En effet, les conseils d’ordre général ne tiennent pas compte de votre vie personnelle, de votre spécialité, de l’étape où vous en êtes dans votre carrière, de votre type de pratique ni du contexte actuel. De fait, ces conseils pourraient être nuisibles, surtout au moment où vous tentez d’atténuer les effets de 2020 sur vos finances. La pandémie met en relief la nécessité pour les médecins d’obtenir des conseils adaptés à leur réalité.

Il n’y a pas que les REER

En matière de finances et d’épargne-retraite, les médecins se distinguent des autres professionnels. Comme ils font de longues études, ils commencent à épargner en vue de leur retraite plus tard dans la vie. Cette épargne, ils doivent souvent se la constituer tout en remboursant de lourdes dettes et en payant des frais professionnels. Un instrument de planification standard comme le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), même s’il aide à réduire l’impôt exigible et facilite l’épargne, ne convient pas toujours.

Cette année, par exemple, la pandémie a causé aux médecins des problèmes financiers plus importants qu’à d’autres professionnels. Un sondage réalisé par l’Association médicale canadienne révèle que 91 % des médecins ont vu leur nombre de patients diminuer. Si vos revenus ont chuté en 2020, vous devrez peut-être revoir votre stratégie REER. Demandez conseil pour déterminer la solution à adopter. Ce pourrait être de cotiser à votre REER, mais de garder votre déduction fiscale pour une année ultérieure, ou de rediriger l’argent de la cotisation vers une priorité à plus court terme.

Étendre la planification à toute la famille

Planifier à l’échelle familiale ouvre de nouvelles possibilités. Par exemple, si la COVID-19 a amputé vos revenus ou ceux de votre conjoint, un REER de conjoint pourrait vous permettre de fractionner vos revenus et réduire les impôts de votre ménage à la retraite. Dans ce genre de REER, c’est le conjoint qui gagne le plus qui verse les cotisations au nom de l’autre. La déduction fiscale va au conjoint qui cotise, mais les retraits sont imposés dans les mains de celui qui gagne le moins.

Idéalement, à la retraite, il est préférable de répartir les revenus aussi également que possible entre les membres du ménage afin d’en optimiser le revenu après impôt. En incluant votre conjoint à votre planification dès aujourd’hui, vous pourriez profiter d’économies d’impôt appréciables dans l’avenir.

Les médecins et les prestations publiques

Vous avez soutenu votre famille, vos employés et vos patients tout au long de cette période sans précédent. Vous avez constaté que d’autres propriétaires d’entreprise dans votre situation avaient demandé et obtenu des prestations publiques. Sachez que vous pouvez (et devriez) les imiter. Après tout, comme les autres petites entreprises, vous soutenez l’économie canadienne et avez droit autant que les autres à ces prestations.

Vous n’avez pas encore fait votre demande? Il n’est peut-être pas trop tard. Vous toucherez rétroactivement les prestations que vous n’avez pas reçues et auxquelles vous êtes admissibles, lesquelles pourraient représenter une somme appréciable.

Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC)

Si, malgré la diminution de vos activités et de vos revenus, vous avez gardé vos employés pendant le confinement, vous pourriez avoir droit à une subvention au titre des salaires payés à ce jour, ce qui comprend les salaires versés entre le 15 mars et le 19 décembre 2020. Le gouvernement du Canada a par ailleurs annoncé son intention de prolonger ce programme jusqu’en juin 2021. La SSUC est offerte à tous les propriétaires d’entreprise, y compris les médecins (incorporés ou non) ayant des employés, dont les revenus bruts ont diminué. N’oubliez pas que ces prestations sont en général imposables dans l’exercice financier où elles sont reçues ou versées. Par conséquent, tout dépendant de la date de fin d’exercice de votre société, vous pourriez reporter la comptabilisation de cette somme et payer plus tard l’impôt applicable.

Prestation canadienne d’urgence (PCU)

Vous pourriez aussi avoir droit à la PCU, qui couvre la période du 15 mars au 3 octobre 2020. (Si la demande a été faite par l’entremise de l’ARC, la PCU a pris fin le 26 septembre 2020.) Cette prestation est destinée aux Canadiens dont le revenu personnel a été considérablement réduit par la COVID-19. Si vous avez cessé de gagner un salaire ou de vous en verser un à cause de la pandémie, vous pourriez y être admissible. Suivant le même principe, si des membres de votre famille sont au nombre de vos employés et que vous avez dû cesser de les payer ou réduire leur salaire, ils pourraient aussi être admissibles. Rappelons que la PCU est aussi imposée dans l’année au cours de laquelle elle a été reçue; elle offre donc des possibilités de planification. Même s’il n’est pas trop tard pour la demander, le temps presse, car la date limite pour les demandes rétroactives a été fixée au 2 décembre 2020.

Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC)

Enfin, vous êtes peut-être admissible au CUEC, un prêt sans intérêt accordé par l’État pour aider les petites entreprises comme la vôtre à couvrir leurs frais d’exploitation pendant la pandémie. Le CUEC est en fait une marge de crédit de 40 000 $, sans intérêt jusqu’au 31 décembre 2022. Des 40 000 $, 10 000 $ pourraient faire l’objet d’une remise de dette si la somme de 30 000 $ est remboursée en entier au plus tard le 31 décembre 2022. Les 10 000 $ pourraient venir contrebalancer les revenus perdus ou couvrir les dépenses additionnelles que vous avez dû engager en raison de la COVID-19. Le gouvernement fédéral souhaite élargir le CUEC et y inclure un prêt sans intérêt additionnel de 20 000 $. De cette somme, 10 000 $ feraient l’objet d’une remise si le reste du prêt était remboursé intégralement au plus tard le 31 décembre 2022. Les détails seront annoncés prochainement. À noter que vous devez présenter votre demande d’ici le 31 décembre 2020.

Il n’est pas trop tard pour chercher conseil

L’année n’a pas été facile pour les médecins. Le moment est donc idéal pour consulter votre conseiller MD*. Ne vous contentez pas de conseils qui s’adressent à tout le monde : tournez-vous vers Gestion financière MD pour faire affaire avec un conseiller qui connaît votre réalité. Vous découvrirez alors la différence qu’une planification réfléchie et des conseils adaptés peuvent faire. Parlez à un conseiller MD.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.

À propos de l'auteur

Julie Petrera (MBA, CFP, CIM, FCSI) est responsable nationale du contenu en planification financière chez Gestion financière MD et femme de médecin. Sa mission? Aider les ménages de médecins à établir et à atteindre leurs objectifs de planification financière. Pronom privilégié : elle

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