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La valeur des conseils : « Je suis médecin. Pourquoi n’ai-je pas plus d’argent? »

Femme d’âge moyen souriant pendant qu’elle travaille à son ordinateur portable à la maison

La valeur des conseils financiers : le processus de planification de MD. Cette série d’articles illustre la situation financière de certains ménages de médecins du Canada et le processus de planification qu’utilise Gestion financière MD (MD) pour les aider à atteindre leurs objectifs. Même si ces études de cas dépeignent des personnages fictifs, elles sont néanmoins le reflet de conversations que les conseillers MD* ont quotidiennement avec de vrais médecins et les membres de leur famille.

Âgés respectivement de 47 et de 50 ans, Connie et Javier ont toujours eu en commun un vif désir de vivre à fond et de parcourir le monde. Avant même de se marier, il y a 20 ans, ils ne rataient jamais une occasion de voyager et d’expérimenter, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Connie a donc pris quelques pauses en début de carrière, entre deux mandats en tant que médecin suppléante. Lorsque Javier a obtenu un contrat de recherche en Espagne, le couple a déménagé et vécu dans ce pays pendant deux ans. Ils ont aussi habité un an au Mexique pour que Connie fasse connaissance avec la famille élargie de Javier.

À leur retour au Canada, en 2009, ils ont posé leurs pénates à Vancouver, attirés par la qualité de vie réputée de cette région. Ils ont habité un appartement de deux chambres à coucher pendant quelques années, puis ont déménagé en banlieue de Victoria, sur l’île de Vancouver, où ils avaient acheté une maison. L’endroit était idéal pour élever une famille et Connie y avait trouvé un emploi de médecin hygiéniste.

Le défi : pourquoi avons-nous l’impression de ne pas avoir d’argent?

Connie commence à angoisser à cause de leur situation financière. Elle a la désagréable impression de reculer plutôt que d’avancer, malgré un emploi stable et un salaire annuel de 250 000 $ (162 000 $ après déduction des impôts, des primes d’assurance-emploi et des cotisations du Régime de pensions du Canada et l’application du crédit d’impôt pour conjoint). Comme Javier s’occupe des garçons à la maison depuis six ans, la famille vit grâce au seul revenu de Connie, d’où un certain stress. Le plus récent déménagement de la famille est survenu lorsque Javier a perdu son emploi de chercheur scientifique. Le couple a alors vendu sa grande maison de banlieue et déménagé dans une plus petite maison près du centre de Victoria, vendu une des deux autos et remercié la nounou.

La plus grande inquiétude de Connie est de ne pas gagner assez pour répondre aux besoins de ses enfants, dont les coûts semblent augmenter avec les années. Âgés de 11 et de 13 ans, les deux garçons fréquentent une école privée à vocation artistique au coût annuel de 6 000 $ par enfant. Ils devront aussi bientôt recevoir des soins orthodontiques. Soudainement, Connie constate que ses enfants arriveront bientôt à l’âge des études supérieures. Aura-t-elle le temps d’accumuler de l’argent dans un REEE?

Pour ajouter à ses soucis, Connie verse 1 500 $ par mois à son vieux père de 83 ans qui vit à Calgary. Sa pension ne suffit en effet pas à payer les soins à domicile dont il a besoin, lui qui s’est juré de quitter sa maison « les pieds devant ». Connie aimerait le convaincre de vendre sa maison et de venir habiter avec elle sur la côte Ouest.

Les chiffres : le bilan financier du couple

Revenus

Revenu annuel de Connie :

(avant impôt)

250 000 $

Revenu net (fondé sur les taux d’imposition de la C.-B.), moyennant des cotisations REER de 5 000 $

159 000 $

 

Valeur nette

Valeur de la maison (1,4 M$ moins solde hypothécaire de 700 000 $)

700 000 $

Épargnes

  • REER
  • CELI

 

150 000 $

50 000 $

Valeur nette totale

900 000 $

 

L’analyse : le regard neuf d’un conseiller MD

Connie a alors eu la bonne idée d’appeler Marc, conseiller MD du bureau de Victoria, après qu’un collègue lui eut vanté son expérience chez MD. Après de brèves présentations par téléphone, Marc a rapidement constaté que d’un déménagement à l’autre, la famille s’était éparpillée sur le plan financier.

Se débattre avec un seul revenu. Lorsque Javier a perdu son emploi il y a plusieurs années, Connie y a vu une excellente occasion pour lui de rester quelque temps à la maison avec les garçons. Elle pourrait ainsi se concentrer sur son travail, ils épargneraient les frais de garde et Javier pourrait travailler à son projet de développer un logiciel spécialisé pour les essais cliniques. Confronté à la double responsabilité de « papa entrepreneur », Javier n’a jamais réussi à donner à son entreprise en démarrage l’élan nécessaire. Connie doute maintenant que ce projet se concrétisera un jour et générera des revenus. Elle n’avait pas prévu être soutien de famille si longtemps!

Éviter de pleurer sur le lait renversé. Marc voyait bien que Connie remettait en question plusieurs de leurs décisions passées et en regrettait les conséquences financières. En début de carrière, Connie aimait la souplesse que lui procurait son travail de médecin suppléante, mais ne comportait pas d’avantages sociaux. Après la naissance de leur premier fils, le couple a pris une année sabbatique sans revenu pour voyager et a habité avec la famille élargie de Javier au Mexique. À leur arrivée sur l’île de Vancouver, le couple s’est payé une folie en achetant une grande maison en banlieue de Victoria. Étouffés financièrement par les coûts de cette maison et du navettage, ils ont choisi de déménager dans une maison plus petite en ville.

