Comment gérer les changements de revenus pendant votre passage à la pratique

July 24, 2018

Le passage à l’exercice autonome de la médecine est un moment excitant et stimulant dans la vie d’un médecin résident.

Non seulement vous devez poser les premières pierres de votre réussite professionnelle, mais vous devez aussi réfléchir à un certain nombre de questions de planification financière. Vous devez vous préparer à ne recevoir aucun revenu pour une courte période ainsi qu’à payer vos impôts par acomptes provisionnels.

1. Une période sans revenus à budgéter

En tant que médecin résident, vous êtes un employé salarié et vous recevez un chèque de paie à intervalles réguliers. Après votre résidence, votre mode de rémunération changera.

Au Canada, la plupart des médecins travaillent à leur compte et sont surtout rémunérés à l’acte.

Entre la fin de votre résidence et le moment où vous commencerez à facturer vos services, il pourrait donc s’écouler de deux à trois mois au cours desquels vous ne toucherez aucun revenu.

Cette période pourrait vous compliquer la vie, mais vous pouvez facilement vous préparer.

Analysez votre valeur nette.

  • Faites le bilan de vos possessions et de vos dettes.
  • Avez-vous des économies que vous pourriez utiliser pendant cette période?

Adaptez votre budget.

  • Disposez-vous d’autres sources de revenus?
  • Votre crédit est-il suffisant pour subsister pendant quelques mois?

Calculez vos coûts de démarrage dans la profession.

  • Avez-vous réfléchi à tout ce dont vous aurez besoin? Parmi les dépenses possibles :
  • les primes d’assurance responsabilité professionnelle;
  • les frais d’inscription aux examens (environ 5 000 $ pour les résidents en médecine familiale et 6 000 $ pour les résidents spécialistes);
  • les fournitures médicales et de bureau.

Envisagez d’augmenter la limite de votre marge de crédit.

  • Parlez à votre conseiller financier des options possibles pour avoir suffisamment d’argent pour subvenir à vos besoins jusqu’à ce que vous commenciez à toucher un revenu.

2. Prévoir le paiement des impôts par acomptes provisionnels

Pendant votre résidence, l’impôt sur le revenu est prélevé à la source sur votre paie. Ce ne sera plus le cas lorsque vous commencerez à exercer à votre compte.

Si vous êtes travailleur autonome, l’Agence du revenu du Canada (ARC) exigera en général que vous payiez vos impôts sous la forme d’acomptes provisionnels trimestriels1.

Il existe différentes méthodes pour calculer les acomptes provisionnels, mais pour un travailleur autonome, le montant à payer est habituellement établi selon le montant dû dans les déclarations de revenus des deux dernières années.

Au cours de votre première année de pratique, comme vous n’avez aucun historique de travailleur autonome, vous ne serez probablement pas tenu de verser des acomptes provisionnels. Faites bien attention : lorsque vous produirez votre déclaration de revenus pour cette première année, le montant d’impôt à payer pourrait être considérable!

La production tardive de votre déclaration de revenus ou le retard de paiement de l’impôt pourraient se traduire par des pénalités et des intérêts substantiels. Évitez les pénalités en vous assurant de produire votre déclaration à temps, même si vous n’avez pas l’argent nécessaire pour payer le montant intégral.

En tant que travailleur autonome, vous avez jusqu’au 15 juin de chaque année pour produire votre déclaration de revenus de particulier. Cependant, si vous devez de l’impôt, vous devez le rembourser au plus tard le 30 avril.

Voici quelques conseils à mettre en pratique pour éviter de devoir emprunter de l’argent pour payer les impôts de votre première année de pratique.

  • Demandez à votre conseiller financier de calculer le montant approximatif que vous devez épargner.
  • Mettez de côté un pourcentage de vos revenus tous les mois et placez cette somme dans un compte d’épargne.

Si vous songez à emprunter l’argent nécessaire au paiement de vos impôts, n’oubliez pas les intérêts à payer et, plus particulièrement, comparez bien le taux d’intérêt exigé par l’ARC et celui des autres sources de financement possibles.

Après votre première année comme travailleur autonome, vous serez probablement tenu de payer des acomptes provisionnels à l’ARC. Ces acomptes trimestriels sont exigibles le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15 décembre de chaque année.

N’oubliez pas ces échéances, car si vous ne payez pas les acomptes provisionnels aux dates prévues, vous vous exposez à des frais et à des pénalités.

Pour vous aider à effectuer la transition de la résidence à l’exercice autonome de la médecine, parlez à un conseiller financier qui possède de l’expérience dans la gestion des affaires des résidents en médecine et des médecins en début de carrière. Il vous aidera à élaborer un plan répondant à vos besoins particuliers.

 

 

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