Marché pétrolier sous surveillance

April 24, 2015

Le 24 avril 2015

Les cours pétroliers se sont récemment stabilisés après un plongeon subit à la fin de 2014, mais à court terme, il faut s’attendre à la persistance de la volatilité sur ce marché.

Les cours pétroliers ont rebondi et se situent actuellement à près de 60 $ US le baril. (Le 25 mars, le prix du brut de Brent, une référence mondiale, était de 56 $ US le baril.) En perspective, nous pensons que la volatilité des cours mondiaux du pétrole se poursuivra, car les facteurs qui jouent sur l’offre et la demande demeurent instables. Les prix pourraient chuter de nouveau au deuxième trimestre lorsque les raffineries fermeront temporairement pour les opérations de maintenance, ce qui fera fléchir la demande de brut.

Par ailleurs, le prix du brut de Brent a remonté, mais les prix du West Texas Intermediate et du Western Canada Select demeurent inférieurs aux prévisions de la Banque du Canada. La persistance des bas prix de ces catégories de brut pourrait accroître le risque de ralentissement de l’économie canadienne et, conséquence importante, freiner le rendement relatif des actions canadiennes par rapport aux actions américaines et internationales.

Une analyse rétrospective globale démontre que les cours du pétrole ont toujours fluctué fortement. Il y a tout juste six ans, le pétrole se négociait en effet à un prix encore plus bas que celui de la fin de 2014. Au cours des sept mois qui ont précédé janvier 2015, les cours pétroliers se sont effondrés de 60 % et le prix du brut de Brent est tombé sous le seuil des 47 $ US le baril.

Les fluctuations importantes des cours pétroliers doivent toujours être intégrées à l’analyse de la situation des nombreuses entreprises dans lesquelles nous effectuons des placements, ce qui inclut évidemment les sociétés énergétiques, mais aussi les entreprises consommatrices d’énergie et les fournisseurs de services aux entreprises du secteur de l’énergie, notamment les compagnies ferroviaires et les banques.

Effet sur les fonds et portefeuilles MD

La baisse des cours pétroliers à la fin de 2014 a influé fortement sur le rendement relatif de nos différents fonds communs et fonds collectifs.

Le Fonds collectif d’actions américaines GPPMD et le Fonds américain de croissance MD ont maintenu un très bon rendement malgré le recul des cours pétroliers en novembre. Ces bons résultats découlent de l’application de notre stratégie consistant à effectuer des placements uniquement dans des sociétés affichant un taux de croissance plus stable (celles dont le rendement des capitaux propres sur dix ans1 est supérieur à 15 %). Les deux fonds ont été avantagés par la diminution du taux d’inflation. Grâce à la baisse des cours pétroliers, les consommateurs et entreprises des États-Unis disposent de plus de liquidités pour d’autres dépenses et notamment pour du matériel informatique et des aliments, et ils consacrent une portion inférieure de leur budget au transport ou au chauffage. Ce développement stimule d’autres secteurs de l’économie et au bout du compte, certains de nos placements.

Le Fonds collectif de dividendes GPPMD et le Fonds croissance de dividendes MD détiennent habituellement un grand nombre de titres de petites sociétés énergétiques canadiennes et de fiducies de revenu qui génèrent des dividendes très élevés. Même si les revenus générés par ces titres sont élevés, ils rendent les fonds qui les détiennent plus vulnérables aux fluctuations des cours pétroliers et à la volatilité qui peut survenir de temps à autre.

Outre le positionnement plus stratégique de ces fonds, toutes les décisions de placement font l’objet d’une révision constante selon l’évolution des facteurs qui influent sur la rentabilité des entreprises et sur leur évaluation boursière.

Les bas prix du pétrole pourraient au bout du compte stimuler la croissance économique mondiale

Si la baisse des cours pétroliers constitue assurément une très mauvaise nouvelle pour certains secteurs de l’économie, la situation n’a pas que des aspects négatifs. Dans iMFdirect, le forum mondial sur l’économie du Fonds monétaire international, Rabah Arezki et Olivier Blanchard font valoir que globalement, cette baisse des cours pétroliers aura un effet positif sur l’économie mondiale. « De manière générale, nous y (sic) voyons là un coup de fouet [...]. Tout en gardant à l’esprit que nos simulations ne constituent pas une prévision de l’état de l’économie mondiale, elles signalent une poussée du PIB mondial de l’ordre de 0,3 à 0,7 % en 2015, par rapport à un scénario sans chute des cours pétroliers. »

De plus, les bas prix du pétrole pourraient avoir le même effet qu’une réduction d’impôt, qui fournit aux consommateurs plus d’argent à dépenser, à épargner et à placer. Dans un contexte de pétrole bon marché, l’inflation devient par ailleurs moins préoccupante.

À mesure que nous progresserons en 2015, les bas prix du pétrole créeront des difficultés pour le secteur énergétique canadien et par conséquent, pour l’ensemble de l’économie canadienne. Cependant, nous demeurons optimistes quant aux perspectives de croissance des actions canadiennes. Il existe une possibilité que les cours pétroliers rebondissent plus vigoureusement que prévu, et l’accès continu à du crédit bon marché stimule les dépenses de consommation. Tous ces facteurs devraient au bout du compte jouer favorablement sur le rendement des marchés boursiers canadiens.

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