Mon conjoint a une dette de plus de 100 000 $. Devrions-nous gérer nos finances chacun de notre côté?

De toutes les choses que les nouveaux médecins amènent dans leur relation, la plus courante pourrait bien être leur dette d’études.

En effet, plus de la moitié (55 %) des nouveaux diplômés de facultés de médecine endettés affirment que leur dette s’élève à au moins 100 000 $1. Viennent ensuite les années de vache maigre en résidence, pendant lesquelles les médecins en formation peuvent devoir recourir à une marge de crédit pour combler leurs besoins financiers.

Avoir un conjoint fortement endetté2 peut affecter n’importe quelle relation, en particulier en début de vie commune et de carrière. Vous pourriez vous sentir obligés de reporter d’importants projets communs, comme voyager, fonder une famille ou encore acheter une maison.

Toutefois, les médecins ayant une dette ne doivent pas forcément mettre leur vie entre parenthèses. Il est en effet très courant pour eux d’emprunter de l’argent en début de carrière pour payer leurs études en médecine, financer leurs années de résidence ou ouvrir une clinique. Ce type de dette ne les empêche généralement pas d’obtenir du financement en couple, au besoin. Au contraire, le sarrau pourrait même jouer en votre faveur devant les prêteurs.

Une « bonne » dette ne fait pas toujours sourciller les prêteurs

Il est possible que votre instinct vous dicte de gérer vos finances séparément. Vous pourriez penser qu’avoir un conjoint endetté ne ferait pas bonne figure auprès des prêteurs auxquels vous demandez un prêt hypothécaire ou automobile. Pourtant, dans les faits, il pourrait être plus intéressant de faire votre demande en couple, et ce, malgré la situation financière de votre conjoint.

Il est tout à fait possible de trouver des prêteurs qui sont ravis d’offrir du crédit – qui plus est, à des taux privilégiés – aux résidents, boursiers et médecins. Profitez-en! Les institutions financières savent que le futur médecin doit souvent s’endetter durant ses études et sa formation, et cela ne les effraie pas.

La situation pourrait toutefois être différente (mais pas forcément insurmontable) si votre conjoint a aussi des dettes sur des cartes de crédit servant à régler des dépenses non reliées à sa profession. Dans un tel cas, la meilleure solution serait de demander conseil pour gérer ces dettes de façon judicieuse, et de limiter les sommes empruntées pour l’acquisition d’une maison ou tout autre achat.

Regroupez vos finances pour tirer pleinement parti de votre argent

Comme dans un couple qui profite des forces de chacun, vos antécédents de crédit et profils pourraient eux aussi être complémentaires. Quand il est question de finances, la solvabilité des médecins est souvent excellente, car leur profession leur confère généralement une bonne capacité à rembourser leurs dettes, qu’elles soient liées à leur formation ou non.

Il convient de noter que pour un créancier, c’est la personne ayant emprunté l’argent qui doit le rembourser. Vous n’êtes donc pas automatiquement responsable des dettes contractées par votre conjoint avant votre relation.

Et bien qu’il soit tout à fait normal de vouloir séparer certains aspects, il y a assurément des avantages à rassembler d’autres éléments des finances d’un couple.

Achat d’une maison. Vous allier pour acheter une maison pourrait vous aider à obtenir un prêt hypothécaire plus facilement ou à avoir un meilleur taux. De plus, si vous avez chacun de l’argent dans des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), vous pourriez tous les deux être admissibles à en retirer (ou « emprunter ») jusqu’à 35 000 $ sans payer d’impôt dans le cadre du Régime d’accession à la propriété du gouvernement fédéral. Et même si vous avez un certain temps pour reverser la somme retirée dans votre REER, ces fonds ne sont pas pris en compte dans les calculs qu’utilisent les prêteurs pour évaluer votre admissibilité.

Demande de crédit. Même si votre conjoint a une dette d’études, ce peut être une bonne idée de faire vos demandes de prêt hypothécaire, de prêt ou de marge de crédit conjointement. Votre demande a plus de chances d’être approuvée, et à un meilleur taux, ce qui réduira le coût de votre emprunt et vous permettra de le rembourser plus rapidement.

Parlez d’argent en toute franchise

Dans une relation saine, les dettes ne devraient pas être la seule chose qui soulève les passions. La vie de couple, c’est aussi discuter de ce qu’on a (et de ce que l’on doit!), et il faut trouver des façons de parler d’argent ouvertement.

Prêts à passer à l’action? Votre conseiller MD* peut vous aider, vous et votre conjoint, à assurer votre avenir financier en couple, que ce soit en établissant des objectifs familiaux et des plans de carrière, en gérant efficacement vos dettes ou encore en élaborant une stratégie financière pour vivre votre vie comme vous l’entendez. Nous voulons servir à la fois les médecins et les membres de leur famille.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

1 Questionnaire à l’intention des diplômés de l’AFMC – Rapport national 2019

2 Les conjoints légalement mariés acquièrent certains droits et contractent certaines obligations à la date de leur mariage. Les partenaires de vie doivent soit cohabiter dans le cadre d’une relation conjugale pendant une période donnée, soit cohabiter et être les parents reconnus du même enfant pour être considérés comme des conjoints de fait en vertu des lois fiscales et autres. Selon leur province de résidence, les conjoints de fait n’ont pas toujours les mêmes droits que les personnes légalement mariées en matière de répartition des biens (à la rupture de la relation conjugale ou au décès).

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