Priorités divergentes. Le couple semble déchiré par ses choix de partage des rôles et responsabilités. Connie s’inquiète d’être l’unique pourvoyeuse de la famille, mais adore l’influence que Javier exerce sur l’éducation de leurs enfants. Javier aussi se remet en question. Il sait qu’il devrait accorder plus de temps au lancement de son entreprise, mais chérit les liens qu’il tisse avec ses fils à cet âge important. Les perspectives financières de l’entreprise naissante sont, au mieux, floues. Un examen objectif de la situation et l’établissement d’un échéancier ne nuiraient pas : ce projet pourrait-il attendre que les enfants aient atteint l’âge de 18 ans?

Le plan

« Connie avait besoin d’un plan pour cesser de ressasser le passé et pour qu’elle et Javier puissent résolument se tourner avec confiance vers l’avenir », nous a confié Marc. Chez MD, nous comprenons la crainte de certains professionnels d’être jugés en fonction de leurs habitudes financières et leur réticence à s’attaquer de front à leur insécurité financière.

Bilan réaliste des entrées et sorties de fonds. Le couple connaît évidemment le montant du salaire mensuel de Connie. Malheureusement, leur gestion des dépenses laisse à désirer, d’où les déficits chroniques. « Notre première tâche a donc été de répertorier soigneusement les dépenses et les entrées et sorties de fonds », a indiqué Marc. L’élimination de plusieurs dépenses agréables, mais superflues, s’est rapidement imposée comme un moyen d’épargner plusieurs centaines de dollars par mois. Les visites de la femme de ménage ont été espacées, l’abonnement au club d’achat de vin a été annulé et le couple s’est mis à cuisiner davantage, ce qui a réduit le nombre de sorties au restaurant. Après en avoir discuté, ils ont aussi décidé qu’il serait préférable de confier à Javier la gestion des dépenses au quotidien.

Profiter de tous les allègements fiscaux possibles. Comme Javier ne travaille pas, Connie devrait profiter de toutes les possibilités de fractionner son revenu avec lui pour profiter de son taux d’imposition inférieur. Elle pourrait cotiser dans un REER de conjoint. Le montant des cotisations autorisées sera réduit par le facteur d’équivalence découlant de son régime de retraite, mais une cotisation de 4 000 $ à 5 000 $ par année générerait des déductions fiscales importantes. Connie pourra aussi déduire le coût des soins orthodontiques de ses fils. Si elle constate ultérieurement qu’elle a oublié de demander des crédits d’impôt ou de déduire certaines sommes au cours de l’une ou l’autre des dix dernières années civiles, elle pourra produire une ou plusieurs déclarations modifiées.

Voir la planification de retraite sous un nouvel angle. La plupart des médecins consacrent les dernières années de leur carrière à accumuler l’argent nécessaire au financement de leur retraite. En tant que salariée, Connie jouit du précieux avantage de participer à un régime de pension à prestations déterminées. À lui seul, ce facteur change complètement la donne dans la planification de la retraite du couple.

« Connie se sentait désavantagée par rapport à ses amis de la faculté de médecine qui accumulent des centaines de milliers de dollars en épargnes à l’intérieur de leur société médicale professionnelle », dit Marc. « Lorsque nous avons fait pour Connie des projections de retraite tenant compte des revenus qu’elle tirerait de son régime de retraite, celle-ci a bien vu que sa situation financière était beaucoup plus solide qu’elle ne le croyait. »

Connie préférerait bien sûr que son père vende la maison familiale à Calgary et vienne vivre près d’elle. Elle peut cependant se consoler du fait que grâce à sa contribution mensuelle de 1 500 $, son père vit confortablement. Ce dernier lui a d’ailleurs dit clairement qu’il voulait lui léguer la maison. Elle devrait donc s’assurer que son père confirme cette intention dans son testament et qu’il a établi une procuration1 avant d’intégrer cet argent à venir dans ses propres plans de retraite et de succession.

Vivre pleinement sa vie vaut son pesant d’or

Le processus de planification financière a aidé Connie et Javier à comprendre leur situation familiale telle qu’elle est : ils ont mordu dans la vie à pleines dents, ont accumulé de précieux souvenirs et sont maintenant prêts pour la suite des choses avec leurs deux fils. Nous avons aidé ce couple à cesser de se morfondre sur les faux pas financiers du passé et à se tourner vers l’avenir, à découvrir de nouvelles manières de gérer son argent et à tirer le maximum de ce que la vie a à leur offrir.

Avec l’aide de leur conseiller MD*, ils ont pris le contrôle de leurs finances, ont revu leurs priorités et se sont préparés à leurs prochaines aventures, planifiées ou non!

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

1 Au Canada, une procuration est appelée « procuration perpétuelle », « procuration permanente » ou « mandat de protection », selon la province ou le territoire et la nature précise du document. Une procuration pour les soins personnels peut aussi être désignée de multiples manières selon la province ou le territoire : « accord de représentation », « directive personnelle », « procuration perpétuelle désignant un mandataire personnel », « directive sur les soins de santé », « directive anticipée de soins de santé » ou « mandat de protection ».

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.