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Et si les taux d’intérêt augmentent? Éléments de réflexion pour les étudiants en médecine, les médecins résidents et les médecins.

 

Au Canada, les taux d’intérêt se situent actuellement à un plancher historique.

Il se peut qu’on ne voie pas de hausse à court terme, surtout avec la chute récente des cours pétroliers. Le Canada étant fortement dépendant de l’exportation de l’or noir, cette baisse des cours pétroliers a assombri les perspectives économiques. Mais cette situation n’est que passagère : lorsque l’économie se redressera, la Banque du Canada haussera son taux, et les banques de détail lui emboîteront le pas.

En quoi une hausse des taux d’intérêt pourrait-elle vous toucher en tant qu’étudiant en médecine, médecin résident ou médecin?

Si les taux augmentent, les mensualités de vos prêts étudiants, marges de crédit, prêts hypothécaires ou prêts automobiles augmenteront aussi.

Les tableaux ci-dessous montrent les mensualités et les périodes de remboursement selon différents taux d’intérêt. Vous comprendrez alors l’importance d’obtenir le meilleur taux possible.

Paiement mensuel sur une dette de 100 000 $**

4 % 6 % 8 %
739,68 $ 843,85 $ 955,65 $

 

Nombre d’années nécessaires pour rembourser une dette de 100 000 $ avec des mensualités de 1 000 $

 

4 % 6 % 8 %
10,17 ans 11,58 ans 13,83 ans

**Amortissement sur 15 ans.

Quel effet aurait une hausse des taux d’intérêt sur votre portefeuille de placement?

En général, des taux d’intérêt élevés sont avantageux pour les placements à revenu fixe. Par contre, une augmentation rapide des taux présente un défi à court terme pour les épargnants. C’est pourquoi une perspective à long terme offre une meilleure protection contre la volatilité des marchés à court terme. Si un épargnant conserve une obligation pour la totalité de l’horizon temporel déterminé, la volatilité à court terme ou la baisse des cours pourra être compensée.

Cela dit, même si la banque centrale américaine (Réserve fédérale) augmentait progressivement son taux de financement à un jour, il y a de fortes chances que d’autres banques centrales majeures, comme la Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque populaire de Chine, continuent d’assouplir leur politique monétaire, par exemple en maintenant un faible taux d’intérêt.

Il est important de souligner que les portefeuilles de MD sont conçus pour des horizons temporels précis. Les titres à revenu fixe de ces portefeuilles peuvent résister aux fluctuations des taux d’intérêt pendant l’horizon temporel des épargnants. De même, notre approche actuelle en matière de placements à revenu fixe est de diminuer l’exposition au risque de taux d’intérêt en augmentant l’exposition aux obligations de société (plutôt qu’aux obligations du gouvernement).

Même si une augmentation des taux d’intérêt aurait probablement pour effet de faire diminuer à court terme le prix des obligations, l’épargnant qui planifie à long terme sera en fait avantagé.

Qui sait quand les taux vont augmenter?

Dans le milieu des affaires, nombreux sont ceux qui essaient de prévoir les variations des taux d’intérêt, mais, en vérité, personne ne peut vraiment deviner ce qui se passera avant l’annonce. MD fait le suivi des avis et décisions des banques centrales sur tous les marchés, notamment des stratégies divergentes des décideurs. Nous sommes d’avis que leurs décisions auront probablement pour effet d’accentuer l’expansion économique.

Qu’est-ce qui nourrit les spéculations au sujet d’une hausse des taux d’intérêt? Pensons aux développements récents. Dans sa décision du 4 mars, la Banque du Canada a maintenu son taux à 0,75 %. Son choix se fondait sur l’incidence négative de la chute brutale du prix du pétrole sur l’économie, et donc sur le besoin de stimuler l’économie par un faible coût d’emprunt. Cette décision s’inscrivait dans une longue période de bas taux au Canada : la Banque du Canada n’a pas augmenté son taux depuis septembre 2010. Cependant, si les perspectives économiques du pays s’améliorent, il est fort probable que le taux d’intérêt sera revu à la hausse.

Prenons l’exemple des États-Unis. Récemment, les rumeurs voulant que la Réserve fédérale envisageait d’augmenter son taux d’intérêt allaient bon train, puisque les données sur l’emploi s’étaient avérées plus encourageantes que prévu en février.

La Réserve fédérale, de son côté, a répété qu’elle se montrerait patiente avant d’augmenter le coût d’emprunt, même si l’économie s’améliorait.

Est-ce que la Banque du Canada se laisserait influencer par une décision de la Réserve fédérale?

Si la Réserve fédérale révise son taux à la hausse, la Banque du Canada ne lui emboîtera pas nécessairement le pas. En effet, même si les deux pays sont intimement liés sur le plan économique, la Banque du Canada s’est toujours affirmée comme entité indépendante.

La situation du Canada est différente; le pays est notamment un exportateur net d’énergie. Tant que le prix du pétrole reste en deçà des prévisions de la Banque du Canada, l’économie locale sera affectée par une baisse des termes de l’échange. Pour soutenir les autres sources de croissance économique, la Banque du Canada cherche à maintenir l’accès à un financement peu coûteux, afin d’encourager les ménages à dépenser et les entreprises à investir, et d’aider les exportateurs à se démarquer de la concurrence.